Its gonna take a little while
Reveillé par la mini tempete , je n'arrivais pas a decoller mes paupieres et restais dans un semi coma. J'envoyais un texto brumeux a mon assistant pour qu'il se debrouille sans moi , je n'allais pas etre de bonne humeur.
Une fois les elements calmés , j'ai rejoint mon actrice pour le café du matin. Elle rentrait a peine d'un festival et elle etait bouffie de fatigue , les cheveux attachés a la hate mais elle m'offrit son plus beau sourire lorsque je la rejoint.
Elle vit rapidement que je ne debordais pas de joie de vivre et elle m'embrassa de nouveau et posa sa main sur ma jambe. Nous sommes restés la un bon moment , sans dire grand chose ; juste emerger tout les deux dans le vrai monde.
Puis nous avons un peu parlé boulot histoire de ne pas reouvrir nos blessures , sachant tres bien que l'autre souffrait autant.
Nous avons ensuite repris nos vies de robots workoholic en se separant par un baiser.
La gorge me brule, je ne savoure meme plus la fumée de mes Marlboro mais je continue a les enchainer , histoire de m'occuper.
Pourtant j'ai travaillé sans relache meme si j'ai l'impression de ne jamais en faire assez. Perpetuel insatisfait , c'est assez agacant pour les autres je m'en rends bien compte.
Un jour on m'a un peu rabroué en me disant que je me complaisais dans cet etat et envoyé les paroles de Jump de Madonna pour illustrer le propos. Effectivement.
Mais c'est dur de s'en sortir seul; pas impossible , juste dur.