J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

27/04/2005

27/04/05 - 23:20

Never felt this way

De retour a Paris , le choc est plus que brutal

Ces deux jours a Hong Kong m ont semblé une eternité. j ai adoré et détesté cette ville , je me sentais si bien si etranger dans ces rues grouillant de monde

Puis il a fallu partir
"Aeroport, Aerogare/ Mais pour tout l'or m'en aller"
D'un avion a l'autre,succession de couloirs et d hotesses aux sourires figés par l habitude
Dans la business class qui me ramenaient de seoul vers amsterdam , je me suis soulé une fois de plus , ma gentille hotesse coreene me remplissant mon verre des que je le finissais.
C'etait grisant cette vitesse , de voir le desert de Gobi en sirotant un Chivas...

Je suis completement jet lag et mon ecriture s'en ressent

allez un peu de sommeil devrait faire du bien

23/04/2005

23/04/05 - 12:22

Step into my world

Dernier jour a seoul
je ne suis toujours pas remis du jetlag que deja je dois quitter le cocon de l hotel pour changer encore de pays
demain matin je dois m envoler pour hong kong pour un voyage express et apres retour vers la france

j aurais prefere NY mais je dois etre a paris en ce moment

Hier j etais si bien a Dongdemon , le quartier des contrefacons , cela semblait tellement irreel de voir toutes ces copies etalees au grand soir.
J aimais voir cette faune aller et venir cherchant la bonne affaire ou la meilleure copie
je ne cherchais rien ayant mon compte de vrais sacs et accessoires de luxe mais je restais fascine comme un gosse le soir de noel

Vers 4 h du mat , nous avons repris un taxi direction l hotel et je me surprenais a aimer ces paysages interminables de building , ces rues qui sont plus larges que les champs elysees

en fait j aimais simplement etre ailleurs. Ailleurs de moi meme sans doute
et je ne voyais pas retourner a la grisaille parisienne et ses abrutis en pagaille
Mais on ne fait jamais ce qu on veux , n est ce pas?

21/04/2005

21/04/05 - 01:44

My subsitute for ....

La journee d hier etait tout aussi irreelle que les precedentes , j avais l impression d etre Madonna dans le clip de Drowned World
Les photographes , les cameras; une vraie celebrite locale...

La journee m a semble interminable allant de defiles en rendez vous, de bars trendy en meetings tardifs au 17eme etage d une tour anonyme
Le tout noye de neons et de variete coreene a vous donner la nausee

Le sommeil est le grand absent de mon voyage comme si je l avais laisse a Paris. Mais bizarrement a part quelques somnolences dans la berline, j avais l air plutot en forme

la j avais envie de ne pas rater une image de ce monde si different , ou je pouvais etre celui que je voulais , aucune chance de croiser un ex ou une connasse du milieu, cette sensation d etre invisible me donnait le coeur leger

Sur la chaine chinoise ils passaient Suede The beautiful ones ; ca me propulsait des annees en arriere , je revoyais mes trajets quotidiens en RER revant a cette vie que je vivais maintenant.
a l epoque j aurais tue pour faire partie de ce milieu qui m etouffait, je revais de fetes , de voyage et de business class
Et des annees apres tout me semblait normal, comme un du
Ca doit etre l age....

20/04/2005

20/04/05 - 02:09

so far away

Bizarrement je me sentais plutot bien dans cette chambre.
Cet hotel 5 etoiles de Seoul a la deco kitsch facon 70 me rassurait , j etais completement decale , grace a mon nouvel ami le jet lag.
j aimais me sentir etranger , anonyme. Surtout l impression d etre enfin soulage de ne pas avoir a combler les vides de la conversation , ne parlant pas un mot de coreen

mais la realite me rattrapa , le chauffeur venait d arriver a la reception et m attendait dans le lobby

j allais devoir affronter la presse aujourd hui et recommencer le cirque auquel j etais habitue a paris mais la j avais en plus le cachet exotique d etre francais
alors je mis mon habit de lumiereou plutot devrais je dire mon habit de deuil avec ce camaieu de noir, pris mon sac Vuitton et vissais mes lunettes Gucci pour aller affronter la bonne societe coreene...

suite au prochain episode

13/04/2005

13/04/05 - 01:49

Comme ils disent

Un autre jour s acheve et j ai hate de me retrouver a la nuit suivante.

Ce soir pourtant , tout me semblait léger, comme ces bulles de champagne qui dansaient dans mon verre. J'étais l homme de paille , j avais sorti le masque de rigueur pour ne pas leur imposer celui que je suis reellement.

Alors nous avons ri , nous avons bu , partageant blagues et eclats de rire alors qu au fond de moi je ne desirais qu une chose c'est qu il m embrasse.
Ce garcon trop beau pour etre honnete avec son sourire ultra brite et son air d appolon de supermarché; une vraie machine a fantasme

Lui passait son temps a scruter la salle pour apercevoir le patron , espece de bucheron aux larges epaules et a la barbe de 3 jours facon film de Falcon.

Comme d habitude , je retrouvais la solitude des siege en cuir du taxi qui me ramenait , apres avoir ecopé d'un gentil " C'etait drole cette soirée! je me suis bien amusé! il faudra qu on remette ca! "
Bref le role du bon pote comme d habitude , le confident , le bouffon en somme.

Je n'etais pas celui qu on desirait , celui qu on devorait du regard , celui qu on convoitait. J aurais voulu ce soir que ce demi dieu fasse au moins semblant, qu il ne s'excuse pas a haute voix quand sa jambe frolait la mienne, qu'il ne parle pas de ses coups d un soir.

J aurais voulu etre tous ces autres qui avaient pu l approcher , le froler, le toucher...

Il sortira de ma tete dans moins de 12 heures , il n'est qu un accroc de plus

12/04/2005

12/04/05 - 01:32

Again Whoa

C'est incroyable comme ce soir j ai tant envie de deverser mon ame sur ce site.
Moi qui suis plutot du genre a tout garder pour moi , ce soir je suis une vraie machine a ecrire. Esperant sans doute que quelqu'un prendra le temps de me lire et de compatir.
Les larmes roulent enfin sur mes joues , signe qu'enfin une barrière cède et que ce masque que je m impose jour apres jour commence a fissurer.

Cette chanson de Zazie a été calquée sur mes etats d ame il me semble

Que j'aie de la peine
Que je me traîne
Et ceux qui m'aiment
Me plaignent

Que je tombe en ruine
Que je m'abîme
Et ceux qui m'aiment
Me tiennent

Que je me démène
A rompre la chaîne
Et ceux qui m'aiment
Quand même

Que ça m'arrive
Comme ça leur arrive
Et ceux qui m'aiment
Me suivent

Que je m'expose
A vivre autre chose
Et ceux qui m'aiment
Sourient

Que j'aie de l'avance
Un peu de chance
Et ceux qui m'aiment
M'envient
Que j'aie de l'argent
De temps en temps
Et ceux qui m'aiment
Se méfient

Que je les aime
Que je reste la même
Et ceux qui m'aiment
M'oublient

Que j'aie tout fait
Pour gagner leur amour
Et ceux qui m'aiment
Me fuient

Qui m'aime me fuit.

12/04/05 - 00:54

summertime

Encore une nuit que je vais traverser , semblable a tellement d autres , parsemé de whisky et de cigarette.
Chaque soir , bien que mon corps ne reclame ce repos dont il a tant besoin , je ne cesse de repousser l heure fatidique où je devrais eteindre la lumiere et me retrouver face a moi meme.
Alors j 'essaie de me rappeler de cet instant fugace , ce moment si mince où je fus en total accord avec moi même et le monde environant.

Eté 2004 Barcelone

Ces vacances furent une catastrophe , naviguant entre les textos de mon ex que j'avais quitté la nuit de mon depart les valises a la main apres une engeulade que je n avais pas digéré, ma meilleure amie qui me traitait comme une merde et cette douleur lancinante qui ne voulait pas quitter ma poitrine.
Pourtant , sur cette plage de Barcelone , j 'ai eu un instant , voire 3,15mn de grace.

Les yeux clos, protégés par de grosses lunettes de soleil ,le corps mince et bronzé, la peau ruisselante de mes baignades a repetitions , allongé sur cette serviette Kenzo tellement tape a l 'oeil et Beyoncé dans les oreilles.
Cette chanson de Beyoncé m'a permis l'espace de 3,15mn de quitter cet univers et de me quitter moi même.

Cuz i realized i got
Me myself and i
That's all i got in the end
That's what i found out
And it ain't no need to cry
I took a vow that from now on
I'm gonna be my own best friend

et lorsque la chanson fut finie, C. eut la merveilleuse idée de me ramener sur terre avec cette magnifique phrase:
"Pff ! jme fais chier je rentre a l'appart!"

C'est vrai que je ne devais pas trop utiliser de temps pour moi même.


12/04/05 - 00:13

You can dance

Ce matin alors que j 'etais dans une maison de disque devant relooker une jeune chanteuse , deux jeunes djs a post adolescent sont entrés dans la pièce pour nous faire entendre la version definitive du remix de cette chanteuse
Alors religieusement , nous avons ecouté ce titre house , confortablement vautrés dans des chesterfields bordeaux et le son qu'a deversé la baffle se situant a 15 cm de moi , m 'a propulsé des années en arrière.
Je n'etais plus dans cette chic banlieue parisienne mais je me retrouvais a l 'epoque de mes 18 ans , assis dans les escaliers du queen.
La salle a disparu et j ai revu ces visage d'alors , ces gens que je pensais mes amis a la vie , a la mort.
Je me rappellais ces nuits sans fins , ces tickets conso qu on arrivait a voler dans les poches des organisateurs, meme sans un sous en poche , on finissait toujours ivre mort , a ramasser a la paille.
Ces musiques qui m aspiraient completement , auxquelles je me livrais sans reserve , ne cherchant meme pas le regard de l autre. Je fermais les yeux et laissais le tempo m 'envahir la tete et cogner mes tempes.
Un peu de vodka , une taf de marlboro et je laissais les stroboscopes faire leurt office.
A ce moment là, je m oubliais. Le temps et les autres n existaient plus. Je me noyais sous les cascades de decibel me collant le plus possible aux baffles, les laissais les couleurs des spots violer mes retines et me bruler la cornée.
Puis vers 6,7h du matin , nous sortions , le tshirt maculé de sueur , la chevelure ruinée et l 'air hagard , mais avec une expression de béatitude comme apres un orgasme.
Puis nous prenions le metro , riant des pauvres parisiens allant besogner pendant 8 h alors que nous allions nous effondrer dans un canapé quelquonque , ne nous souciant meme pas des possibles derapages de nos errances nocturnes.

Flash back
De retour dans la maison de disque , les chapi-chapo apprentis Djs me regardaient d un oeil mi soupconneux mi-inquiet:
"Alors ?? T'en penses quoi??" Ca dechire , non???!!!"

Ma reponse fut celle qu ils attendaient.
"C'est super"

Honnetement je n 'en avais rien a foutre. J'avais 18 ans a nouveau et toute la vie devant moi.

11/04/2005

11/04/05 - 22:01

Just another day..

C'est assez drole ; moi qui passait mon temps a me dire que les gens qui ecrivaient sur des blogs n'etaient que des ados attardés ne sachant meme pas ecrire sur un bon cahier en guise de journal intime ou bien que c'etait reservé aux passioné de collections obscures et je me retrouve a y etre aussi

Peut etre ce soir j ai envie que pour une fois mes douleurs et mes cris ne restent pas confortablement lovés dans la securité de mon disque dur.
Ce soir j ai peut etre envie qu on me lise et qu on me plaigne , qu on partage mes larmes , qu on deguste mes victoires et qu on me rassure.

Je me fout de ce que pourrons penser les autres , ceux qui me connaissent et me reconnaissent. Ce soir je veux me sentir libre de leurs interdits.

J'en suis a mon 2eme paquet de marlboro et je continue . J emmerde les bien pensants et la loi Evin.
Même dans ce minuscule appartement de Miami que je partageais avec ma copine Kim , nous arrivions a fumer malgré le panneau rouge vif "NO SMOKING" et les detecteurs de fumée , soufflant le precieux poison de nos poumons par la minuscule fenetre a barreaux donnant sur l arriere cour.

Oui j aime fumer et j aime boire , ca les derange ...whatever

Pourtant c'est etrange , je me voyais vraiment dans une autre vie que celle que je mene actuellement. Ce que l on peut etre con quand on est jeune.
Pourtant je devrais etre comblé. Un bel appartement , un travail créatif qui marche plutot pas mal , une famille , des amis, bref rien de grave me diront certains.
Et ils auront raison. il n 'y a rien de grave. Si ce n'est ce mal qui me ronge chaque jour un peu plus depuis des années et qui semble gagner du terrain. Je ne parle pas du sida ou d une autre maladie mortelle mais de quelque chose d aussi vicieux: la depression.

Ce mal etre d ado qui se tranforme en spleen cretin , puis qui evolue vers la deprime pour enfin s'envoler en depression.

Je n'ai que 26 ans et je me sens deja centenaire. Toutes ces emotions accumulées , tassées dans un coin de mon coeur et de ma memoire, me pesent chaque jour un peu plus lourd sur les epaules.
Et cette solitude si lourde , si sournoise , qui me saisit alors que je ne l attends pas.
Le plus frappant c'etait en janvier a Marrakech
Alors que la plupart des gens grelottaient sous la neige parisienne , je me prelassais autour de la piscine d un palace de la Palmeraie , un cocktail dans la main et Jlo dans les oreilles , laissant le soleil a peine traverser les verres fumés de mes Gucci. J aurais du me sentir bien , avec cette top modele allemande et ce photographe norvegien a la renommée mondiale, profitant d un instant de rare farniente apres quelques jours de shooting. Pourtant j avais la gorge serrée , avalant avec peines les quelques gorgées de mon whisky coca.
Je me sentais seul, vide, inutile.

je passais mon temps a envoyer des textos que j esperais drole a ma copine orélie qui se debattait avec la realité beaucoup plus abrupte que celle que je vivais.
Pourtant , il me semblait que ma souffrance n avait pas d egal. Peut etre parce que c'etait la seule chose qui fut vraiment a moi , ce mal etre.