J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

31/08/2006

31/08/06 - 00:13

You dont knwo who I am



Encore Fiona Apple et ce spleen a la con.
Je ne sais pas si N. a vraiment changé d'avis et je suis extenué.
Pas la force de formuler de jolies phrases ni de paraboles


I dont give a fuck....

30/08/2006

30/08/06 - 00:16

I see a different light



Ma coiffeuse a peine partie que je me demande si j'ai bien fait de couper mes cheveux , je n'ai peut etre pas le bon karma en ce moment.
J'ai passé ma journée a faire des relations publiques pour obtenir ce que je voulais pour mon nouveau taff et en plus ca a marché , je trouvais ca odieux.

J'ecoute "Never is a promise" de Fiona Apple et ca me dechire l'ame. Je me demande encore pourquoi j'ai envoyé ce mail a N. hier. Je n'aurais sans doute pas du mais mon esprit debordais a cause de la chanson de serge "Dis quand reviendras tu". Oui je vais mettre ca sur le dos de Serge , il n'avait qu'a pas partir.

Je regarde cette image de Fiona Apple et je me rappelle que j'etais jaloux de sa maigreur a l'epoque et que je cherchais tout prix a m'en approcher comme toutes mes connaissances de l'epoque. Ca me faisait tellement mal ces crampes au ventre a force d'essayer de tromper la vigilance de mon corps a l'affut de la moindre calorie.

Et la je pleure comme un con. Et j ai envie de me gifler de pleurer encore a cause d'un mec. Et que demain je serais en reunion avec des yeux gonflés de miserabilisme et que je pretenderais la enieme conjonctivite.

Tout le temps perdu ne se rattrape plus...

29/08/2006

29/08/06 - 09:02

Im not happy when I act this way




J'ai mal dormi et reve de conneries en anglais toute la nuit. Je tire peniblement sur ma cigarette du matin et la fumée me brule le palais.
Je ramasse un gilet par terre et la fourrure du col me rechauffe un peu le corps.
Je mets un morceau d'Immortal Technique et ca me colle le bourdon. Il est meme pas neuf heures du mat et j ai deja envie de me recoucher.
J'ai un peu envie de pleurer mais ca devrait passer. Il n'y a plus de prozac dans la boite magique et je prends autre chose histoire de.
Je vois par avance cette journée qui ne finiras pas et je leve les yeux au ciel.

Ce mail que j'ai envoyé a N. je n'aurais peut etre pas du mais sur le moment ca me semblait approprié.Je me disais au moment où je m'etais reveillé a ses cotes que ce que je cherchais depuis si longtemps etais la sous mes yeux et que je n'avais pas voulu le voir.
It's funny how I blind myself

J'ecrase une larme et retourne vers la salle de bain , le show doit bientot commencer.

29/08/06 - 00:22



Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

28/08/2006

28/08/06 - 22:35

I cant keep on waitin




A force d'esperer l'amour , je n'ai meme plus envie qu'il ne frappe a ma porte. J'ai trop attendu et je ne saurais pas quoi lui dire.
Mon actrice m'a trouvé melancolique ce soir et elle m'avait de nouveau percé a jour. J'ai mis ca sur le compte de mon nouveau contrat et elle a fait semblant d'y croire.
En réalité , j'avais envie d'avoir de nouveau trois ans et de jouer sur le tapis du salon familial , sans avoir a m'inquieter de quoi que ce soit , sans avoir ces putains d'angoisses qui me tenaillent le ventre si souvent.

Mais cela n'arriverais plus jamais. Je devais me faire une raison. J'avais envie de me gifler mais je n'en avais meme pas la force. Au lieu de ca , je rangeais , classais , jetais , encore et encore , de facon compulsive. Pour faire une place nette. Je ne sais meme pas pourquoi. Peut etre pour me reconstruire.

Les larmes me brulaient les paupieres et j'avais envie de defonce. Mais je ne le ferais pas. Dumoins pas tout de suite.

Je n'arrivais meme plus a m'emporter. Je restais passif devant les evenements , me laissant flotter , couler diraient plus volontiers certains.

Mais apres tout ca n'etait pas ce le libre arbitre?

27/08/2006

27/08/06 - 17:02

I dont wanna know



Je quitte l'appartement de Serge a regret mais je devais prendre un peu l'air. T. m'envoie un texto pour me dire qu il est au Queen. Je me tatonne deux secondes puis je me dis que j'ai pas grand chose a perdre.J'arpente un peu vers Republique et je prends un taxi au vol.

Arrivé sur les champs , je paye le taxi et me dirige vers l'entrée.
Rien n'a vraiment changé depuis le temps sauf que je ne connais plus personne et que je dois payer l'entrée. Les memes ecrans qui projetent des cretins qui dansent et des logos surdimensionnés. Les memes videurs aimables au possible.

En rejoignant T. , je me rends compte que j'ai laissé vingt euros et un paquet de clopes dans le taxi , pas le temps de me plaindre , c'est trop tard de toute facon. Nous descendons l'escalier que j'ai emprunté des centaines de fois et je me retrouve comme avant , a jeter des regards de droite a gauche pour voir si mon arrivée fait de l'effet. Mais je n'ai plus dix huit ans ni le lok excentrique de mes années 90.

Le bar est inevitable mais les consommations sont dans des verres en plastique avec un capuchon facon fast food. Moi j'aimais les vrais verre qu'on pouvait faire eclater au sol ou sur une connasse qu'on aimait pas.
J'enchaine trois ou quatre verre histoire de me remettre dans l'ambiance mais je n'y suis pas. C'est un peu trop teck pour moi ce soir. Je danse avec T et une de mes assistantes et soudain en rouvrant les yeux je ne les vois plus.

Je sens pourtant une presence , mais dans mon dos. Je referme les yeux et continue a danser pour m abrutir un peu plus. Les contacts se font plus precis et sa main commence a descendre le long de mon polo. Je n'ai meme pas envie de savoir a qui appartient cette main. Je ne veux pas le savoir.

Il m'embrasse dans le cou et je bouge de plus belle. Dix minutes que ca dure et je ne veux pas le savoir.

Je me retourne et l'embrasse sans meme ouvrir les yeux. Je ne veux pas savoir.
Nous nous embrassons depuis un moment ca commence a devenir indecent mais je m'en fous.

J'ouvre les yeux. Il est pas mal , j ai de la chance. Il me propose d'aller ailleurs, je comprends tres bien qu'il veux mon cul.

Je me dis que de toute facon je n'ai rien a perdre. Un rapide smack a mes amis et je file avec mon nouveau pretendant , je l'imagine deja quitter mon appartement dimanche. Dans la lumiere aveuglante des eclairages publiques je le vois un peu mieux et il est plutot mignon. Je ne connais pas son nom et je ne veux pas le savoir.
On arrete un taxi et on se dirige chez moi. la suite je la connaissais par avance , comme un vieux film dont on connais les dialogues par coeur.

Dimanche je serais fracassé et un peu glauque d'avoir couché avec un inconnu , mais ca je ne voulais pas le savoir....

24/08/2006

24/08/06 - 01:35

Hunting high & low



Le ciel est clair en cette matinée , j'ecoute le remix de "Wake me up" des Girls Aloud pendant que je finis le trajet vers la maison.
J'envoie un sms a N. en sachant pertinement qu'il ne repondra pas et que cette si belle nuit devra rester la où elle est.

Je n'ais pas trop envie de tourner la clé dans la serrure et de retrouver mon quotidien et je reste interdit devant la porte de mon appartement.
Une grande inspiration et je me relance dans mon monde.

J'enjambe les cartons dans l'entrée et vais m'ecraser dans mon canapé , les yeux dans le vague. Je suis bien mais je ne m'emballe pas plus que ca. je sais parfaitement que je ne dois rien attendre.

Le telephone vibre sur la table basse et je vois le nom de mon actrice apparaitre. Elle me previent qu'elle vient de me brancher sur un gros job. Elle me dit qu'elle est a la terrasse en bas de chez moi et qu elle m'attends.
Je n'avais pas envie de sortir tout de suite, je voulais garder un peu son odeur de cannelle sur la peau mais je dis que c'est un signe ; je ne dois m'accrocher a rien.

Douche vite faite , tenue vite enfilée , ca se voit a des centaines de metres que je n ai pas dormi chez moi
Elle le voit tout de suite quand elle pose ses levres sur les miennes. Elle se recule et me dit avec un petit sourire en coin "Toi tu m'as trompée..."

Je ne reponds rien mais rougis comme une collegienne et elle explose de rire derangeant les poivrots accoudés au bar.

Je commence brievement a lui raconter que le Motorola refait des siennes et je decroche avec ma voix blasée habituelle.
Le fameux gros contrat.
Ils sont demandeurs alors je tiens les rennes.Je me la joue decontracté alors qu on parle milliers d'euros.
Ils veulent me voir immediatement , alors j'embrasse tendrement et je me pose dans un taxi.

Moins de dix minutes plus tard , je me retrouve en pleine situation de crise. Ils ont le couteau sous la gorge et ils me veulent.
Tres bien , il paieront le prix. Mon visage ne trahit aucune emotion a cause de mon serum effet botox et cela me permets d'obtenir ce contrat a mes conditions.

Nous finalisons le contrat et je sors moins d'une heure et demie apres mon arrivée.
J'ai reussi a donner le change mais arrivé sur le trottoir , je suis pris de tremblements. Je m'efforce de faire quelques metres histoires de ne pas me faire reperer et je me refugie dans le metro.
Je m'assoie sur un siege et laisse passer plusieurs rames. Je regarde les gens aller et venir et je n'ai pas envie de bouger de la , une sorte de parenthese dans ma frenesie.
Ce nouveau contrat ne fais qu'accentuer ma boulimie de travail mais j'en suis content.

Juste j'aimerais en parler a quelqu'un ,l'appeller pour lui dire que j 'ai reussi et que je vais vraiment assurer.
Mais il n'y a personne dans le repertoire de mon portable. Enfin pas celui qui devrait etre la.

J'ecoute Shea Seger en me dirigeant enfin vers la rame pour me ramener dans mon cocon et je garde les yeux sur mes baskets cherchant une reponse qui ne viendra pas ...






22/08/2006

22/08/06 - 13:25

And all the stars were just like little fishes



Il est dix heures du soir et je continue mon grand tri par le vide , un verre de whisky a la main. C'est approximatif mais ca avance quand meme. J'ecoute encore et toujours Jewel et je commence a pleurnicher. Je suis comme ca , je chouine en ecoutant Jewel.

Je me connecte sur msn sans grande conviction , histoire de regarder les gens vivre. N. se connecte et se mets a me parler. Je n'avais pas de ses nouvelles depuis notre breve histoire l'hiver dernier.
Il sent que je ne vais pas bien et j ai du mal a lui expliquer. Je le sens concerné , je trouve ca rare.

Une heure plus tard , je me trouvais dans le taxi qui m'emmenait chez lui. Je sentais le White musc et le tabac , la radio defoncée de la vieille Mercedes deversait un flot de violons et je regardais les lumieres de Pigalle se refleter dans la vitre.

Il m'attendait en bas de son immeuble , plus beau que jamais. Je jetais l argent sur le siege passager sans prendre ma monnaie , je voulais sortir.
Il m' a serré dans ses bras et m'a dit "Viens ca va aller..."

Puis nous sommes rentrés dans son appartement , une espece de grand espace zen , epuré mais chic , sorti tout droit du magazine AD.
Il tamise la lumiere , allume des bougies et mets de la musique douce. Je me deshabille et m'allonge sur le ventre et il me masse doucement , longuement. Je peux sentir la bonté dans la pulpe de ses doigts qui parcoure mon corps.

Puis il se deshabille et me rejoins sous les draps et me serre avec tendresse en passant la main dans mes cheveux. Les caresses se sont intensifiées mais nos levres ne se touchaient pas de peur de rompre le charme. J'avais l'impression qu'enfin je faisais l'amour et que tout ce que j avais pu connaitre avant n'etait que de vulgaires baises.
Nous avons continué a nous aimer dans la penombre , nos corps juste eclairés par les lumieres orangées de lampadaires de la rue.

Ce matin , il m'a souri au reveil , s'est levé et habillé sans hate. Sorti de l'appartement moins de dix minutes , le temps pour moi de fumer une de mes precieuses Marlboro par la grande fenetre.
Il est revenu pres de moi et a posé ses deux grandes mains sur ma nuque pour me detendre et m'a dit que le petit dejeuner etait sur la table de la cuisine.
Des pains au chocolat.

Puis je l'ai regardé se doucher pendant que je finisais ma viennoiserie. Il m'a souri et s'est habillé, pret a partir.
Nous sommes sorti dans le matin frais et sommes monté dans le metro , sans presque nous parler. Lui toujours avec son petit sourire et moi rougissant comme un ado.

Le wagon tanguait beaucoup et j'aimais sentir le contact de sa cuisse contre la mienne.
Quand le moment de changer de ligne est arrivé pour moi je me suis permis un "On dine ensemble cette semaine?"
Il m'a souri de nouveau fais un signe de tete pour approuver , puis je suis descendu sur le quai , Moloko chantait "I want you " et la journée commencait.

21/08/2006

21/08/06 - 15:32

When I get what i want , I never want it again



Reveillé a quinze heures par les cris des enfants dans les escaliers de l 'immeuble , j'emerge peniblement de mon coma. Je me suis effondré a moitié habillé et mes cheveux sont dans tous les sens.
J'allume machinalement mon portable pour voir que sept messages sont deja accumulés mais je ne les ecouterais pas tout de suite. Pas envie.
J'allume une cigarette qui me brule le palais et remets Hole sur la platine "I feel a little bit cheaper that I need to", ca correspond bien.

autour de moi , l'appartement ressemble a un champ de ruine où s'entasse toutes ces choses que je vais degager. Une douche puis je vais reprendre , j'ai besoin de ca.
L'ordinateur crachote , il est pret a me lacher lui aussi.

Pas envie de socialiser , juste de reprendre le controle de ma vie.

20/08/2006

20/08/06 - 20:34

Watch me breakin



"Miss world" de Hole en musique de fond , je fais place nette. Je decroche des tableaux , emballe des vases , des sculptures , des bibelots , toutes ces choses que j'ai accumulé depuis des années. Les gens qui me les ont offert ne font plus partie de ma vie depuis longtemps , m'ayant abandonné comme tant d'autre.
Il ne me reste que ca comme trace de leur passage. Et je me dis que c'est pathetique de se rappeller des gens uniquement par un objet. En les epoussetant , je ne ressentais meme plus leur vibrations , les contours de leurs visages s'effacaient doucement.

Je n'ai reussi a dormir qu une heure , hanté par la vision de l'amie qui nous faisait ce grand signe pour nous souhaiter bonne route.
Depuis je range , je jette , j'entrepose a la cave. Je ne reponds pas aux invations pour sortir car je ne me vois pas trop faire la fete , j'ai plutot besoin d'epurer, de depouiller, de tout concentrer pour me retrouver et passer a autre chose.

Need a fresh start.

20/08/06 - 00:54



Reveil difficile apres une nuit de debauche a danser et a boire , il est midi et Moloko chante "Forever More"
Mon téléphoné sonne et je n'ai pas envie de decrocher , mais comme il s'agit de ma mere je me decide a faire un effort.
Je lui reponds tant bien que mal avec ma voix de cendrier et je sens qu'elle ne va pas bien.
Je lui demande de m'expliquer ce qui se passe , puis rien. Juste le silence . L'echo de larmes qui s'echappent.
Je la presse de s'expliquer , mon coeur bat a 200.
Elle m'apprend qu'une de nos amies vient de mourir. Egorgée par son fils.
Le sol tangue et j'ai le coeur au bord des levres. Je me dis que je suis encore en train de cuver.
Mais non , tout est reel.

Je me revois lui dire au revoir jeudi , pressé de rentrer sur Paris. Un grand signe de la main et nous quittions le joli quartier pavillionnaire de Vendée. Il etait dix heures du matin. Elle ne savais pas alors qu'il ne lui restait que onze heures a vivre.
Et qu'elle finirait gisant dans son sang dans sa jolie maison de vacances , adjacente a la notre, finissant d'agoniser sous les coups de couteaux de son propre enfant.

En raccrochant avec ma mere , je suis allé vers les toilettes , titubant et j'ai vomis. Comme pour me prouver que j'etais encore en vie et que je ne venais pas d'inventer tout ca.

Je regardais differement les choses. Mon appartement semblait different , envie de tout balancer contre les murs. Mais je suis resté la , assis sur le sol des toilettes a fixer le mur et essayer de comprendre.
Mais il n'y avait rien a comprendre. Juste que la vie s'etait eteinte quelque part et que ca me vrillait le corps.

18/08/2006

18/08/06 - 12:14

Dont you dare to deny it




De retour dans ma propre vie , je devais mettre un peu d'ordre dans mon domaine.
A peine rentré que je devais me replonger dans les mondanités , mes clients russes m'avaient appellé pour que je les rejoigne au Plaza ce soir. Difficile de leur refuser.
Ce soir je reprendrais mon grand role , sans trop de peine , le numero est rodé.

Mon nouveau bronzage et ma ligne affinée feraient de l'effet je le savais et je me disait que c'etait pour la bonne cause.

J'avais tellement ecris pendant ces dix jours , avancant mon roman avec frenesie que je n'arrivais plus trop a me raconter.
Cela reviendrait , je devais etre un peu rouillé.


17/08/2006

17/08/06 - 18:49

The world is openin up my scars...




De retour de l'enfer familial , j'ai des fourmis dans les jambes.
En meme temps cette retraite forcée m'a aidé a me rendre compte de ce que je ne voulais plus dans ma vie et aussi de secher un peu ; regime matriarcal oblige.

10 jours privé de contacts avec le monde , sans internet , ni une connexion de portable correcte ,j'avais l impression d'etre retrourné dans les années 60.
Quand ma mere me deposa Porte d'Orleans en me disant "Tu vas bien trouver un taxi pour rentrer? " je me suis senti triste et vieux car je n'etais plus son enfant , j'etais l'adulte qui devait se demerder.

J'avais l'habitude...

07/08/2006

07/08/06 - 04:21

See me walkin through the door




Another nite alone

All my friends are so far , takin care of their own lifes , doin their stuff...

Im so fucked up and i didnt do my luggage...

Fuck em all!!

05/08/2006

05/08/06 - 20:46

You know my soul




Bientot le depart pour l'Enfer , je me suis resolu de prendre un ticket de train sous la pression maternelle quotidienne, menacant de me desheriter si je ne ramenais pas mon large cul dans la demeure familiale.

Le billet a la main je suis allé dans le marais hier , j'ai croisé le regard de Serge dans la rue Sainte Croix , j'etais d'une humeur plutot massacrante , hurlant au téléphone sur mon assistant pour qu'il se bouge un peu il devait me trouver pathtetique dans mon role d'Anna Wintour de seconde zone et j'ai eu un peu honte.

Et surtout il etait plus mince que moi ce qui m'a agacé , me rappellant les paroles du vendeur de chez American Apparel me disant " De toute facon moi je prends du M et vous etes bien plus large que moi!". J'avais laché les articles au sol et m'etais arraché, flanqué de mon assistant qui pensait que j'allais lui exploser son comptoir.

Puis ce soir je me retrouve seul de nouveau , face a mes blessures et mes angoisses , j'ecoute les chansons que j'ai glané deci-dela, et j emmerde le monde...

04/08/2006

04/08/06 - 11:54

You can call me a sinner



Lové dans mon maxi gilet en eponge blanc, je trainais dans l'appart , une clope vissée au coin des levres , le cheveux hirsute et le jean trop lache.
La musique au fond des oreilles , je tentais de redonner forme a mon appartement. Les dernieres semaines de travail acharné avait plutot ruiné l'etat de la deco et la il fallait un peu reprendre le dessus.

"Seven days" de Mary J Blige pour rythmer ma nonchaleance , je preparais mollement mon sac de voyage. Je devais aller dans la maison de mes parents et cette vision ne m enchantait que tres partiellement.

Je n'avais pas envie de me justifier a chaque mouvement , etre obligé de maitriser mes sautes d humeur et ma vie chaotique , mes cigarettes par dizaines et le telephone en permanence. Mais je me devais de le faire , sacrifier mon temps libre pour ecouter les jeremiades des uns et des autres.

Cette nuit ma copine L. m'a appellé pendant qu'elle shootait pour Macy's a Seattle et j'etais heureux d entendre sa voix rassurante "Everythin's gonna be ok , babyboy..."
Et ca m'a suffit pour m'endormir.

Puis au reveil je n'arretais pas de penser. Penser a des gens.
Qui ne le meritait pas. MisterBig et les autres.
Puis penser a ceux qui le meritaient et que je ne verrais pas.
Maxouuu , Pheel , LaLimonadeBleue, Alexander_Beetle , tout ces gens que je ne connaissais pas vraiment mais donc je suivais des fragments de vie et qui, quelque part, composaient mon quotidien.

Je pensais aussi que je devais prendre rendez vous pour mon masque au collagene a Bruxelles et que j'avais oublié la masseuse hier
Que j'avais besoin d'une manucure et de vingt heures de sommeil supplementaire.

Anyway...

04/08/06 - 01:42

I know why the caged bird sings



Another suitcase in another hall
Encore une soirée a m alcooliser pour m'oublier un peu . J'ai envie d'evasion de me liberer de ma prison , ne plus avoir de comptes a rendre...
Feel free for the first time

Je n'arrive meme plus a deverser mon inner turmoil ici...


02/08/2006

01/08/2006

01/08/06 - 21:45



Depuis le depart de R. j'ecoute Cassie en boucle et je traine des pieds...
Un verre pour se redonner confiance , je dois aller a un rendez vous de derniere minute pour ce contrat si important.
J'ai encore le gout de R sur mes levres et j'ai un peu de mal a me reconcentrer.
Mes yeux sont gonflés par le manque de sommeil de ces dernieres semaine et j'ai remarqué la minuscule marque violacée qu'il a laissé a la naissance de mes epaules.
J'envoies un sourire la au miroir et tacher de trouver une tenue correcte sans pour autant me boudiner dans du Dior Homme car je n'ai plus le 36 que j'affichais avec pretention au debut de ma carriere.

Tshirt basique , jean un peu baggy et mes baskets ramenées de corée et ca fera amplement l'affaire.

Anyway , whatever the fuck...

01/08/06 - 21:06

How could it hurt you when it feels so good?




Terrassé par la fatigue des derniers jours , nous nous sommes retrouvés chez moi , rincé par une pluie diluvienne alors que nous dejeunions un peu tard a une terrasse de mon quartier.

Je lui ai proposé de svenir se secher un peu , je ne pensais pas a mal et lui non plus je pense. Puis nous nous sommes retrouvés dans la chambre et nous sommes allongés sur le lit en rigolant , histoire de se prelasser et de faire une sieste pendant que le reste de la terre se tuait a la tache.

Les violons de Massive Attack emplissait l'air et je sentais son souffle contre ma joue. La pluie s'est remise a tomber , plus douce et plus fine , mais tout aussi intense, laissant une legere brise humide flotter dans l'appartement.

Puis comme au ralenti nos levres se sont rapprochées et nous nous sommes embrassés.
Lentement , doucement.
J'ai gouté la pulpe de ses levres et la pointe de sa langue.
Puis nous nous sommes melés avec une delicate brutalité pour nous ecrouler quelques heures plus tard.

Quand je l'ai raccompagné au metro alors qu'il avait rendez vous avec son mec , je lui ai fait une bise et donner rendez vous le lendemain matin pour une reunion de travail.

Dire que je m'etais juré de ne pas coucher avec quelqu un avec qui je bossais... Trop tard.


Ps: Maxouuu c'est pour toi cette chanson et pour te dire welcome back