Down on my knees
A chaque fois que ma famille me fait la grace de leur visite, je me retrouve avec le ventre en vrac et la nausée. Je ne supporte plus leurs regards inquisiteurs et les phrases assassines.
Et quand ils quittent mon si joli appartement , j'ai les gencives en sang a force de serrer la machoire.
Ma copine L. est passée boire une Smirnoff et fumer un joint , nous avons papoté en ricain de tout et de rien , regardant mollement les sholas se tremousser sur du mauvais RnB a la télé. Je n'arrivais pas a lui exprimer mon malaise et j'ai tiré deux lattes sans grande conviction.
Une fois dans son taxi, je me suis refugié dans ma cachette enfantine preferée , le frigo , où j'ai pu me lacher et pleurer entre deux bouchées de nourriture dont je n'arrivais meme plus a differencier les saveurs tant je gloutonnais.
Apres une demie heure de ce traitement , j'ai fermé la forte metallisée et me suis trainé sur le canapé , pour essayer de reposer mon estomac tendu au maximum. Je regardais des navets où les gens etaient beaux et epanouis , sans problemes apparent.
Je me disais en fait que je devais etre frigide, en regardant le couple formaté semblant pousser des cris d'extase pendant le coit. Les seuls souvenirs que j'ai sont ceux de douleurs , de donner le change au maximum, de simuler histoire de convaincre l'autre , de tout faire pour qu'ils jouissent le plus vite et me foutent la paix, qu'ils ne me touchent plus.
Mon actrice essayait de me maquer avec un aspirant chanteur et cela m'enchantait moyennement de devoir me retrouver a des blind dates avec des wannabes en mal de gloire. Et Mr Big tentait de me revoir par tout les moyens.
Anyway...