Too strong for too long
Crise d'angoisse du matin , paralysante et hurlante. Comme un robot j'ai essayé d'enchainer les elements de ma preparation , douche , clope , consultation des mails , mais je sentais que la machine s'enrayait. Mon estomace se nouait de plus en plus et meme la musique de Vive La Fete n'arrivait pas a me distraire.
Envie de vomir , le sol se derobait sous mes pieds.
Des larmes pleins les paupieres , je fermais la porte de mon si joli petit appartement. Je tentais une technique de respiration pour ne pas m'effondrer devant les inconnus. Arrivé devant l'arret de bus , ma respiration se faisait haletante , la sueur perlait sur mon front et j'avais peur de tomber en syncope en pleine rue. Le bus est arrivé et je n'ai pas pu decoller mon regard de la tole luisante.
Puis il est parti sans moi. J'ai fait alors demi tour et je suis rentré dans mon immeuble. Les larmes glissaient le long de mes joues de facon autonome.
J'ai envoyé des mails pour annuler mes rendez vous de la journée , raccroché mes habits de lumiere dans le placard et enfilé un gilet doublé de fourrure pour retrouver cette sensation infantile de reconfort , comme quand j'etais triste et que je me refugiais dans les jambes de ma mere et que je sentais le contact de ma joue contre son manteau de renard, j'avais l'impression que plus rien ne pouvait m'atteindre. Je voulais juste retrouver ce sentiment.