Deux jours d’excès , deux jours de grand n’importe quoi.
J’ai lâché la pression , je me suis surpris a vivre et a me laisser vivre.
Deux jours sans larmes , sans blues tenace a regarder le ciel par ma fenêtre en attendant que cette boule décide de quitter mon ventre.
Sans savoir pourquoi, sans l avoir décidé. J’ai juste laissé faire.
De la musique non stop , mes oreilles saturées de bpms , du son coulant dans mon corps , chaloupant ma démarche , déboitant mes hanches.
Les yeux mi clos , les stroboscopes au fond de mes rétines, je savourais , je m’évadais.
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Puis il y avait N.
Ado tardif au corps d’homme , les épaules larges et les yeux innocents.
Ses mains sur mes hanches que je dansais assis sur le bar avec mes copines , hurlant « Please don’t say your sorry !! », ma main dans la poche de son manteau lorsque nous remontions l’avenue de l’Opéra , le petit déjeuner qu’il m a amené au lit juste pour me voir sourire.
Je ne sais pas où cela me mène et je m’en contrefout.
Dans deux jours je serais peut être redescendu , assailli de doutes existentiels et d’angoisses plus vibrantes les unes que les autres , des frayeurs sur mon compte en banque facon rollercoaster , des larmes pour ma carrière équilibriste.
Mais là , mon corps est fourbu de courbatures , mes cheveux en bataille et mes rides de fatigue aux coins des yeux me donnent plutôt envie de rire.
Je prépare mon rendez vous énorme de demain lové dans mon pull Missoni , une clope accroché sur mes levres gercées , le remix de Kylie Minogue par Mylo comme toile de fond , et je souris aux etoiles.