Pour tromper mon ennui , je suis devenu escort l'espace d'un week end.
Un bel americain de passage a Paris avait envie ou besoin de compagnie pour lui montrer la ville lumière. Je me suis paré de mes plus beaux atours , le sourire factice et la tendresse facile.
Plutot beau garcon , il ne devait pas avoir besoin de ca mais apparement il avait cette manie de tout controler , juqu'aux personnes qui l'entouraient.
Riche et puissant , il semblait sorti d'un soap de debut d'apres midi , mais il etait plutot agréable. Main dans la main dans les rues de la Rive Gauche , je l'ai accompagné dans les magasins de luxe , les cafés pseudos intellectuels. Une legere bruine , sa grand main serrant la mienne, mes eclats de rires calculés au recit de ses souvenirs. C'en etait presque romantique.
Puis les bars du Marais pour le coté "gai- paris", ses yeux scrutant la salle pour finir par se reposer sur moi car comme j'etais un employé , je ne risquais pas de le rejeter.
Pourtant ce magnat de la television americaine aurait pu ramasser n'importe quelle idiote sans problemes mais c'est moi qu'il avait acheté.
Puis nos quelques baisers plutot chastes devant le Bon Marché sous les yeux outragés des bonnes âmes , un peu plus long devant son hotel quatre etoiles.
Je ne l'ai pas rejoint a sa chambre , je n'avais pas envie de son corps , pas envie de me salir un peu plus. Et lui ne le desirait pas vraiment. S'il avait voulu une pute , il en aurait commandé une.
Ce qu'il voulait c'etait un semblant de romance , l'impression de ne pas etre seul au monde , ne serait ce que pour quelques heures.
Puis aujourd'hui , je l'ai ignoré , laissant mon téléphone sonner sans jamais repondre , le rappellant uniquement vers minuit en pretextant avoir oublié mon téléphone chez un ami et ne l'avoir recupéré que recement.
Il m'a demandé ce qu'il devait faire pour l'argent qu'il aurait du me verser le dernier jour et je lui ai repondu que je n'en avais pas besoin et qu'il devrait le donner a une association quelconque.
Son argent ne m'importait pas , j'avais juste envie de m'evader de moi ne serait ce que quelques heures , de materialiser cet ami imaginaire pour traverser Paris a ses cotés.
L'ami imaginaire a rejoint son monde et n'en sortira plus.
18/04/06 - 02:55
C'est singulier comme histoire! Vous y avez trouvé votre compte un peu tous les deux, l'argent n'était qu'un pretexte :)
A force de vivre dans un monde artificiel (gouverné par le fric, ok) ce type ne peut plus avoir de vie normale. C'est étrange et interessant. Mais faut le voir en vrai pas à la tévé je suppose, pour réaliser vraiment ce que c'est.
alexander-beetle