Nowhere to run , nowhere to hide
Comme a chaque fois que je vois mes parents , je navigue toujours entre l'envie de pleurer , l'envie de hurler et celle de fuir. Je retenais de ne pas craquer et de les envoyer chier devant l'immensité de leurs reproches a moitié couverts. Le diner avait été une epreuve , avec en supplement une chanteuse neo realiste qui se prenait pour Carla Bruni, meme filet de voix mais l'emotion et la frange en moins.
J'ai du faire face a tout ca sans me demonter pour leur annoncer que je faisais un petit break a New York. ils ont failli s'etrangler avec leur champagne mais n'en ont pas rajouté une couche , comprenant que j'allais leur exploser dans les doigts.
Lorsqu'ils sont enfin partis , je me suis retrouvé seul dans mon si joli petit appartement , avec une crise de boulimie au bord des levres , histoire de calmer ma fureur interieure. L'ecran de television deversait un flot continu de gens sublimes et plastiquement heureux. Je voulais me defouler sur ce que je trouvais de comestible , le tout entre deux sanglots.
Apres un court moment d'hesitation avant de me lancer dans mon entreprise , je realisais qu'une fois de plus je me detruisais et que ca n'etait pas ce que je voulais. Je me suis arreté, ai rangé les aliments dans le frigo et rangé le desordre de la cuisine.
J'ai resisté.
Et ca j'en suis fier.
16/09/06 - 04:08
Il est important d'être fier de ce qu'on fait, m'a t-on dit.
kubrart