J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

11/02/2006

11/02/06 - 18:18




Days like this, I don't know what to do with myself
All day -- and all night
I wander the halls along the walls and under my breath
I say to myself
I need fuel -- to take flight --

And there's too much going on
But it's calm under the waves, in the blue of my oblivion
Under the waves in the blue of my oblivion

Is that why they call me a sullen girl -- sullen girl
They don't know I used to sail the deep and tranquil sea
But he washed me shore and he took my pearl --
And left an empty shell of me


Depuis que B. m'a quitté , je sors de ma reserve , je sors de moi meme , je ne suis plus moi meme.
Je m abandonne aux desirs d'autres , je suis une poupee aux yeux vitreux.
J'avance , assourdissant les warnings de ma conscience , je me laisse tomber dans le vide sans en mesurer les degats.
Comme il semble que mon coeur est un buisson d'orties , que personne n'approche sans le pietiner d'un pas decidé, j'ai decidé de le laisser sur le bord de la route.
Je leur laisse mon corps car c'est la seule chose qui semble trouver grace a leurs yeux.
Je fais un don a la science.

Depuis que mon coeur est dans le formol , mon corps est en promo.
Je me decouvre seduisant , attirant, sexy selon certains.
Alors je jette un voile sur mon ame , et je leur apporte ce qu ils desirent , je suis leur sex toy , sans en retirer la moindre satisfaction.
Je passe de bras en draps , tourbillonant , ecoutant leurs mots crus , leurs peaux salées, leurs bouches sur mon corps , le plaisir que je simule, les yeux mi clos et la tete renversée.

Et cette nuit j'ai recu Sunshine.

A ses yeux , je correspondais a un certain fantasme. Il mourrait d envie de me voir, de me toucher , de coller a ma peau.

A peine 18 ans , des cheveux blonds si epais.
Son corps long et ferme , ses muscles plats taillés par le foot.
Ses baisers maladroits , ses mains qui n'osaient pas effleurer ma peau.
La peur de mal faire.

Puis la veracité de ses yeux gris bleus. Son visage que je scrutais pendant son sommeil , je le trouvais si lisse. Pas une rayure , pas une marque.
Le reflet de mon miroir , meme dans cette nuit bleutée, me renvoyais les sillons que m avaient offert ces années de larmes , ces nuits d alcool, ces defonces salvatrices.
Son silence.
Ses yeux interrogateurs quand il a franchi la porte.

Je l ai regardé prendre la petite cour de l immeuble , tapi dans la chaleur de mon si joli appartement. Je le voyais dans son baggy de velours et son sweat a capuche.
J'ai eu un petit soupir en me disant que je lui avait offert une jolie parenthese dans sa vie apparement complexe mais dont je n avais pas voulu connaitre les details.

Puis seul dans mon appartement ecoutant "Tidal"de Fiona Apple , 1997, je me suis revu a son age , des reves pleins la tete , de la couleur , de la musique.
J'ai souri a celui que j ai été et j ai trinqué a celui que j aurais pu devenir.






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