Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton (mis à jour mercredi 21 janvier 2009 à 19:20)
Presentiments, ressentiments. Mr Big cherche a s insinuer de nouveau dans mon esprit et ca marche plutot bien. Ma tete tangue sous la pression de la migraine a venir , grondant comme l'orage.
Le coeur au bord des levres apres une crise de boulimie incontrolable, je regarde la noirceur de la nuit grignoter les murs de l'immeuble en face.
Je masque mes yeux, le blanc eclatant de l'ecran me brule la retine. Des hommes veulent me voir, je me refuse. Ils me devisagent et m' envisagent comme chantais Vanessa. je me soustrais a leur influence , je prefere mes erreurs.
On pense toujours que les ex appartiennent au passé, rangé avec les photos et les bulletins scolaires au fond d'un tiroir. On ne les oublie pas, on sait qu ils sont la , juste on ne pense pas a regarder dans ce tiroir , on sait qu'ils existent c'est deja beaucoup.
Puis on jour on bouge les meubles et le tiroir nous cede dans les mains. Et l'on se retrouve face a son passé malgré soi, pas eforcement envie de l'affronter mais il est la , il trone sous nos yeux , on ne peux detourner le regard.
En moins de deux heures , trois des garcons qui m'ont le plus brisé le coeur se sont retrouvés tour a tour dans mon champ de vision , apparement heureux de me voir et de me parler meme si cela m'aneantissait.
Ils ne comprenaient pas mon ressentiment , ni ma douleur de leur faire face.
Encore moins Mr Big. Il m'offrait son plus beau sourire , comme lors de notre premiere rencontre et ne comprenais pas bien pourquoi je ne sautais pas dans ses bras voire dans son lit.
Mes mains en tremblent encore , a moins que ce ne soit un effet secondaire de la grippe.
Apres des heures enfermé en moi meme, j'ai enfin compris quelque chose. Je n'ai pas besoin d'un petit ami , d'un boyfriend , d'un sex-buddy , quelque soit son nom. J'ai juste besoin de me sentir aimé.
Cette chose qui semble simple pour tant d'autres vient enfin de me sauter au visage. J'avais cette evidence sous les yeux et je ne voyais rien.
Les gens avec qui je couche a contre coeur ne sont la que pour ca ; pas pour m'apporter une jouissance que je leur simule, ni pour assouvir des pulsions qui me sont etrangeres mais le temps où ma chair est entre leurs mains , je m'illusionne leur amour. Je me sens etre entier , meme si le subterfuge ne me trompe tres longtemps.
La fievre est toujours aussi forte , me tenant la tete dans les griffes de l'etau mais je me sens au moins apaisé d'avoir compris ca. Il n'est sans doute jamais trop tard.
Journée silencieuse. Pas de téléphone, pas d’éclats de voix, pas de vagues La fièvre nocturne m’a épuisé et je reste dans ma tour d’ivoire.
Je commence a me dire que je suis dans l impasse et que je suis le seul a devoir et a pouvoir trouver la sortie.
Je m’accorde une pause, un break dans ma course effrénée a me donner une contenance, plus vraiment envie de faire croire que tout va bien et que je m amuse.
Je suis adulte, enfin sur les papiers officiels. Mais la vie n’est pas facile quand on a autant de merdes à gérer depuis une quinzaine d’année et que les mains qui se tendent ne sont en fait là que pour ramasser un peu de ce qui reste ou pour me gifler.
Je suis seul et doit affronter les choses seul, je le sais très bien. J’y arriverais même si cela doit prendre beaucoup de temps
Demain je reprendrais la grande mascarade , let’s pretend…
La gorge me brule et la fumée de cigarette ne fait qu'accentuer la douleur mais je ne peux pas m'arreter. Week end sans relief , depuis que je suis fait voler mon portefeuille , je ne peux plus rien faire. Je me sens presque handicapé de devoir compter sur les autres alors que d'habitude je dois me debrouiller seul.
Du coup j'ai du annuler mon voyage a New York et je suis plutot amer. Enfin un peu plus que d'habitude...
J'ai du mal a exprimer ce que je ressens , ce melange de frustration , de colere et de tristesse. Ce soir mes parents viennent me voir ou plutot m inspecter comme toutes les semaines et je sens deja que je vais devoir prendre sur moi pour ne pas craquer et ne pas les envoyer au diable.
J'ai plutot envie de rester sous ma couette a ecouter Maxwell et Alicia Keys deverser leur flot de sirop. Je ferais ca plus tard...
Apres cette introspection , je me sens vidé. Les problemes ne sont pas réglés et les blessures toujours ouvertes. Mais au moins je me sens pret a repartir. Pour combien de temps je ne sais pas.
Du coup j'ai une montagne de travail en retard mais je travaille mieux sous pression
J'ai eu ma copine M. a New york et elle m'a dit que j'etais le bienvenu dans son appart. Des que je peux je vais faire changer mon passeport et prendre ce mother fuckin ticket. Cela m'apaise de voir une porte de sortie.
C'etait assez etrange de recroiser Mr. Big en surfant sur le net. De le voir sur ce site de rencontre , utiliser pour les prochains les mots qui n'etaient qu'a moi.
De le voir en photo , je me rappelais de lui sous mes draps encore endormi alors que j'allais lui preparer son petit dejeuner. De l'odeur de son epaule qui avait le don de m'endormir si rapidement. De son sourire narquois quand il me poussait a bout et de ses eclats de rire lorsque je lui rentrais dedans et que je ne le faisais meme pas vibrer d'un millimetre.
De ses textos au milieu de la nuit pour me souhaiter de beaux reves. De sa main dans mes cheveux.
Mais aussi de sa jalousie maladive , presque ecrasante. De ses addictions diverses et variées alors que je tentais de rester clean. De ses mensonges ,n'ayant toujours qu'une partie de la verité , et surtout celle qui l'arrangeait. Des larmes qu'il me faisait verser quand il voulait que je souffre. Nos trop nombreuses ruptures et des stratagemes minable pour me recuperer.
Je n'avais pas vraiment besoin que tout ca me remonte en plein visage.
Crise d'angoisse du matin , paralysante et hurlante. Comme un robot j'ai essayé d'enchainer les elements de ma preparation , douche , clope , consultation des mails , mais je sentais que la machine s'enrayait. Mon estomace se nouait de plus en plus et meme la musique de Vive La Fete n'arrivait pas a me distraire.
Envie de vomir , le sol se derobait sous mes pieds.
Des larmes pleins les paupieres , je fermais la porte de mon si joli petit appartement. Je tentais une technique de respiration pour ne pas m'effondrer devant les inconnus. Arrivé devant l'arret de bus , ma respiration se faisait haletante , la sueur perlait sur mon front et j'avais peur de tomber en syncope en pleine rue. Le bus est arrivé et je n'ai pas pu decoller mon regard de la tole luisante.
Puis il est parti sans moi. J'ai fait alors demi tour et je suis rentré dans mon immeuble. Les larmes glissaient le long de mes joues de facon autonome.
J'ai envoyé des mails pour annuler mes rendez vous de la journée , raccroché mes habits de lumiere dans le placard et enfilé un gilet doublé de fourrure pour retrouver cette sensation infantile de reconfort , comme quand j'etais triste et que je me refugiais dans les jambes de ma mere et que je sentais le contact de ma joue contre son manteau de renard, j'avais l'impression que plus rien ne pouvait m'atteindre. Je voulais juste retrouver ce sentiment.
Je devrais dormir depuis longtemps mais mon esprit ne me laisse pas en paix. J'hesite a prendre deux calmants de plus , les precedents ne m'ayant pas fait d'effet. Je fais tourner la plaquette argentée dans la paume de ma main et la repose sur le bureau.
Par la fenetre de ma chambre je regarde la vie chez mes voisins d'en face, qui dorment aussi peu que moi. A la seule difference qu'eux , ils ne dorment pas parce qu'ils font l'amour , ou ils lisent un livre , regardent la tv , dinent avec des amis. Je ne les envie meme pas, enfin si un peu.
Pourtant j'ai l'air bien , les gens n'y voient que du feu , ou presque.
Je n'ose meme pas me formuler ces choses qui me consument , ca fait trop mal de lacher les dragons. Je ne sais pas combien de temps je vais encore tenir ce rythme, je vais bientot m'effondrer.
J'ai juste envie de deconnecter, d'appuyer sur "Veille" et recharger les batteries.
Reveillé par la mini tempete , je n'arrivais pas a decoller mes paupieres et restais dans un semi coma. J'envoyais un texto brumeux a mon assistant pour qu'il se debrouille sans moi , je n'allais pas etre de bonne humeur.
Une fois les elements calmés , j'ai rejoint mon actrice pour le café du matin. Elle rentrait a peine d'un festival et elle etait bouffie de fatigue , les cheveux attachés a la hate mais elle m'offrit son plus beau sourire lorsque je la rejoint.
Elle vit rapidement que je ne debordais pas de joie de vivre et elle m'embrassa de nouveau et posa sa main sur ma jambe. Nous sommes restés la un bon moment , sans dire grand chose ; juste emerger tout les deux dans le vrai monde.
Puis nous avons un peu parlé boulot histoire de ne pas reouvrir nos blessures , sachant tres bien que l'autre souffrait autant.
Nous avons ensuite repris nos vies de robots workoholic en se separant par un baiser.
La gorge me brule, je ne savoure meme plus la fumée de mes Marlboro mais je continue a les enchainer , histoire de m'occuper.
Pourtant j'ai travaillé sans relache meme si j'ai l'impression de ne jamais en faire assez. Perpetuel insatisfait , c'est assez agacant pour les autres je m'en rends bien compte.
Un jour on m'a un peu rabroué en me disant que je me complaisais dans cet etat et envoyé les paroles de Jump de Madonna pour illustrer le propos. Effectivement.
Mais c'est dur de s'en sortir seul; pas impossible , juste dur.
Je me suis forcé a dormir , sachant pertinement que les jours a venir n'allaient pas me donner beaucoup de latitude. Le portable est toujours eteint et je savoure le fait de ne pas communiquer avec ma voix. C'est reposant.
J'ai bien maigri mais pas suffisement , je dois de nouveau m'astreindre a mon ancienne discipline. Never forget who you are.
J'etais en pleine conception , work in progress. Je pensais tatouage , regime , piercing... Je voulais etre un autre , ou plutot devenir moi.
Me debarassser des mauvaises influences du passé et de celles a venir, pour etre moi meme.
J'ai ouvert les fenetres pour rafraichir la piece un peu. Je voyais mes voisins rentrer de leur brunch dominical, le sourire aux levres et la panse remplie, parlant de leur prochain week end a deauville. Je ne les enviais pas , bien au contraire.
Moi j'allais de nouveau decrocher des tableaux et remplir des sacs poubelles , pour me denuder un peu plus , pour repartir d'une nouvelle toile quasi vierge.New York devrait m'aider dans ce processus.
These are my hands, but what can they give me?
These are my eyes, but they cannot see
These are my arms, but they don't know tenderness
And I must confess that I am usually drawn to sadness
And loneliness has never been a stranger to me, but
Love tried to welcome me
But my soul drew back
Guilty of lust and sin
Love tried to take me in
These are my lips, but they whisper sorrow
This is my voice, but it's telling lies
I know how to laugh, but I don't know happiness
And I must confess, instead of spring, it's always winter
And my heart has always been a lonely hunter, but still
Love tried to break me
And I must confess, instead of spring, it's always winter
And my heart has always been a lonely hunter, but still
Wake up too late
Tv screen ,uncertain floor, answering machine
Great day
J'emmerge peniblement des couvertures, le cheveux hirsute et le visage bouffi. Le repondeur affiche deja complet et j allume une cigarette. Le jour est deja levé depuis longtemps et la vie suis son cours alors que je me traine.
J'enfile mon vieux gilet en cashmere histoire de garder un peu la chaleur accumulée sous les draps.
Par la fenetre , j'apercois les enfants qui jouent dans la petite cour de l'immeuble, ils rient aux eclats malgré le temps maussade. Je bois une gorgée de Coca light et remets "Tidal" de Fiona Apple sur la platine.
Je n'ai meme pas la gueule de bois , c'etait la premiere soirée depuis longtemps où je n'etais pas ivre mort. Je rappelle Yevgeni , mon client russe , et lui invente un mytho pour ne pas le rejoindre au bar de son hotel. Le mensonge passe bien et il n'y voit que du feu.
Je retourne a ma journée sans saveur et sans peines, enfin pas trop apparentes.
Comme a chaque fois que je vois mes parents , je navigue toujours entre l'envie de pleurer , l'envie de hurler et celle de fuir. Je retenais de ne pas craquer et de les envoyer chier devant l'immensité de leurs reproches a moitié couverts. Le diner avait été une epreuve , avec en supplement une chanteuse neo realiste qui se prenait pour Carla Bruni, meme filet de voix mais l'emotion et la frange en moins.
J'ai du faire face a tout ca sans me demonter pour leur annoncer que je faisais un petit break a New York. ils ont failli s'etrangler avec leur champagne mais n'en ont pas rajouté une couche , comprenant que j'allais leur exploser dans les doigts.
Lorsqu'ils sont enfin partis , je me suis retrouvé seul dans mon si joli petit appartement , avec une crise de boulimie au bord des levres , histoire de calmer ma fureur interieure. L'ecran de television deversait un flot continu de gens sublimes et plastiquement heureux. Je voulais me defouler sur ce que je trouvais de comestible , le tout entre deux sanglots.
Apres un court moment d'hesitation avant de me lancer dans mon entreprise , je realisais qu'une fois de plus je me detruisais et que ca n'etait pas ce que je voulais. Je me suis arreté, ai rangé les aliments dans le frigo et rangé le desordre de la cuisine.
J'ai resisté.
Encore une journée a courir apres le temps , entre coups de fils , faux semblants et cosmopolitains trop nombreux.
J'etais a ce cocktail branché , genre lancement de parfum underground , plus chiant que jamaiset dont les fragrances m'ont levé le coeur.
Je regardais les gens s'agiter , essayer d'attirer l'attention sur eux sans grand resultat , je les observais de loin , sirotant mon breuvage et je me suis dit que je devais changer d'horizon , me rafraichir un peu les cellules.
J'ai reussi a m'organiser avec le planning pour partir une dizaine de jours a New York. Je n'ai plus qu'a envoyer un mail a A. et lui demander l'hospitalité dans son appart de Brooklyn. Un tour rapide a la prefecture pour refaire mon passeport une fois de plus et je n'aurais plus qu'a patienter.
L'alcool me donne mal au crane et j ai vraiment envie d'arreter. je ne sais pas comment je vais y arriver avec tous les cocktails qui s'annoncent mais bon. J'ecoute Jeff Buckley , ca ma rappelle mon adolescence en banlieue , ca me donne des ailes.
It makes me see what I want to see
and be what I want to be
When I think more than I want to think
Do things I never should do
I drink much more that I ought to drink
Because (it) brings me back you...
J'ai eu rapidement au telephone deux amies a moi expatriées , qui gloussaient de l autre coté de la planete alors que je me morfondais dans mon appartement.
On a un peu craché sur les mecs qui nous faisaient souffrir et moi je leur disait a quel point je ne supportais plus la capitale. Enieme invitation a les rejoindre de l'autre coté de l'ocean et enieme peur de quitter le territoire.
Je regardais vite fait les prix sur internet et me rendais compte a quel point les billets d'avion pouvaient etre chers quand on devait les payer ; je n'etais pas habitué.
Je devrais faire un effort demain aves le planning pour pouvoir m'evader au moins dix jours meme si cela devait signifier de l'argent en moins; je n'en pouvais plus.
Journée téléphonée , a rassurer les amis en panique, les clients destabilisés et les photographes desabusés.
Un diner de plus pour etablir des contrats et des invitations a la pelle pour la semaine prochaine, je devrais etre ivre de bonheur.
Mais en fait non, je n'en ais rien a foutre.
Envie d'ailleurs et d'autre choses , je suis en pilotage automatique. Im not like this all the time.
J'ai envie d'envoyer mon telephone par la fenetre et me reconstruire a partir de ce meutre symbolique. Mais je n'en ais pas le courage , je le sais pertinement.
Et demain , je vais reprendre le jeu de dupe, un sourire au levre.
Mon assistant m'a dit cet apres midi que je pouvais etre vraiment extremement hypocrite pour arriver a mes fins au boulot; il n'en a meme pas idée....
Je remontais l'avenue de l'Opera , les yeux brumeux , la musique bien calée au fond des oreilles, essayant d'eviter le regard des passants. Je venais de quitter mon actrice qui m'avait embrassé devant la Bourse , et deux minettes de seize ans s'etaient poussées du coude nous voyant " Oh c'est xxxx ! et lui c'est son mec!?! Elle a un sale gout!"
J'ai fait semblant de ne pas entendre et j'ai redeposé un baiser rapide sur ses levres avant qu'elle ne monte dans son taxi qui patientait. Une fois la voiture eloignée , je me suis enfui , honteux. Je me sentais plus bas que terre ; comme si j'avais besoin qu'on en rajoute une couche.
Deja que je ne traversais pas la periode la plus faste de ma vie ( en meme temps je me demandais s'il n'y en avais jamais eu une?), je n'avais vraiment pas envie d'entendre ce genre de choses.
Je me suis rendu au cocktail où on m'attendais depuis un bon moment et j'ai pris quelques minutes dans une ruelle pour essayer de ma rassembler pour ne pas trahir mon desarroi. J'ai ouvert mon grand sac et dans la pochette de cuir mordoré je me suis saisis de deux cachets d'antidouleurs , histoire de calmer un peu ma crise de larmes vrombissante.
Je me suis appuyé contre le mur quelques instants pour fumer une cigarette et essayer d'oublier. Mais la voix de la jeune fille raisonnait dans ma tete et je n'arrivais pas a la degager de mon esprit.
Je me suis forcé a entrer dans l'arene et la je n'etais pas decu. En plus de l'habituelle faune de connasses et de pique assiettes , il y avait des cameramen et des photographes. J'essayais tant bien que mal d'esquiver ce cirque mais l'attachée de presse a l'accent bresilien a couper au couteau a eu vite fait de me remettre dans les rails en me sifflant entre ses dents trop blanches " Tu me dois bien ca , tu prends sur toi et tu poses pour la photo..." et elle a adressé son plus beau sourire collagené aux cameras.
J'ai esquissé une grimace qui aurait du ressembler a un sourire et les flashs qui crepitaient me brulaient la retine et me redonnaient envie de pleurer.
Une fois ce ceremonial accompli , elle a desserré sa main bijoutée de l'etreinte forcée et je me suis refugié au bar pour siffler un peu de champagne. j'ai envoyé deux ou trois textos a mes "so-called friends" mais sans reponses evidement. Un des photographes est venu me voir et je lui ai adressé mon plus beau regard noir.
"Just for my magazine , can I ask you your name and who you are?"
J'ai pris une nouvelle bouffée de ma marlboro et ai laissé la fumée s'envoler vers le plafond XVIIIeme siecle.
J'ai posé ma coupe vide sur le bar et lui ai dit platement "I'm nobody..." , et je l'ai laissé a ses interrogations.
Encore une fois trop d'alcool et de cigarettes, de rires a s'en etouffer et de blagues lourdingues. Pendant le repas , j'avais l'esprit ailleurs, je regardais la porte et la rue se deverser en ce lundi soir.
J'avais envie de tous les planter et de me casser , de marcher loin , avec mes sons d'il y a dix ans , avec ma nostalgie de merde sur cette epoque que je n'ai pas plus aimé que ca.
A s'en est rendu compte et m'a embrassé dans le cou en me reservant un verre. L'alcool ne resout rien mais permet au moins de ranger dans un coin de son coeur ,les blessures et les insultes , les fentes de l'ames.J'ai retenu mes larmes et j'ai jeté un sourire a la tablée.
Ca me ramene dix ans en arriere , cet album "coming up" que j'ecoutais en boucle dans le train qui me sortais de banlieue pour m'emmener dans la ville lumiere.
Mes regimes a outrance pour ressembler a Brett Anderson le chanteur et de ma volonoté de me faire arracher des dents pour avoir les joues creuses comme lui.
Tellement loin dans le temps mais tellement present dans le coeur....
Pendant que l'immeuble lezarde dans ce matin, je me dis que ca n'est pas vraiment normal de penser aux tendances et a la fashion des le dimanche. Decalé une fois de plus.
Le taxi devrait arriver dans peu de temps et je ne suis pas pret comme a ma grande habitude. Je traine et essaye de me rassembler mais ca n'est pas vraiment ca. Je regarde mollement mon dressing et ca ne m inspire pas des masses. Je chope un prozac au passage histoire de me motiver.
Je rallume une cigarette et remets Zoot Woman sur mon Ipod. Je danse un peu comme une dinde dans l'appart , en sous vetements et clope au bec. Je regarde ma coiffure au passage et je me dis que je devrais peut etre faire une couleur pour les cheveux blancs. Mon bronzage est parti depuis longtemps a force d'etre enfermé au taff et il faudra quelques uvs pour remedier a ca.
Je souffle la fumée sur le miroir et recommence ma petite danse sans me soucier de l'horaire. Meme si je suis en retard , ils devront faire avec. Je surfe un peu pour trouver un cours de power plate et essayer de recuperer un corps potable mais bon , je me sens pas motivé non plus.
Je retombe sur une photo de N. que je n'avais pas rangé et je m'arrete de danser quelques secondes. Quand je le vois , je repense a cet immense gachis et ca m'emmerde. Puis je dechire la photo et la jette dans la poubelle de la salle de bain. Fuck yourself looser.
De retour dans le dressing je dois prendre une decision sinon je ne sortirais jamais de l'appart.
Allez l'uniforme jean+tshirt ca ira...
Encore impossible de dormir alors que je sais pertinement que demain je dois me lever tot et que je dois etre efficace. Anyway , je me rassemblerais et je ferais ce que je peux.
Je ne mets pas la pression pour cette seance photo; si ca leur plait pas , c'est le meme prix.
Ca me soule de faire la fermeture des bars avec tous mes amis en couple qui iront cuver ensemble alors que moi je passe pour un pauvre type , etant le seul celibataire.
Et ca me soule d'ecrire aussi , je suis chiffon ce soir...
Journée a courir non stop , le portable sonnant toutes les cinq minutes , je me croyais un lundi matin. Je notais compulsivement sur mon vieux cahier Muji les infos qu on me donnait au compte goutte concernant mes prochains boulots. Puis dans les transports , j'ecoutais le remix d'Avril que j'avais écouté a la soirée de Serge et que j'avais reussi a recuperer sur le net. La tempe collée a la vitre , j'essayais de recuperer un peu de fraicheur.
Le passage de mes parents dans l'apres midi m'a sacrement collé le bourdon , je les ais soudainement vus comme ils etaient. Vieux et en train de decliner , et ca ,je ne voulais pas le voir ,je m'aveuglais depuis longtemps. Ca me faisait mal de les voir comme ca et de me dire que moi , j'etais en train de courir apres des illusions et que je ne voyais pas le travail du temps sur eux et sur moi par la meme occasion.
Ce soir j'avais envie de peter les plombs et de lacher les responsabilités qui pesaient tant sur mes epaules. Retrouver cet etat entre l'inconscience et l'insouciance quand j'avais dix huit ans. Envie de danser et de courir , de rire et de hurler pour un rien. De me sentir intouchable et imperméable aux regards et aux moqueries.
Mais je ne ferais rien de tout ca. Les bras le long du corps , je savais que le moment etait passé et que je devrais faire avec...
Apres une migraine carabinée dans l apres midi , due aux reunions sans fin et sans interet de la chaine de television , je cherche mon motif de tatouage sur le net.
Je devrais dormir depuis longtemps de nouveau mais apres avoir pris un verre avec ces gens " si tendance" genre je tiens une gallerie d'art ou je suis attaché de presse d'hotels de luxe , je me retrouve chez moi encore a ecouter la meme chanson mievre qui me fait penser a mes amours decus.
Mes ipods se sont mis a planter tous en meme temps et j ai un peu envie de le jeter contre un mur de beton mais comme je suis bien elevé je vais faire avec.
Je repense a N. et ca me fait chier.
"Rien ne dure au dessus de la ceinture..."
Je dois bosser ce week end et ca ma soule , j'ai accepté ce job de derniere minute parce que je suis seul et que ca sera toujours mieux de bosser que de zoner dans mon appart comme une merde a attendre que ce con de prince charmant ne retrouve l'adresse de mon logis.
"et j'ai besoin d'amour et j'ai le mal de toi..."
Ca me soule d'etre comme ca et de courir apres une histoire hypothetique qui devrait toutv regler alors que je sais pertinement que ca ne marche pas comme ca
Parce qu'en fait je voudrais juste savoir que quelqu un pense a moi , que je ne suis pas seul et que cette carriere et que ce si joli appartement ne servent pas juste a masquer le vide qui est en moi.
Je suis lassé de tout ca , de tout ces jeux de dupes et de ces souffrances inutiles. Le travail s'enchaine aussi vite que les cosmospolitans.
Bittersweet memories
Il a eu l'audace de m envoyer un texto en me disant " je suis la pour toi si tu veux..."
Why dont you go and fuck yourself?
J'arrive meme plus a ecrire tellement je suis a bout de nerfs. Mon assistant m'a demandé dans le taxi pourquoi mes mains tremblaient autant. je lui ai juste repondu que j'etais proche du petage de cable et qu'il fallait eviter de me faire chier.
Je suis passé pour un sale con mais au moins j ai pu regarder Paris par la fenetre. Maigre consolation....
Je reste un peu amer de cette histoire. Le gout des cosmopolitans n'a fait qu'accentuer ce sentiment.
J'ai un peu honte d'avoir pleuré au telephone et d'etre arrivé au taff avec la gueule de bois et le visage bouffi de larmes , ca ne fait pas tres pro.
Une fois de plus je me suis laissé aller a croire que la chance allait tourner pour moi mais ce ne devait pas etre ecrit dans mon theme astral.
Quatre personnes dans la journée m'ont proposé de partir a New york et voila que mes envies de fuite en avant me reprennent.
Seems like it was yesterday when I saw your face
You told me how proud you were but I walked away
If only I knew what I know today
I would hold you in my arms
I would take the pain away
Thank you for all you've done
Forgive all your mistakes
There's nothing I wouldn't do
To hear your voice again
Sometimes I want to call you but I know you won't be there
I'm sorry for blaming you for everything I just couldn't do
And I've hurt myself by hurting you
Some days I feel broke inside but I won't admit
Sometimes I just want to hide 'cause it's you I miss
You know it's so hard to say goodbye when it comes to this
Would you tell me I was wrong?
Would you help me understand?
Are you looking down upon me?
Are you proud of who I am?
There's nothing I wouldn't to do
To have just one more chance
To look into your eyes and see you looking back
I'm sorry for blaming you for everything I just couldn't do
And I've hurt myself
If I had just one more day, I would tell you how much that
I've missed you since you've been away
Oh, it's dangerous
It's so out of line to try to turn back time
I'm sorry for blaming you for everything I just couldn't do
And I've hurt myself
Histoire definitivement enterrée avec N. , c'est C. qui devrait etre content
j'ai pleuré au telephone comme une quiche mais bon le ridicule ne me tueras pas je suis vacciné. je suis ivre mort et plus que pathetique. N. ne s'et pas rendu compte de mon alcoolemie et c'est sans doute mieux ainsi: il n'a pas vu que j avais bu pour l oublier.
Je l'emmetde plus que tout et je vais essayer de dormir un peu....
Encore une nuit qui va etre courte , je devais me refugier dans le lit des la fin de ma douche nocturne mais je n'y suis pas arrivé , harcelé par les mille et une questions qui me taraudent.
Je revois ce clip de Jlo et je comprends
"youre not gonna make it again?I just wished you could have been here instead of a bracelet cuz the last thing i need is another bracelet..."
Je comprends que je pourrais me passer de toutes ces choses qui me pesent plus qu elles ne me servent, de ces si jolis vetements de createur , des taxis a repetition et des repas hors de prix.
Que je pourrais tout lacher pour un peu d amour.
Mais ca n'arrivera pas , je vais m'accrocher a cette vie capitaliste qui me resume.
Une jolie statue dans un joli decor , mais vide...
Entre deux siestes agitées , je me decidais a envoyer un sms a N.
"Pas de news... dois je tirer des conclusions?"
La reponse ne se fit attendre et quelques minutes plus tard il m'appellait avec une excuse toute prete , sopn portable soi disant oublié chez lui.
Ca sentait le mensonge a plein nez mais surtout ca sentait l'adultere encore plus fort. J'ai ravalé un sanglot et j'ai joué a celui qui comprenait et qui ne lui en voulait pas. J'espere que l'interpretation etait juste.
Un rapide bisou et une promesse de diner le lendemain mais je n'y croyais guere.
Je voyais deja la cortege de mauvaises excuses pour se separer , sur le fait que ca allait trop vite , qu'il ne devait pas se sentir pret , bref la meme soupe a la connerie etait potentiellement au menu de cette semaine.
Je voyais peut etre tout en noir a cause du sommeil ou de mes vieux demons qui ne voulaient pas me faciliter la vie. Apres tout ca irait peut etre bien... Life is full of surprises, i'll see tomorrow...
Lorsque le reveil a sonné a cinq heures ,je ne savais plus si j'avais dormi, j'etais completement perdu. Une douche rapide pour se debarasser des marques d'oreiller, une petite creme violente pour faire degonfler le visage bouffi de tristesse ,une tenue bien sentie et je claquais la porte.
Les rues encore faiblement eclairées par les lampadaires , je marchais d'un pas pressé , ne voulant pas arriver en retard.
Dans le metro , j'etais surpris de ne pas etre si seul. Le wagon plein a craquer de femmes de menages , de clubbers aux oreilles bourdonnantes , de touristes arrivés trop tot dans la capitale et visiblement desorientés. Moi au milieu , je me tenais droit comme la justice , histoire de ne pas m'effondrer sur le sol. Un remix de Madonna dans les oreilles pour me garder eveillé, je n'en menais pas large.
A peine arrivé devant la chaine de television où je devais travailler de si bon matin , je suis resté sur le trottoir desert le temps de griller une cigarette , devisageant ce building de verre si dessiné , contrastant avec les rues sales et les bennes debordant d'ordures.
Je n'avais meme pas la force de raler , trop ecrasé par la fatigue et la melancolie qui m'envahissait d'etre sans nouvelles de N.
"Rien ne dure au dessus de la ceinture"
J'ai jeté le megot au sol , et ai expulsé la derniere bouffée d'air vicié, eteint mon ipod et sorti mon badge, puis je suis rentré dans l'arene , un sourire factice aux levres.
Toujours pas de sommeil en vue et mon temps de sommeil se raccourci a la vitesse de la lumiere.
Je repense a "My own private Idaho" et a ce que j ai ressenti lorsque je l ai vu la premiere fois.
Je n'arrivais pas a comprendre que je puisse voir mes propres blessures , mes doutes et mes peines sur un ecran de cinéma dans cette banlieue si triste.
Et ce poster immense de l'affiche du film que j'avais reussi a trouver en Angleterre lors d'un voyage scolaire , que j'avais precieusement gardé contre moi de peur qu'il ne s'abime. Il a reussi a franchir le tunnel puis ma chambre de banlieusard pour se retrouver finalement dans mon appartement parisien.
Il est comme moi , un peu corné , un peu dechiré , les couleurs ont tourné et le blanc a un peu jauni.
Mais il reste le seul element auquel je puisse me raccrocher , la seule bribe de mon adolescence.
La cassette video, que j'avais enregistré sur Canal + dans le dos de mes parents , a rendu l'ame depuis longtemps , la bande a cassé a force de repetition et de fast- forward sur les scenes qui me touchaient. Mais ce film est tellement gravé en moi que je n'ai meme pas besoin de le revoir pour en ressentir les effets. Cette melancolie , ce gout amer dans la bouche ; ils sont toujours aussi vivaces , meme tant d'années apres.
Et ce soir, je suis de nouveau dans le salon familial a regarder cette cassette en pleine nuit , le casque sur les oreilles pour ne pas donner l'alerte , je suis revenu a ces années. Mais en regardant dans le miroir je me rends compte que je ne suis plus la bas mais chez moi et que je n ai pas vraiment avancé , juste vieilli.
Ce meme sentiment si recurrent d'insecurité est l'invité de ma soirée.
Je devrais deja dormir , devant me lever a 5 h du matin pour aller travailler mais ma gorge se noue et mes yeux piquent.
Il ne m'a pas donné de nouvelles , pas repondu a mes textos et s'est deconnecté de Msn quand j'y suis arrivé.
Je me dis qu'une fois de plus , je me suis laissé griser par les variations aleatoires de mon coeur et que la chute est annoncée pour bientot.
Je dramatise peut etre mais je suis comme ca , je ne sais pas vivre simplement.
Alors je fais ma Desperate Houswife , je range ,je nettoie armé de mes sprays , je frotte pour evacuer la rage de l attente et pour oublier le silence qui se fait si fort.
Que soient maudits les accusés de reception...
J'ai envie de marcher , de sortir et de respirer l'air de la nuit. De me frotter aux carcasses froides des voitures endormies dans les ruelles.
J'ai ressorti ma playlist de chansons tristes et ca marche pas mal, j'ai envie de me rouler en boule sur mon parquet comme je le faisais il y a si longtemps. Je vais prendre un calmant , histoire de m'effondrer un peu et de ne pas passer le peu de temps de sommeil qui me reste a me prendre la tete en attendant des nouvelles qui n arriveront pas ce soir de toutes les facons...
Non,pas sur la bouche
Même si c'est louche
Puisque ma langue
A le goût de ta vertu
De ton honneur perdu
Non pas sur les lèvres
Même si j'en rêve
Même si je tremble
Et bien que mon coeur soit nu
Mon âme est revêtue
De pudeur et d'impudence
Sans te faire offense
Mieux n'vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure...
Au dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Même sous la douche
Même si c'est dur
Je te mordrai
C'est promis
Tous les coups sont permis
Non, pas sur les lèvres
Même pas en rêve
A cent pour sûr
Ou tu mangeras ton pain gris
Mon coeur est endurçi
Ne tire pas sur l'ambulance
Garde la potence
Plus rien n'a plus d'importance
Rien ne dure...
Au dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Je sais, je touche
Le fond du lac
Le temps des cerises est mort
Le diable est dans le corps
Non, pas sur les lèvres
Non c'est pas mièvre
C'est pas le trac
Mais je préfère me donner crue
Sans revers, ni refus
Rendons nous à l'évidence
Tout est cuit d'avance
Mieux n'vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure...
Au dessus de la ceinture
Non,pas sur la bouche
Je sais c'est louche
Puisque ma peau
A l'odeur de ton odeur
Au dehors il fait chaud
Non, pas sur les lèvres
Jamais de trève
Et pas d'assaut
Le bonheur est dans la pente
Entre le sol et le ventre
Entre l'oubli et l'oubli
Bel oiseau du paradis
Joue plutôt aux jeux interdits
La journée avait ete une succession interminable de coups de fils , de reunions inutiles et de palabres. Je n'avait pas pu me poser plus de dix minutes consecutives mais je devais quand meme mettre le dernier coup de collier pour enchainer sur ce diner de boulot qui ne m enchantait guere.
Pourtant je faisais l'effort de me looker , de me preparer malgré l'appel de mon canapé et de mon plaid , mes deux meilleurs alliés pour les soirées cocoonin.
Direction le huitieme pour cet hotel si branché où j'avais une table qui m'attendait , je passais sur le champs devant des jeunes breakers et je les trouvais triste a essayer de se la jouer New York 1984.
Mon baggy etait decidement trop long et j'avais la plus grandes des peines a me tenir droit et a ne pas embrasser le bitume par une pirouette.
Je profitais du petit trajet pour debrifer mon assistant sur la semaine a venir , bref le boulot continuait.
Je rentrais dans le hall tapissé de violet et passais negligement les hotesses habillées comme des pseudos mannequin Gucci et le chef de rang m'emmena a ma table.
La , une jolie brochette de modasses m'attendait , passablement emechés. Un peu de champagne , un peu de homard , on rigolait bien. Je donnais le change ,negociant des contrats entre deux anecdotes de boulot et des discussions passionnantes sur les piercings et les tatouages.
N. est venu me rejoindre pour le dessert , je le trouvais plus beau que jamais et mes yeux brillaient comme si j'avais un gramme de coke dans chaque narine.
J'etais fier de le presenter aux gens de mon boulot , j'aimais sentir sa main sur ma jambe pendant que je developpais mes grandes theories.
Vers minuit, tout le monde decidait d'aller boire un verre en club et nous avons quitté la grande salle , moi tenant la main de N. devant les bourgeoises inteloquées.
Perdu dans mes pensées , je ne m'etais meme pas rendu compte que quelqu'un arrivait dans ma direction et je l'ai percuté dans l'epaule. Je lui ai lévé mon fameux regard de bitch et il a semblé destabilisé .Puis j'ai repris mon chemin vers la sortie.
A ce moment l'attachée de presse de la soirée m'a aggripé en miaulant " Mais tu viens de defoncer l'epaule de Lionel Richie!!!" et moi de lui repondre "Ah? pas bien grave... et puis je prefere sa fille..."
Nous avons eclaté de rire et nous sommes dirigés vers le club.
Comme dans les films , nous sommes passés devant la foule agglutinée et avons franchis la corde de securité sous les yeux agacés des wannabes qui pietinait deja depuis un moment. On nous as installé dans le carré Vip et les bouteilles sont arrivées rapidement , N. me tenant toujours la main.
Je rayonnais de le savoir a mes cotés , je gloussais avec une autralienne ivre morte a la table attenante et je me sentais bien.
Apres quelques dehanchements sur les dernieres daubes RnB, j'ai pris la tangente avec N. et nous avons pris un taxi pour rentrer.
Arrivés chez moi , nous sommes rentrés dans la cabine de douche et N. a commencé a me savonner doucement , lentement ,je me sentais si bien. Il m'a embrassé comme on ne me l'avais jamais fait , le jet brulant de l'eau se melant a nos bouches, je ne touchais plus terre.
Ce matin quand il est parti , je dormais encore , je me rappelle juste sa main dans mes cheveux et ses levres sur mon front. J'ai ouvert peniblement un oeil et je l'ai vu me sourire: "Je te vois tout a l'heure mon coeur..." Puis je me suis effondré de nouveau , l'esprit apaisé...
Je vague a l'ame. Je suis normalement de nouveau avec N. , nous sommes un couple parait il. J'ai du mal a y croire meme si je sais que c'est vrai
Avec mes horaires en ce moment et avec les siens , on ne peux que communiquer que par sms ou par msn et ca ne m aide pas vraiment a me securiser.
Mes nouvelles responsabilités me stressent et j aimerais tant qu'il soit la pour me prendre dans ses bras et me rassurer
"everythin's gonna be ok , u gonna get through dis"
J'espere
Il me manque et du coup je bois
You'll never feel the heat of this soul
Je regrette d'avoir raté Maxouuu comme autant de rendez vous manqués dans ma vie.
A part ca je donne l'impression que tout va bien et tout le monde gobe
But I cant afford to lie...