J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

31/12/2006

31/12/06 - 18:56



AT SEVENTEEN
(Janis Ian)

I learned the truth at seventeen
That love was meant for beauty queens
and high school girls with clear skinned smiles
who married young and then retired

The valentines I never knew
The Friday night charades of youth
were spent on one more beautiful
At seventeen I learned the truth

And those of us with ravaged faces
lacking in the social graces
desperately remained at home
inventing lovers on the phone
who called to say – come dance with me
and murmured vague obscenities
It isn't all it seems at seventeen

A brown eyed girl in hand me downs
whose name I never could pronounce
said – Pity please the ones who serve
They only get what they deserve

The rich relationed hometown queen
marries into what she needs
with a guarantee of company
and haven for the elderly

Remember those who win the game
lose the love they sought to gain
in debentures of quality and dubious integrity
Their small-town eyes will gape at you
in dull surprise when payment due
exceeds accounts received at seventeen

To those of us who knew the pain
of valentines that never came
and those whose names were never called
when choosing sides for basketball
It was long ago and far away
The world was younger than today
when dreams were all they gave for free
to ugly duckling girls like me

We all play the game, and when we dare
we cheat ourselves at solitaire
Inventing lovers on the phone
Repenting other lives unknown
that call and say – Come dance with me
and murmur vague obscenities
at ugly girls like me, at seventeen

31/12/06 - 17:45

Different from what it seems



Je n'ai toujours pas allumé mon portable où une dizaine de messages doivent s'entasser lourdement.
Marre de pretendre comme hier soir où je faisais semblant de m amuser alors que j'essayais juste un peu de m'oublier.

J'enchainais les verres, esperant lacher un peu prise , voulant m'abandonner sous les stroboscopes et evacuant mes saignements par la transpiration. Je n'arrivais a rien dans ce marasme.
Personne ne me regardait , j'avais reussi a me rendre invisible , a moins que la carapace et le mur d'illusions que je m'etais créé ne fonctionnent a merveille.

Je revoyais leurs visages s'enchainer sur la toile de mes paupieres closes. Ceux qui m'avaient volé un peu de moi sans rien laisser en caution. Je m'imaginais ces dizaines de mains qui s'etaient aggripées a mes hanches , ces empreintes digitales qui avaient laissé leurs traces sur ma peau.
Je me rappelais les bleus au coeur, les trainées de sang sur mon corps quand il s'etait retiré, les premiers baisers , les regards complices et les reveils brumeux.
Tout se melangeait allegrement dans la spirale de mon esprit et mon corps fonctionnait en pilotage automatique.

Trop de reproches et de self discipline , j'etais mon pire ennemi. Toujours sur la breche, je ne me laissais rien passer.
Habitués aux reproches depuis toujours, je reproduisais ce modele sans cesse , ne m'accordant jamais aucun credit , ni aucune excuse. "Il faut toujours regarder plus haut que soi et essayer encore"

Cette phrase que j'avais entendu tant de fois dans ma jeunesse etait devenu malgré moi mon leitmotiv , et je voulais toujours prouver que je pouvais y arriver , que je n'etais pas le raté que tout le monde pensait.

Et les echelons je les ais gravis un par un , sans etre arrivé a ce sommet qui n'existe sans doute pas. Pas par envie mais par devoir. Et l'approche de mon anniversaire n'arrangeait rien , je voyais le temps filer a vitesse grand V et je me disais que je n'avancais pas assez vite , pas assez bien , pas assez haut.

J'esperais en secret qu'un jour j'arriverais a me defaire de ces chaines et que je me sentirais enfin libre.
Maybe tomorrow.

31/12/06 - 14:20

My life is just an image of a rollercoaster



J'ai juste envie de tout annuler , pas le courage de socialiser surtout les soirs comme ca. Je prefererais rester dans le confort de mon si joli petit appartement a me goinfrer de biscuits , seul, sans personne pour me souler.

Me connaissant , je vais une fois de plus faire ce que l on attends de moi , etre un bon petit soldat et venir faire mon show. Mais c'est pour la bonne cause.

Pendant ce temps la, mes exs cherchent tous a renouer contact , comme s'il y avait une deadline a respecter pour venir me faire chier de concert. J'ai laissé le telephone eteint et les ais bloqué sur msn ca me fait un break

30/12/2006

30/12/06 - 12:32

Im not sorry



A peine eveillé, je me dirige vers l'ordinateur et me colle une cigarette au coin des levres. Sur l'ordinateur , des dizaines de message de la PETA pour me dire que les gens qui portent de la fourrure devraient etre lapidés en place publique.
J'efface les messages un par un et enfile mon gilet en cashmere doublé de renard juste histoire de les emmerder.

Je suis plus que gavé de cette ambiance stereotypée et pleine de bons sentiments. Celle où tout le monde vous fait culpabiliser de ne pas etre comme un personnage de "Plus belle la vie", j'ai l'impression d'etre en pleine chasse aux sorcieres.

Ne pas fumer :c'est pas bien ca , ca rend tout malade et ca embete les gens autour
Ne pas boire :c'est pas bien , vraiment pas bien
Ne pas sortir tard le soir : les gens honnetes dorment a 22h30 apres un bon DVD et sortent uniquement le samedi soir
Ne pas gagner de l'argent :alors la c'est vraiment pas bien: salaud de riche!
Ne pas porter de fourrure : les pauvres betes ont le droit de vivre ( et souvent la personne qui vous sors ca mange largement ses cinq kilos de viande par semaine)
Ne pas etre looké : ca donne une mauvaise image de la communauté gay , rien ne vaut un bon look Celio pour disparaitre dans la masse.
Ne pas aimer Madonna, Mylene Farmer ou autre icone gay : ah bah non , il faut aimer Bjork c'est moins visible et tellement plus intelligent.
Ne pas avoir une deco trop elaborée : bah oui tu comprends Ikea c'est tellement joli et pratique.
Ne pas chercher une histoire stable : parce que tu comprends les homos ne peuvent jamais se stabliser et puis des qu'on peux coucher pourquoi se refuser autant de plaisir?

Oui je ne correspond en rien aux criteres ambiants et quelque part ca me rassure , je me dis que j'ai encore un peu de libre arbitre et que je n'ai pas encore succombé . Meme si je suis remplis de defauts , de felures et de faux pas , je me sens quand meme libre.

29/12/2006

29/12/06 - 09:20

Nowhere to be found



J'ai faim.
Pas envie d'engloutir histoire de compenser , juste faim. Cette sensation simple avait disparu dans les meandres de mon esprit tourturé et s'invite ce matin.

Je mangerais bien un petit pain au chocolat et aux amandes comme ceux que je devorais avec delice quand je sortais de l'ecole primaire. J'en ai encore le gout trop sucré sur les levres.
C'etait avant l'epoque tabac-alccol , où mon palais savait encore distinguer des gouts , avant l'anesthesie des drogues. Avant les crises d'anorexie où la nourriture devenait l'ennemi , un corps qui s'affine jusqu'a devenir invisible.

No regrets.

28/12/2006

28/12/06 - 22:39

Moods



Lové dans mon pull en cashmere XL , j'enchaine les cigarettes. Mais seule difference au tableau , mon verre est vide.
Je vais aller me coucher sans boire une goutte d'alcool. Grande premiere, n'ayant pas passé une nuit ces derniers temps sans etre au bord du coma ethylique. Et la, sans savoir pourquoi , je n'en ai pas envie.

Juste envie de me laisser porter par la musique et ne pas chercher a fuir pour une fois. Je me sens bien de me dire qu'un nouveau cycle va commencer. Ca me redonne espoir.
Je ne me rappellais meme plus du mot.

26/12/2006

26/12/06 - 20:06



La vie reprend , doucement embrumée.
Sans l'agression permanente du telephone et des hysteriques de la dead line.
Mes envies refont surface lentement et les larmes sont presque completement sechées. J'installe peu a peu ma decoration, branche ma nouvelle télévision, fume des cigarettes.

Ma banquiere m'a demandé pourquoi j'avais depensé autant d'argent en si peu de temps au vu du relevé d'activité de ma carte bleue.
Apres lui avoir retorqué qu'il s'agissait des cadeaux de Noel, elle repondit apres un long silence incredule. Elle laissa echappé un "Ah oui quand meme!" qui me fit doucement sourire.
Je les avais gaté, voire pourri mais je ne savais pas faire autrement. J'aimais leur faire des cadeaux sans mesure , juste pour leurs regards incredules.

Ca me faisait me sentir vivant.

23/12/2006

23/12/06 - 20:27

The Devil wears Prada but I feel better in my Chanel



Ces quelques jours d'introspection m'ont fait le plus grand bien. Je me sens ressourcé , pas gueri mais plus en accord avec moi meme.
J'ai repris enfin la decoration de mon si joli petit appartement et ai passé ma journée a jeter , a trier et a ranger dans la cave. J'ai été surpris de redecouvrir tant de choses , des photos dont je ne me rappellais pas, des sacs entiers de vetement dans lesquels je ne rentrais plus , des tableaux de famille que j'avais planqué dans un coin. Tout un univers que j'avais involontairement effacé de ma memoire.

Et j'ai envie de nouveau , de redevenir quelqu 'un d important et plus cette serpilliere alcoolisée qui se traine du canapé au lit avec un verre au passage.

Ca semble assez cliché en cette periode de resolutions sirupeuses mais je suis enfin dans la phase où je vais m'en sortir.
Le sms de P. n'y est pour rien. Enfin si un peu.

23/12/06 - 01:43

Im gonna be alright



J'essaie de faire la paix avec moi meme. Cette espece de rage interieure qui me consumait ces derniers jours semble s'eteindre comme la bougie qui trone sur mon bureau.
J'ai souvent besoin de rentrer en moi , de noircir mon ame et de m'enfoncer pour mieux remonter a la surface.

Des projets et des envies refont surface, je me surprends a tabler sur le futur , moi qui suis si passéiste.
Besoin d'un coup de menage dans ma tete et dans ma vie.

Et j'y arriverais.

22/12/2006

22/12/06 - 02:01

Avant que je ne sois plus moi...



J'ai rayé une fois pour toute Mr Big , je l'ai supprimé de toute forme de communication ; téléphone , Msn etc..
Et j'ecoute en boucle cette chanson ringarde qui m'avait tant marqué quand j'etais enfant et dont le clip a aussi mal vieilli que moi. Mais je l'aime aussi pour ca, pour cette melodie qui m'enchantait a l'epoque et pour les paroles qui trouvent un echo dans ma vie des années plus tard.


Et je suis seul. Je dois apprendre.

21/12/2006

21/12/06 - 16:21

I wait for the Good Lord to make me feel better



Je suis reveillé depuis moins de cinq heures et ce temps je viens de le passer a pleurer , sans trop savoir pourquoi , a ecouter en boucle la meme chanson qui me brise le coeur.
J'ai tiré les rideaux et je regarde lentement le ciel se voiler et le soleil s'eteindre. Mon portable sonne sans cesse sur le lit et je ne me leve meme plus pour aller stopper la sonnerie.

Le pire c'est que je ne sais meme pas pourquoi. Peut etre a cause de moi. Sans doute a cause de moi.
Il faudrait que ce vacarme dans ma tete s'arrete. Ne serait ce qu'une petite heure.


21/12/06 - 13:21



Reveillé par un coursier venu me livrer la trentieme bouteille de champagne que je recevais pour noel , je trainais devant l'ecran de l'ordi la cigarette aux levres.

J'apprehendais tellement de me retrouver coincé dans ma famille , comme quand j'etais plus jeune où je m'enfermais dans ma chambre esperant qu'a force de pleurer quelqu'un viendrait me sauver de tout ca. Mais personne n'est jamais venu et j'ai du me secourir seul.
C'est comme ca qu'on se forge une carapace , qu'on tend desesperement les mains mais que personne ne les saisis.

21/12/06 - 02:41

Not gonna cry




Sur le pola, j'avais l'air encore plus fatigué qu'a l'accoutumé. L'attachée de presse a rigolé en me reservant une enieme coupe de champagne. "Tu te reposeras quand tu seras mort! " gloussa t il.
Je n'ai meme pas relevé , j'ai envoyé un mini sourire a l'assistance et me suis saisis de ma coupe , alors que je n'avais pas forcement envie de commencer ma journée au Taittinger , meme millésimé.

Puis toute la journée j'ai laissé mon portable sur messagerie , pas envie qu'on ne vienne me prendre la tete. J'ai deambulé un peu dans les rues , le corps frigorifié dans mon manteau , essayant d'evacuer l'alcool de mon systeme nerveux. J'ecoutais "Two Star" d'Everything but the Girl , et regardais a peine les touristes s'emerveiller , preferant me laisser envelopper dans les nappes de violons que me deversait l'Ipod. Je me sentais seul , enfin un peu plus que d'habitude. Je jouais machinalement avec la bague que mon actrice avait glissé a mon doigt l'autre soir.

Nous nous etions retrouvés a la sortie de sa piece de theatre et je l'ai attendu patiement ,en sirotant l'enieme verre de la soirée . Les gens passaient par grappes , heureux de leurs sorties , dans des costumes chics et des sourires larges. Moi je grelottais dans mon pull Missoni et ma barbe naissante me grattait.

Lorsqu'elle est rentrée , le cheveux en pagaille et son look de rockeuse , le visage mal demaquillé en sortant de scene , je l'ai trouvé encore plus belle. Elle m'a lancé un sourire a travers la salle et est venue me rejoindre pour m'embrasser.

Sa peau sentait le lait demaquillant et le Chanel n°5 et il restait des traces de mascara le long de ses cils. Elle s'assit en face de moi sans me lacher les mains , plongea ses yeux translucides dans les miens.
Me voyant interdit et le regard fuyant , elle compris que je n'etais pas dans une forme olympique. Elle lacha mes mains pour s'allumer une cigarette qu'elle cala au coin de ses levres et commenca a fouiller energiquement les poches de son mini blouson en cuir usé.
Lorsque la cendre tomba sur la table elle sourit et repris ma main. J'ai sentis alors un morceau de metal glacé et je l'ai regardé ne comprenant pas trop.

Erykah Badu en musique de fond sussurant " U got me", elle m'ouvrit la main et jeta sa cigarette a peine entamée dans le cendrier debordant
Un simple anneau en argent , zebré de trois rayures noires. Je le trouvais si pur et si complexe a la fois.Elle me glissa la bague a l'annulaire et me sourit. "Comme ca tu auras toujours un peu de moi avec toi..."

Les larmes qui stationnaient aux bords de mes paupieres menacaient de prendre la fuite. Elle m'embrassa de nouveau , jeta une poignée de pieces sur la table et m'emmena loin dans la nuit des rues pour ne rien dire , juste lui serrer les mains , pour la sentir aupres de moi.

19/12/2006

19/12/06 - 11:19



Ce matin , je me serais bien mis a la drogue dure. Histoire de lacher un peu de pression. Dans ces moments la, je comprends mieux Mr Big et ses addictions.

Cette nuit alors que je ne dormais , je suis allé compter les vetements histoire de m'endormir.
11 manteau
32 vestes
27 pantalons dont 14 jeans.
86 tshirts
44 ceintures
25 paires de chaussures

et j'ai laché l'affaire quand j'ai essayé de compter les accessoires.
Et puis je me suis demandé a quoi bon cette accumulation de vetements. Histoire de cacher un corps que je n'aimais pas ou de me cacher tout court.

La plupart des gens me taxeront de superficiel , un psy dira que je suis acheteur compulsif , mes parents penseront que je suis hysterique.
Je pourrais me deguiser en victime de la société capitaliste mais j'assume tout.

19/12/06 - 02:45



Parce que parfois la vie se repete , comme une chanson en boucle.
Je sais que ca allait mieux et que je dois me battre pour que cela continue . Mais parfois, j'aime rester au fond de mon lit a ecouter des chansons tristes , souvent ringardes , pleines de clichés et de bon sentiments.

Et sous ma couverture en renard , je cherche un peu de reconfort , en me disant que ca ira un jour. Peut etre.

18/12/2006

18/12/06 - 18:24



J'ai filtré le telephone toute la journée , pas envie de leur parler, de faire semblant.
Je contemple la montagne de cadeaux que j'ai acheté pour Noel , cet etalage de sacs griffés , c'est aussi ignoble qu'une vitrine du Printemps.
Je me dis que j'ai depensé une fortune pour rien , pour essayer de compenser mes faiblesses et le fait que je ne me sentes pas a leur hauteur.

Comme tout les ans, ils ne parleront pas du fait que je sois le seul a ne pas etre en couple de la famille, cela ne fait que renforcer mon image de mouton noir. Ils pensent tout bas que c'est normal que je sois seul , apres tout je ne suis pas normal , j'aime les hommes. Je n'aurais pas du m attendre a avoir une vie personnelle normale.

Ils pensaient que ma vie n'etait qu'une succession de fetes qu'ils supposaient orgiaques , de palaces et de first classe. Une vision manichéenne.

Ils ne connaissaient pas les heures de travail, le stress , la crise de la page blanche comme tout les creatifs. Bref ma vie devait etre fergalicious.

S'ils savaient.

18/12/06 - 13:34



La semaine est deja commencée. Theoriquement.
J'ai laissé le telephone sonner dans le vide. Pas la force d'articuler.
J'allume une autre cigarette , ma volonté d'arreter a disparu en meme temps que N. Pas grave , je suis blindé. Enfin c'est que j'essaie de faire croire.

A force d'etre la pour les autres , de les aider , les ecouter , panser leurs blessures , je n'arrive plus a avancer. et chacun me grapille un peu plus chaque jour , le tout avec un joli sourire.
Seul J. essaye de me donner en retour , voyant tres bien que je m'etiole.

J'essaye de faire plaisir a tout le monde , leur donnant ce qu'ils attendent de moi. Je me retiens volontairement, pas le courage de me reveler , d'affronter leurs regards.
J'essaye de m'apprivoiser mais j'ai du mal a ouvrir la porte de la cage aux lions , je ne sais pas si j'y arriverais un jour.
Je me demande si j'aurais un jour le courage de briser l'armure et de devenir moi meme. Je les perdrais tous au passage

17/12/2006

16/12/2006

16/12/06 - 04:02



No news so far. Mais je m'en doutais , donc moins deçu que prevu.
Ca m'apprendra....

15/12/2006

15/12/06 - 22:00

Come as you are



A peine sept heures du matin , je me retrouvais dans les rues du vingtieme , completement perdu et surtout dephasé. La nuit regnait encore et la brume couvrait le terrain.
Emmitouflé dans ce grand pull emprunté dans son placard , je cherchais tant bien que mal mon chemin. J'avais peu dormi , ayant toujours du mal a dormir dans un lit etranger.
Dans l'escalator de la station Telegraphe , j'avais l'impression d'etre sous Special K , l'escalator etant incliné presque a quarante cinq degrés.

Je repensais a la soirée de la veille , dans ce bar approximatiff de Belleville , où des jeunes pseudos rebelles jouaient du rock experimental. Je sirotais mon verre attendant que N. n'arrive.
Puis a travers la vitrine glacée, je l'ai vu debarquer , le bonnet fermement enfoncé sur le crane et le sourire large accroché aux machoires. Mon coeur semblait ressentir un soubresaut.

J'ai bu a notre passé et lui ait fait l'eternelle crise de jalousie qui me caracterisait. Il ne disait rien , sourait de plus belle , de ses dents parfaitements carrées et parfaitement blanches.
Puis, n'ayant plus rien a perdre , ma dignité gisant au fond de mon verre de whisky , je lui ait dit que je voulais recommencer, qu'il ne m'avait pas laissé assez de temps pour faire mes preuves.
Que j'acceptais tout , qu'il soit infidele , ce qu'il voulait de moi , meme de m'arreter de fumer.

Il ne disait rien , continuant a sourire placidement. J'etais a deux doigts de lui jeter mon verre vide en pleine face histoire de lui egratigner sa gueule d'ange.
Il a juste glissé son auriculaire sur ma main et m'a dit juste oui.

Nous nous sommes engouffrés dans le metro pour rejoindre son appartement sorti des pages d'AD et je me suis endormi lachement dans ses bras.


14/12/2006

14/12/06 - 00:01

Dans la nuit parfois



J'ai pourtant essayé mais en vain. Je ne suis pas de ceux qui se melent , ceux qui sont a l'aise d'emblée , tout est forcé , tout est grossierement surjoué.
J. est dans l'avion de retour d'Asie et j'ai hate qu'il rentre , je suis un peu perdu sans lui , je regarde fixement mon telephone sans savoir qui appeller ce soir. J'ai envoyé un sms a N. mon ex mais je me suis trouvé ridicule.

Demain je dois recommencer la grande ceremonie des apparences et je sais que je dois m'accrocher c'est mon travail. La seule chose sur laquelle je puisse compter.
Je n'ai toujours pas pris le temps de m'occuper de mon si joli petit appartement et ca va rester comme ca les prochains jours.

J'ecoute en boucle Emilie Simon et je n'ai meme plus de vagues a l'ame. Je suis peut etre sec.
C'est pas grave apres tout.

11/12/2006

11/12/06 - 02:19

I believe I've suffered that much to become who I am



La nuit est deja tombée et je n'arrive toujours pas a trouver le sommeil. Mon si joli petit appartement ne ressemble plus a grand chose et je ne fais rien pour y remedier.

Mon actrice m'a appelé de Londres où elle est en plein tournage. Je pouvais entendre au loin les equipes techniques se mettre en place et sa petite voix couvrait a peine le vacarme. Elle me disait que je lui manquais. Et ca me suffisait.

Pensant a J. de l'autre coté de la planete, travaillant dans cette grande tour vitrée de Seoul alors que ma ville dormait, je restais la a regarder les rares lumieres allumées dans l'immeuble , ni triste ni joyeux. Juste la.

Et la vie avancait tant bien que mal.

09/12/2006

09/12/06 - 00:14

There's light even in the darkest places



Je cours apres la lumiere. Les journées se succedent que je n'ai le temps d'en saisir l'essence. Je passe d'un taxi a l'autre et d'un bureau anonyme a un studio encore plus anonyme.

D'un sens ca m'arrange. Mon si joli petit appartement devient juste une extension de mon travail , les cadres sont encores entassés dans un coin, pas vraiment envie de refaire la deco a une heure du matin.
Je decline les invitations , travaillant encore et encore plus. N'ayant rien a raconter d'autre , j'evite les conversations personnelles. J'evite aussi de penser a moi , ca ralentirait ma rentabilité.

Je me surprends a ressentir de moins en moins de choses, mes larmes se sont assechées par manque de temps.
Ca n'est peut etre pas plus mal.
Demain je fais deux boulots en meme temps , je pense que je vais froler l'overdose. A force de flirter avec tout ca , je vais sans doute m'effrondrer.
Anyway , ca semble aller plutot bien. C'est deja ca de pris.

07/12/2006

07/12/06 - 23:16

Wherever. Whatever.Have a nice day.




Parce que certaines fois , quelques images vous reviennent en plein visage. Et que l'on comprends que quelque part on est different mais identiques...
Anyway...


06/12/2006

06/12/06 - 03:20

From the top you can see so far



Je n'aime vraiment pas parler a mes exs. N. que je pensait sorti de ma vie et surtout de mon coeur, s'est mis en tete ce soir de renouer les liens avec moi.

Ca n'est pas vraiment ce dont j'avais envie avec lui. J'aurais preferé qu'il me fasse une declaration sirupeuse facon telefilm de l'apres midi sur M6. Avec les violons et les fondus-enchainés.
Au contraire , lui me parlait d'amitié , de partager des confidences entre potes.

Nous ne seront jamais "potes" , je lui trop donné pour ca , mon corps et mes sentiments meme si ca n'etait pas l'amour de ma vie
Anyway.

Je retourne dans mon lit essayer de retrouver cette salope de Morphée...

04/12/2006

04/12/06 - 23:14

I guess I'll try again tomorrow



Je me rappelle le baladeur-cassette gris que je serais dans mes mains gelées par le vent de decembre sur ce quai de RER. Je restais la a scruter l'arrivée du train de banlieue qui allait m'extirper de mon univers sans relief.
J'avais l'air d'un alien avec mes 55 kilos et mes joues creusées par les crises d'anorexie a repetition. Et je restais la, immobile, attendant ce train perpetuellement en retard. Une cigarette aux levres et le casque calé sur les oreilles. Je me disais que ca irait mieux un jour.

Les gens me devisageaient et je faisais mine de ne pas les voir. Mon Sony me deversait cette chanson de Silence 4 qu'une copine de fac m'avait copié sur cassette. Et a chaque fois qu'elle se terminait , j'enclenchais la touche rewind pour une fois de plus entendre cette voix qui arrivait a me rechauffer le coeur.
En l'entendant de nouveau , presque dix ans apres , je recherche encore ce son si distinctif , cet espece de craquement sur la bande piratée et le bruit de la cassette qui se rembobinait.

04/12/06 - 02:15

How would they know?



J'aimais avoir la tete de mon actrice sur les genoux. Dans ce sublime loft au coeur de Montmatre , nous avons parlé de tout et de rien. Je l'ai laissé parler de ces hommes qui lui brisaient le coeur et qui me brisaient le mien par la meme occasion. Je ne disais rien , essayant de contenir pour moi cette jalousie qui me rongait.

Je savais que ce qu'elle me donnait , ils ne l'auraient jamais. Cet amour pur et sans attente en retour , sans exigences et sans contraintes. Et mes doigts qui parcouraient sa chevelure , ils ne connaitraient jamais l'extase de cet amour sans limite.
J'etais bien avec elle a refaire le monde et a la regarder eclater de rire sous les blagues salaces. Elle levait de temps en temps la tete vers moi pour m'offrir son regarrd transparent et j'etais heureux. Sans contrepartie.

Et c'etait deja ca.


03/12/2006

03/12/06 - 19:13



Je trouvais ca drole de me retrouver vers cinq du matin dans ce rade minable rue St Denis , a essayer d'eponger l'alcool qui transpirait de notre organisme. Des paninis ecoeurants et des frites grasses en guise de petit dejeuner , nous hurlions de rire sous une avalanche de vannes pourries. C'etait assez decalé le melange entre les"tapettes sortie de boite" et les mecs style racaille qui trainaient dans le restau de nuit .

Pas d'animosité , de peurs ou de rejet. Chacun sa vie , chacun ses choix. Mais nous avons ri ensemble pendant un bon moment.
Je me sentais leger et insousciant, pas de boule au ventre, ni de crise d'angoisse. Meme C. , mon assistante, le remarquait. Elle me trouvait detendu.
Je ne pouvait lui en donner l'origine et je ne cherchais pas a comprendre.

J'avais dansé toute la nuit , ne me souciant pas du regard des autres , ne cherchant pas le prince charmant dans chaque regard qui croisait le mien. Que les mecs me regardaient ou pas , je m'en moquais. Je voulais juste du plaisir en bouteille, je me foutais du pourquoi-comment.

Je ne relevait meme pas les messages de Mr Big avec grande declaration a la clef. Je laissais ca au passé. Et beaucoup de choses au passage. C'etait peut etre ca le secret.