Just breath
Vendredi soir , le rituel a recommencé , le chemin habituel , la rue qui se deroulait sous mes pieds .
Je regardais cette lune si pleine qui semblait vouloir me parler , mon ombre demultiplié au sol sous les feux des lampadaires , Tori Amos et son piano pour compagnons.
Mon souffle court a l'idée d'etre au milieu des inconnus , les regards que je sentais sale sur moi dans cette rame de metro bien trop bondée a cette heure avancée de la nuit.
La place de la Bourse où se croisaient racailles , bobos et pédés, sans jamais se collisionner. Comme un ballet equestre chacun suivant sa trajectoire sans jamais effleurer l'autre.
Je repensais connement a Mister Big et j'avais envie de le voir , ne serait ce que pour lui dire d'aller au diable. J'avais trop chaud dans ma veste de createur et j'aurais voulu avoir un cocktail dans la main , meme dans la rue , histoire de me desalterer et de me donner une contenance.
Pourtant j'allais mieux. Vraiment mieux.
Comme quoi la guerison n'est jamais complete.