You can call me a sinner
Lové dans mon maxi gilet en eponge blanc, je trainais dans l'appart , une clope vissée au coin des levres , le cheveux hirsute et le jean trop lache.
La musique au fond des oreilles , je tentais de redonner forme a mon appartement. Les dernieres semaines de travail acharné avait plutot ruiné l'etat de la deco et la il fallait un peu reprendre le dessus.
"Seven days" de Mary J Blige pour rythmer ma nonchaleance , je preparais mollement mon sac de voyage. Je devais aller dans la maison de mes parents et cette vision ne m enchantait que tres partiellement.
Je n'avais pas envie de me justifier a chaque mouvement , etre obligé de maitriser mes sautes d humeur et ma vie chaotique , mes cigarettes par dizaines et le telephone en permanence. Mais je me devais de le faire , sacrifier mon temps libre pour ecouter les jeremiades des uns et des autres.
Cette nuit ma copine L. m'a appellé pendant qu'elle shootait pour Macy's a Seattle et j'etais heureux d entendre sa voix rassurante "Everythin's gonna be ok , babyboy..."
Et ca m'a suffit pour m'endormir.
Puis au reveil je n'arretais pas de penser. Penser a des gens.
Qui ne le meritait pas. MisterBig et les autres.
Puis penser a ceux qui le meritaient et que je ne verrais pas.
Maxouuu , Pheel , LaLimonadeBleue, Alexander_Beetle , tout ces gens que je ne connaissais pas vraiment mais donc je suivais des fragments de vie et qui, quelque part, composaient mon quotidien.
Je pensais aussi que je devais prendre rendez vous pour mon masque au collagene a Bruxelles et que j'avais oublié la masseuse hier
Que j'avais besoin d'une manucure et de vingt heures de sommeil supplementaire.
Anyway...