And all the stars were just like little fishes
Il est dix heures du soir et je continue mon grand tri par le vide , un verre de whisky a la main. C'est approximatif mais ca avance quand meme. J'ecoute encore et toujours Jewel et je commence a pleurnicher. Je suis comme ca , je chouine en ecoutant Jewel.
Je me connecte sur msn sans grande conviction , histoire de regarder les gens vivre. N. se connecte et se mets a me parler. Je n'avais pas de ses nouvelles depuis notre breve histoire l'hiver dernier.
Il sent que je ne vais pas bien et j ai du mal a lui expliquer. Je le sens concerné , je trouve ca rare.
Une heure plus tard , je me trouvais dans le taxi qui m'emmenait chez lui. Je sentais le White musc et le tabac , la radio defoncée de la vieille Mercedes deversait un flot de violons et je regardais les lumieres de Pigalle se refleter dans la vitre.
Il m'attendait en bas de son immeuble , plus beau que jamais. Je jetais l argent sur le siege passager sans prendre ma monnaie , je voulais sortir.
Il m' a serré dans ses bras et m'a dit "Viens ca va aller..."
Puis nous sommes rentrés dans son appartement , une espece de grand espace zen , epuré mais chic , sorti tout droit du magazine AD.
Il tamise la lumiere , allume des bougies et mets de la musique douce. Je me deshabille et m'allonge sur le ventre et il me masse doucement , longuement. Je peux sentir la bonté dans la pulpe de ses doigts qui parcoure mon corps.
Puis il se deshabille et me rejoins sous les draps et me serre avec tendresse en passant la main dans mes cheveux. Les caresses se sont intensifiées mais nos levres ne se touchaient pas de peur de rompre le charme. J'avais l'impression qu'enfin je faisais l'amour et que tout ce que j avais pu connaitre avant n'etait que de vulgaires baises.
Nous avons continué a nous aimer dans la penombre , nos corps juste eclairés par les lumieres orangées de lampadaires de la rue.
Ce matin , il m'a souri au reveil , s'est levé et habillé sans hate. Sorti de l'appartement moins de dix minutes , le temps pour moi de fumer une de mes precieuses Marlboro par la grande fenetre.
Il est revenu pres de moi et a posé ses deux grandes mains sur ma nuque pour me detendre et m'a dit que le petit dejeuner etait sur la table de la cuisine.
Des pains au chocolat.
Puis je l'ai regardé se doucher pendant que je finisais ma viennoiserie. Il m'a souri et s'est habillé, pret a partir.
Nous sommes sorti dans le matin frais et sommes monté dans le metro , sans presque nous parler. Lui toujours avec son petit sourire et moi rougissant comme un ado.
Le wagon tanguait beaucoup et j'aimais sentir le contact de sa cuisse contre la mienne.
Quand le moment de changer de ligne est arrivé pour moi je me suis permis un "On dine ensemble cette semaine?"
Il m'a souri de nouveau fais un signe de tete pour approuver , puis je suis descendu sur le quai , Moloko chantait "I want you " et la journée commencait.
22/08/06 - 14:24
Joli texte... j'entends presque Carrie Bradshaw en voix-off ;-)
jazzhead