Une cigarette apres l'autre , je laisse s'eteindre les heures et observe la bataille de la vie en mon sein. Je me dis que la vie est courte et que je risque de la perdre sans meme en avoir gouté les fruits.
Ces douleurs sourdes dans ma poitrine m'inquietent un peu , esperant ne pas suivre la grande tradition familiale de l'infarctus avant 35 ans.
Cet organe si etrange et mysterieux qui a son fonctionnement propre sans meme penser a me demander mon opinion.
Je me rappelle ces nuits où doucement il cessait son office , lentement , les pulsions ralentissaient , les alveaoles ne s'ouvraient plus et cette impression d'etre sous l'eau , les buits etouffés , la chaleur rassurante , transition du passage.
Puis l'impulsion , l'instinct de survie qui poussait a tenter un dernier souffle liberateur qui faisait repartir la machine. L'air expulsé comme un cri de nouveau né , puis les battements rapide comme dans les films muets quand le heros devait accelerer la cadence pour rattraper son retard.
J'espere un autre jour , meme noir ; apres tout seul le destin decidera de ma nuit.
Seulement sentir de nouveau ce coeur battre de la belle facon , pour quelqu'un et pas uniquement pour alimenter la machine.