Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
(mis à jour mercredi 21 janvier 2009 à 19:20)

02/09/2006

02/09/06 - 17:58

The shades and shadows ondulate in my perception



La journée avait ete une succession interminable de coups de fils , de reunions inutiles et de palabres. Je n'avait pas pu me poser plus de dix minutes consecutives mais je devais quand meme mettre le dernier coup de collier pour enchainer sur ce diner de boulot qui ne m enchantait guere.

Pourtant je faisais l'effort de me looker , de me preparer malgré l'appel de mon canapé et de mon plaid , mes deux meilleurs alliés pour les soirées cocoonin.
Direction le huitieme pour cet hotel si branché où j'avais une table qui m'attendait , je passais sur le champs devant des jeunes breakers et je les trouvais triste a essayer de se la jouer New York 1984.
Mon baggy etait decidement trop long et j'avais la plus grandes des peines a me tenir droit et a ne pas embrasser le bitume par une pirouette.
Je profitais du petit trajet pour debrifer mon assistant sur la semaine a venir , bref le boulot continuait.

Je rentrais dans le hall tapissé de violet et passais negligement les hotesses habillées comme des pseudos mannequin Gucci et le chef de rang m'emmena a ma table.
La , une jolie brochette de modasses m'attendait , passablement emechés. Un peu de champagne , un peu de homard , on rigolait bien. Je donnais le change ,negociant des contrats entre deux anecdotes de boulot et des discussions passionnantes sur les piercings et les tatouages.

N. est venu me rejoindre pour le dessert , je le trouvais plus beau que jamais et mes yeux brillaient comme si j'avais un gramme de coke dans chaque narine.
J'etais fier de le presenter aux gens de mon boulot , j'aimais sentir sa main sur ma jambe pendant que je developpais mes grandes theories.

Vers minuit, tout le monde decidait d'aller boire un verre en club et nous avons quitté la grande salle , moi tenant la main de N. devant les bourgeoises inteloquées.
Perdu dans mes pensées , je ne m'etais meme pas rendu compte que quelqu'un arrivait dans ma direction et je l'ai percuté dans l'epaule. Je lui ai lévé mon fameux regard de bitch et il a semblé destabilisé .Puis j'ai repris mon chemin vers la sortie.
A ce moment l'attachée de presse de la soirée m'a aggripé en miaulant " Mais tu viens de defoncer l'epaule de Lionel Richie!!!" et moi de lui repondre "Ah? pas bien grave... et puis je prefere sa fille..."

Nous avons eclaté de rire et nous sommes dirigés vers le club.

Comme dans les films , nous sommes passés devant la foule agglutinée et avons franchis la corde de securité sous les yeux agacés des wannabes qui pietinait deja depuis un moment. On nous as installé dans le carré Vip et les bouteilles sont arrivées rapidement , N. me tenant toujours la main.
Je rayonnais de le savoir a mes cotés , je gloussais avec une autralienne ivre morte a la table attenante et je me sentais bien.
Apres quelques dehanchements sur les dernieres daubes RnB, j'ai pris la tangente avec N. et nous avons pris un taxi pour rentrer.

Arrivés chez moi , nous sommes rentrés dans la cabine de douche et N. a commencé a me savonner doucement , lentement ,je me sentais si bien. Il m'a embrassé comme on ne me l'avais jamais fait , le jet brulant de l'eau se melant a nos bouches, je ne touchais plus terre.

Ce matin quand il est parti , je dormais encore , je me rappelle juste sa main dans mes cheveux et ses levres sur mon front. J'ai ouvert peniblement un oeil et je l'ai vu me sourire: "Je te vois tout a l'heure mon coeur..." Puis je me suis effondré de nouveau , l'esprit apaisé...

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