Lorsque le reveil a sonné a cinq heures ,je ne savais plus si j'avais dormi, j'etais completement perdu. Une douche rapide pour se debarasser des marques d'oreiller, une petite creme violente pour faire degonfler le visage bouffi de tristesse ,une tenue bien sentie et je claquais la porte.
Les rues encore faiblement eclairées par les lampadaires , je marchais d'un pas pressé , ne voulant pas arriver en retard.
Dans le metro , j'etais surpris de ne pas etre si seul. Le wagon plein a craquer de femmes de menages , de clubbers aux oreilles bourdonnantes , de touristes arrivés trop tot dans la capitale et visiblement desorientés. Moi au milieu , je me tenais droit comme la justice , histoire de ne pas m'effondrer sur le sol. Un remix de Madonna dans les oreilles pour me garder eveillé, je n'en menais pas large.
A peine arrivé devant la chaine de television où je devais travailler de si bon matin , je suis resté sur le trottoir desert le temps de griller une cigarette , devisageant ce building de verre si dessiné , contrastant avec les rues sales et les bennes debordant d'ordures.
Je n'avais meme pas la force de raler , trop ecrasé par la fatigue et la melancolie qui m'envahissait d'etre sans nouvelles de N.
"Rien ne dure au dessus de la ceinture"
J'ai jeté le megot au sol , et ai expulsé la derniere bouffée d'air vicié, eteint mon ipod et sorti mon badge, puis je suis rentré dans l'arene , un sourire factice aux levres.