J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

31/10/2006

31/10/06 - 00:46



A force de ne pas m'exprimer , je me dis que je vais imploser. Sans bruit et sans fureur , juste un peu de fumée comme un vieux televiseur.

J'ecoute des daubes qui ne font que me plonger plus profondement mais je m'en fout. Je ne reponds plus a Mr Big , j'essaie de tourner la page une fois de plus.
Je n'ai meme plus une goutte d alcool a la maison , j'essaie de ne plus en ramener c'est trop tentant de se liberer.
Je refuse les garcons qui en veulent apres mon cul, pas envie de me forcer , de simuler, de pretendre. Je passe deja ma vie a faire ca...
Mon coeur ne bats presque plus , je rencontre des gens et pas le moindre sursaut , encephalogramme plat.

A part ca , ca va...

28/10/2006

28/10/06 - 14:42

The whole world is a stage



Alors que je remontais l'avenue de l'Opera , tenant deseperement de trouver un taxi , je me disais que ma vie etait pathetique.
J'avais passé une journée a signer des contrats de plusieurs dizaines de milliers d'euros , mon nouveau bracelet en argent tintait a mon poignet et je n'etais qu'une coquille vide.

J'avais donné ma journée aux autres , pour ne pas penser. Un sourire , un conseil avisé , du travail et des stratégies : j'avais epaté la galerie.
Puis comme je ne voulais rentrer chez moi , je suis sorti dans un club minable , où les gens semblaient heureux , s'embrassaient , dansaient les yeux dans les yeux.
Moi je ressemblais a un iceberg, personne ne semblait s'approcher , je devais degager quelque chose.

Puis vers 4h , je suis du club avec J. et me suis effondré en larmes sur le sol , incapable de faire un pas de plus. Je ne supportais plus l'indifference et cette solitude qui me rongait un peu plus chaque jour. Le fait que Mr Big repassait en mode aggressif , m'accusant de toutes les failles de notre couple passé, on m'appuyait la tete pour que je me noie.
J. ne savais pas trop quoi faire, passant maladroitement sa main dans mon dos et me disant que ca allait passer.
J'aurais aimé le croire.

Je l'ai laissé la , me regardant partir vers mon si joli petit appartement, sentant son regard inquiet sur moi.

26/10/2006

26/10/06 - 11:32

Im so tired of bein here



Je devrais deja travailler depuis longtemps mais je reste refugié dans mon si joli petit appartement. Je laisse le repondeur s'engraisser de messages et j'ecoute en boucle la meme chanson.

Hier j'ai de nouveau affronté Mr Big , ses declarations d'amour auxquelles je ne crois plus, ses tentatives pour me recuperer , me faire culpabiliser, me faire souffrir. Au meme moment le garcon avec qui j'avais couché la veille , plus par depit que par envie, n'arretais pas de m envoyer des textos pour me revoir alors que je n'en avais pas la moindre envie.

Je me sentais sale et inutile, comme a ma grande habitude. Les pilules n'attenuaient meme plus la douleur , le dechirement que j'experimentais. Elles n'etaient la que pour rythmer ma journée, pour me rendre compte que ce corps avait encore un petit souffle de vie.

J'avais envie de voir Milan , de rejoindre J. la bas et d'etre insouciant avec lui. J'avais aussi envie de redevenir mince , aussi fin que quand j'avais dix huit ans. Je n'avais meme pas la force de recommencer mon regime qui pourtant avait été si efficace.

Une autre pilule magique pour essayer de me convaincre que la journée devait etre sauvée et je sortirais enfin de chez moi. Peut etre.

24/10/2006

24/10/06 - 18:35

How could it hurt you when it looks so good?



Je ne culpabilise meme pas. Je viens de me descendre des antidouleurs et des calmants.Une petite Smirnov Ice pour faire glisser le tout. Et avec le sourire en plus.
Je n'ai plus envie de culpabiliser. Je le veux donc je le fais. Et fuck les autres.

J'ai besoin d'un peu d'evasion au milieu de cette merde de paperasse que je me coltine. J'ai envie de me sentir leger , debarrassé de ce petrole qui me colle a la peau , de m'envoler. Dumoins de decoller un peu du sol.

J'ai aussi envie de me sentir beau et attirant. Plus envie de me sentir merdique. L'appart est juste le debut.
Des que l'argent sera viré sur mon compte je vais faire le tour des chirurgiens esthetiques pour mon extreme makeover. Botox , collagene , acide , facettes pour les dents, restructuration faciale, je me ferais la totale.

Je sais que ca va grincer des dents mais je m'en tape. J'ai envie de me faire plaisir. Ca changera de mon role habituel de mere Theresa.

23/10/2006

23/10/06 - 12:07

Nobody knows the beatings of my heart



Reveillé par les sonneries ininterrompues du telephone , j'emerge peniblement de la couette et m'allume une cigarette. Il est tard , trop tard. Hier pour oublier un peu ma solitude, j'ai deambulé avec mes amis insomniaques pour echouer dans un bar a la devanture anonyme , où un homme d'une soixantaine d'année jouait de la musique kabyle. L'air etait empesé de fumée et de vapeurs d'alcool. le comptoir sentait la mousse de biere versée a la va-vite et le cendrier froid.
Nous etions tous un peu melancolique comme si le moment se pretait a ca. Nous parlions peu , nous concentrant sur l'alcool se frayant un chemin dans nos veines, histoire d'anesthesier nos nevroses. La tele accroché au dessus du bar deversait son flot d'images sans interet et l'homme continuait a jouer.

Quand je me suis retrouvé dans mon si joli petit appartement , j'ai regardé la montagne de chose qui m'entourait , ce que j'avais accumulé au fil des années et des crises de surconsommation. Je me disais que je m'etais egaré , que j'avais fais fausse route.
La vie n'etait pas une succession de tickets de carte bleue et de goddie bags. Tout ca ne m'apportais rien, une fois l'excitation du moment , comme celle d'un gamin qui ouvrait ses paquets le matin de noel. Seul le fait de deballer le cadeau etait enivrante , la mini montée d'adrenaline quand je dechirais le papier argenté. Les cadeaux restaient morts ensuite , vidée de leur subtance magique.

Un prozac comme petit dejeuner , je m'enfoncais dans mon propre cliché. Une cigarette de plus et les volets restaient clos. Les messages s'accumulaient sur le repondeur et je ne trouvais pas la force de leur repondre.
Je me demandais si cette rage que je contenais en moi allait enfin sortir ou si je viendrais a maitriser une fois de plus le ressenti.

Le masque que je porte chaque jour m'attend bien sagement dans l'entrée , pret a etre enfilé avant la sortie dans le grand monde. J'allais de nouveau pretendre etre quelqu'un que j'inventais de toute piece au fur et a mesure, comme en pleine improvisation. Le metteur en scene a du oublier d'ecrire mon texte.

23/10/06 - 00:26

Losing control



Mon desir de multiplicité me brule.
Je voudrais me liberer des chaines qui m'ont été imposé depuis si longtemps.
Enfin sortir de ce carcan, devenir la personne que j'aurais toujours du etre. Mais mes peurs m'ont toujours cloué au sol , incapable de me liberer , de lacher prise , de m'abandonner.

Toujours garder le controle , ne rien montrer. Les emotions ne sont que des erreurs de la nature , les sensations des pechés mortels. La maitrise est la solution , comme si on devait en permanence rester maitre de la situation ,ne jamais baisser la garde.

Puis ceux qui vous poussent dans vos retranchements , attisants vos craintes et vos complexes, exploitant chaque faille de votre etre, jusqu'a vous faire plier sous leur joug.

J'aimerais une fois experimenter la sensation exquise de la liberté.

Un jour peut etre...

23/10/06 - 00:21



De retour a Paris apres un mini exil a Monaco , où j'ai du cotoyer des parvenus sans aucune education et des jet setters sur le retour , je me retrouve dans mon si joli petit appartement , noyé sous l'odeur nauseabonde de la peinture fraiche.

Quatre jours a pretendre c'est usant , surtout ce yacht que j'ai hai de toute mes forces , pour la vulgarité de son symbole, ce coté mafieux russe m'a franchement rebuté. Je n'avais pas envie d'etre la, je ne revais que de me retrouver dans mon cocon a remplir les pages blanches de mon ecran. En fait ce sont les murs que je vais devoir reconsiderer.

Je me sens un peu dépassé par la tache a accomplir , de domestiquer cet espace de nouveau vierge , alors que j'avais mis sept ans a le dompter a le recouvrir, a en faire une extension de moi. Apres tout je me dis que c'est pour le mieux , a fresh start.

18/10/2006

18/10/06 - 10:43

Lullaby



Je repensais a la soirée d'hier avec mon actrice. C'etait sa premiere au theatre et je croisais les doigts a m'en briser les phalanges. En attendant le lever de rideau , je scrutais la salle , esperant qu'elle lui ferait un bon accueuil. Lorsqu'elle est entrée en scène , les applaudissements ont fusé et mon coeur battait de plus en plus fort.

Je la voyais comme pour la premiere fois , lumineuse et habitée, le sourire aux levres et les cheveux virevoltant. je l'aimais encore plus a ce moment.
J'ecoutais ce texte que je connaissais par coeur a force de lui avoir fait repeter , je connaissais les enchainements et les situations mais la elle etait seule face au public et je tremblais pour elle.
Quand la piece fut terminé et qu'elle salua le public , son regard se fixa sur moi et elle m'offrit un sourire qui m'etait uniquement destiné.

Une fois en loge , je l'ai pris dans mes bras et l'a fait tournoyer dans la piece, j'etais tellement fier d'elle , au bord des larmes. Elle m'embrassa a pleine bouche devant ses partenaires un peu médusés et me remercia pour les fleurs que j'avais fait deposer avant le lever de rideau. Nous avons un peu parlé avec son producteur et je l'ai enlevé de cet endroit pour ne l'avoir qu'a moi et qu'elle me deverse son ressenti a la sortie de la reprensation.

Je n'ecoutais meme pas , je la regardais s'allumer de plus belle , voyant la flamme qui l'habitait quand elle jouait sur scene. Vers deux heures du matin , nous nous sommes separés et je l'ai embrassé une nouvelle fois. Je l'ai regardé s'eloigner vers son appartement , sa silhouette longiligne se dessinant dans la nuit parisienne.

17/10/2006

17/10/06 - 01:23

Im not myself at all




Confortablement installé au bar du Plaza , je parlais strategie avec mon ami P., nouvellement promu directeur de communication d'une grande maison de couture. Autour de nous , de jeunes heritieres se soulaient au champagne millesimé sous les regards libineux de Russes a la fortune plus que louche. Les serveurs beaux comme des dieux semblaient glisser sur les lambris centenaires , allant et venant , un plateau en argant dans la main gauche.
Je degustais mon habituel whisky coca, mais le coeur n'y etait pas vraiment. Je ne sais pas pourquoi ce spleen stupide tentait une nouvelle attaque.

P. remarquait que mon humeur s'embrumait alors que j'enchainais les cigarettes. Il me demandait si c'etait parce que Mr Big refaisait surface. Je n'eu meme pas a repondre , il lisait en moi comme dans un livre ouvert. J'avais l'impression que toute la salle le pouvait.

Nous avons regardés les deux enormes Libanaises surliftées et boudinées dans leur tailleur Chanel taille 42 essayer de s'encastrer dans le joli fauteuil club en cuir choco a la table attenante. Nous avons eclaté de rire et cela a dissipé le malaise qui s'installait en moi.

Il a passé un main paternelle sur mon epaule et serré tres legerement pour me transmettre son affection et son amitié silencieuse. De l'autre il a fait signe au pseudo mannequin en costume noir de nous remettre une tournée.

15/10/2006

15/10/06 - 17:46

I felt this way before so insecure



La fenetre du salon reste ouverte pour evacuer les odeurs de peinture et je me refugie dans la chaleur de mon manteau d'hiver.

J'ai dormi une partie de l'apres midi , histoire de ne pas trop penser et de ne pas pleurer pour rien. En ce moment je me sens repoussant a l'extreme, proche du pestiféré. je me trouve plus enorme que jamais et j'ai l'impression que je ne recupererais jamais un corps acceptable , dumoins selon mes criteres.
Je deteste le fait de ne plus rentrer dans mes vetements d'avant , ca me fait rager et me sentir encore plus monstrueux qu'a l'accoutumée.
J'ai envie de donner des coups de batte de baseball dans tout ce qui passe et de me fracasser la tete contre un miroir. J'ai envie de me refugier devant mon frigo et de le vider d'une traite. J'ai envie de crier. J'ai envie de silence.


On me dit que c'est dans ma tete... Maybe.

15/10/06 - 12:26

Its not so easy loving me



Les fenetres sont ouvertes sur la cour , je frissonne un peu. J'ecoute en boucle "Save me from myself" de Christina Aguilera et je repense aux derniers echanges que j'ai eu avec Mr Big. Le whitespirit m'explose les narines pendant que je relis ses textos et ses mails.
Il me dit qu'il m'aime toujours. Une fois de plus.

Je regarde la blancheur immaculée de mon salon fraichement repeint et je me demande quoi faire. Il me dit qu'il a changé , qu'il est pret. Je n'y crois pas, enfin pas trop.
Il m'a joué trop de fois la comedie des grands sentiments avec son cortege de mensonges ,de crises de jalousie en pleine rue et d' insultes au telephone

Your heart is not open so i must go

A chaque fois qu'il m'appelle au milieu de la nuit , je termine la conversation invariablement par " Tu ne comprends rien , va te faire foutre..."

Ca ne m'aide pas a avancer tout ca. Mon petit voyage a Monaco devrait me nettoyer l'esprit.

11/10/2006

11/10/06 - 23:57

You'll never walk a day in my shoes



A force de cotoyer des gens a la plastique parfaite , je n'arrive toujours pas a ameliorer mon estime de moi qui est au plus bas.
F. le serveur du café de la rue des Martyrs , Appolon de quartier aux muscles d'aciers , aux yeux bleu ciel et au sourire ravageur , il avait toujours le don de me faire sourire et de m'agacer en meme temps.
G. le mannequin a la plastique plus que parfaite qui s'amusait a me soulever pour me montrer la puissance de ses muscles.
Les clients de la salle de gym de P. qui m'ont regardé comme si j'etais un alien quand je suis venu l'attendre dans le hall. J'avais envie de pleurer sous leurs regards.

Puis je me suis regardé dans ce miroir venitien que je voulais pour mon si joli petit appartement. Et je n'ai pas aimé ce que j'ai vu. J'aurais voulu avoir un meilleur lot a la loterie genetique, etre celui qui tourne les tetes , celui que l'on veux. Mais je n'etais que le bon copain.Celui qui fait rire et a qui on se confie.

J'ai laissé le miroir a la vendeuse et j'ai remis Everything but the Girl dans mes oreilles, histoire de ne plus entendre mon ame crier.

10/10/2006

10/10/06 - 14:34

Im not like this all the time




Epuisé par les defilés hantés de mannequins zombis, les rendez vous interminables où l'on fait de la politique et on signe des contrats une coupe de champagne a la main, les trajets en taxi interminables et les coups de fils a trois heures du matin. J'avais l'impression d'etre dans un mauvais episode de Dynastie , le brushing en moins.

Puis a un moment , les lumieres s'eteignent et il ne reste que les cendriers pleins et les cadavres de bouteilles. Envolées les paillettes et les chansons a la mode. Que le silence assourdissant a peine brisé par le claquement de mes chaussures sur le parquet. Une derniere cigarette en regardant les nuages et la nuit mourait un peu plus.

Un texto de Mr Big. Un de plus , un de trop.

J'ai eteint le portable et ecrasé la cigarette. Enlevé mes vetements et me suis glissé dans la douche. Et la je me suis enfin abandonné , libéré des contraintes.

08/10/2006

08/10/06 - 23:52

When there's no one else to love



La nuit de samedi a laissé plus de sequelles que je n'auaris voulu. Je ne voulais pas sortir de toute facon , enfin pas comme ca. Mais la peur de rester seul a pris le pas sur la raison et je me suis laissé entrainer , victime semi consentante.
J'avais honte de moi quand je baisais avec ces inconnus dans le noir , je ne voulais surtout pas les voir , surtout qu'ils ne me voient pas. Je souhaitais ne plus exister, ne plus subir les outrages du jeu de la seduction. Là , personne ne se seduisait du regard , c'etait bestial et vulgaire et j'avais besoin de me rabaisser un peu plus.

Ils se servaient de moi et je les laissais faire , esperant que la musique finirait par exploser mes tympans et que je tomberait lourdement sur le sol. Je ne sais meme plus combien ils etaient et je m'en fichais. Je voulais juste sentir leur desirs au bout des doigts, qu'ils me veuillent.

Quand je suis sorti , j'avais perdu C. depuis longtemps. La nuit finissait son cours et les policiers alignaient les voitures. J'ai remis Massive Attack en musique de fond et me suis glissé dans un taxi. Au meme moment , mon portable vibrait. Un texto de Mr Big. "I miss ya...With sweet tender."
J'ai refermé le clapet du telephone et l'ai rangé dans mon sac. Pas meme une larme sur "Unfinished sympathy". J'avais besoin d'humiliation et Mr Big avait donné le coup de grace.

08/10/06 - 08:00

But its all gone



Huit heure du matin et dire que je m'etais promis de ne pas me coucher apres une heure...
Je n'ai reussi qu'a voler un baiser a C. , a force de suppliques et de moue boudeuse. Il n'avait d'yeux que pour les autres alors je suis allé m'offrir a des inconnus , les yeux clos , feignant le plaisir , m'oubliant un peu au passage.
Je ne lui en veux pas , je m'en veux c'est tout.

05/10/2006

05/10/06 - 21:04

Someday you will ache like I ache



Premiere pause depuis un bon moment. J'ai laissé de coté le téléphone , jeter les invitations dans la poubelle, baissé les lumieres.
J'ai envie de me retrouver un peu face a moi meme pour une fois. Pas envie de faire semblant , de me forcer. Juste envie d'etre seul dans mon monde et de quitter un peu celui trop superficiel que je frequente. J'ai envie de voir C. mais je suis trop fatigué pour faire le moindre mouvement.
Je vais rester un peu en moi ca me fera des vacances...

03/10/2006

03/10/06 - 23:48

Run baby run



A presque minuit , je me retrouve a faire des abdos sur le parquet de ma chambre , "Green Light" de Beyoncé pour me motiver , portant un debardeur noir couvert de sueur et le jogging Madonna Loves H&M , que j'ai acheté trop petit pour me motiver a maigrir.

Je repense a ce que je dois accomplir avant la fin de semaine , les engagements que j'ai pris vis a vis de tout mes clients, a mon assistant qui a l'impression de vivre dans "The Devil wears Prada" alors que je suis un dixieme de Miranda, a Mr Big qui m'a foutu la paix depuis deux jours , aux travaux qui vont bientot commencer dans mon appartement , a ce voyage au Bresil que j'attends avec impatience,au psy avec qui je dois prendre rdv depuis si longtemps, a mes diners et sorties diverses que je vais devoir assumer sans tomber de fatigue devant les fashionistas , a ce joli garcon que j'ai croisé aujourd'hui et qui m'a bien tapé dans l'oeil, a la cure de desintox que je devrais vraiment faire ,a ce sac Hermes qui serait si joli a mon bras.

Je stoppe la seance pour griller une clope , je me dit que je suis nul de m'encrasser les poumons alors que je fais du sport, mais apres tout je n'ai pas bu ce soir ni gobé de pilules. On ne peut pas etre a 100% tout de suite.
J'ecrase le megot dans le cendrier et regarde par la fenetre, l'immeuble est paisible et moi aussi. Je vais peut etre un peu mieux , et ca juste par moi meme. Je m'offre un sourire et appuie sur la touche "Deconnecter".

03/10/06 - 01:09

Make me beautiful



Journée cliché , entouré de mannequins longilignes et glapissant, de robes improbables au prix exorbitant, d'attachées de presse hysteriques et d'assistantes vombrissantes. C'etait mon monde. Je connaissais les codes et les regles , je savais evoluer dans le panier de crabe.

Une rapide coupe de champagne chez un couple de decorateurs , je ne pouvais m'y soustraire.
Puis le retour a la serenité , la main sur la nuque de mon actrice, dans ce bar sans fioritures ni branchitude grotesque. Je la devorais des yeux , son grand sourire me decrispant le coeur.
Nous avons parlé de nous et de nos projets , parlé cinema et litterature, de la piece de theatre qu'elle allait jouer, de mes seances photos. Elle m'a parlé d'elle et de ses amours perdues. Je lui ai parlé de Mr Big et j'ai reussi a ne pas pleurer.

Et la je ne dors toujours pas malgré le manque de sommeil evident.
J'ai meme fait des abdos pour essayer de me fatiguer mais rien ne semble arreter mon cerveau. Pendant que je raffermissais mon ventre , je me rappellais quand Mr Big m'avait proposé de tout lacher pour aller vivre dans le Sud. Je n'aurais meme pas eu a travailler , juste a profiter des largesses de sa famille odieusement riche.
Je me voyais mal en socialite entretenu facon Sue Ellen Ewing, passant ses journées a flamber la carte gold et organisant des galas de charité pour occuper le temps.

Je me dis pourtant que ca aurait peu etre agréable mais je suis accroché a ce travail comme a une bouée de sauvetage. Et pendant des journées comme celle d'aujourd'hui , où je faisais tout a 100 km/h , je ne regrettais pas ma decision. Encore moins quand ce photographe espagnol me faisait les yeux doux.

02/10/2006

02/10/06 - 04:11

I drink to get drunk



4:00am je devrais etre au lit depuis longtemps. Je dois me lever a 8:00 am pour affronter une journée longue comme le bras. Mais je n'ai pas pu me resoudre a me coucher comme ca. Je suis quand meme allé dans le bar proche de la maison. J'ai discuté avec un roadie de Kylie Minogue , un danseur polonais , une pseudo modasse et un dee jay debutant.

Plutot irréel mais rafraichissant.

Et la je me retrouve comme un con avec uniquement quatre heures de sommeil en prevision et je m'en veux.
C. ne m'en veux pas de la distance , Im not like this all the time...

02/10/06 - 00:31

Down on my knees



A chaque fois que ma famille me fait la grace de leur visite, je me retrouve avec le ventre en vrac et la nausée. Je ne supporte plus leurs regards inquisiteurs et les phrases assassines.

Et quand ils quittent mon si joli appartement , j'ai les gencives en sang a force de serrer la machoire.
Ma copine L. est passée boire une Smirnoff et fumer un joint , nous avons papoté en ricain de tout et de rien , regardant mollement les sholas se tremousser sur du mauvais RnB a la télé. Je n'arrivais pas a lui exprimer mon malaise et j'ai tiré deux lattes sans grande conviction.

Une fois dans son taxi, je me suis refugié dans ma cachette enfantine preferée , le frigo , où j'ai pu me lacher et pleurer entre deux bouchées de nourriture dont je n'arrivais meme plus a differencier les saveurs tant je gloutonnais.

Apres une demie heure de ce traitement , j'ai fermé la forte metallisée et me suis trainé sur le canapé , pour essayer de reposer mon estomac tendu au maximum. Je regardais des navets où les gens etaient beaux et epanouis , sans problemes apparent.

Je me disais en fait que je devais etre frigide, en regardant le couple formaté semblant pousser des cris d'extase pendant le coit. Les seuls souvenirs que j'ai sont ceux de douleurs , de donner le change au maximum, de simuler histoire de convaincre l'autre , de tout faire pour qu'ils jouissent le plus vite et me foutent la paix, qu'ils ne me touchent plus.

Mon actrice essayait de me maquer avec un aspirant chanteur et cela m'enchantait moyennement de devoir me retrouver a des blind dates avec des wannabes en mal de gloire. Et Mr Big tentait de me revoir par tout les moyens.

Anyway...

01/10/2006

01/10/06 - 14:45

Save me from myself



Busy sunday. Le rythme est de plus en plus soutenu, la batterie de mon portable se vide a la vitesse de la lumiere. Pas de repos pour les braves. Mais je ne me plains pas, je suis plutot heureux d'avoir la tete occupée. Salutaire.

Deux heures au telephone avec Mr Big. Une autre erreur a accrocher sur mon tableau de chasse. Les memes joutes verbales inutiles. L'impression de gachis, sa joie de facade.
Il me dit qu'il est seul depuis moi , je ne le crois qu'a moitié , j 'ai envie d'y croire pourtant. Que je l'ai brulé aussi fort , que je ne sois pas le seul a y avoir laissé des plumes.

Il ne me demande rien mais je sens qu'il tisse sa toile. Je suis coutumier de ses petits jeux. Et la , j'avais envie de perdre , d'y retourner quitte a me reprendre une nouvelle gifle.
Mais je me suis ressaisi , j'ai terminé l'appel en lui disant d'aller se faire foutre et lui ai raccroché au nez.

Je n'ai meme pas pleuré.
En fait si, mais pas beaucoup ; ca ne compte pas...