Im not myself at all
Confortablement installé au bar du Plaza , je parlais strategie avec mon ami P., nouvellement promu directeur de communication d'une grande maison de couture. Autour de nous , de jeunes heritieres se soulaient au champagne millesimé sous les regards libineux de Russes a la fortune plus que louche. Les serveurs beaux comme des dieux semblaient glisser sur les lambris centenaires , allant et venant , un plateau en argant dans la main gauche.
Je degustais mon habituel whisky coca, mais le coeur n'y etait pas vraiment. Je ne sais pas pourquoi ce spleen stupide tentait une nouvelle attaque.
P. remarquait que mon humeur s'embrumait alors que j'enchainais les cigarettes. Il me demandait si c'etait parce que Mr Big refaisait surface. Je n'eu meme pas a repondre , il lisait en moi comme dans un livre ouvert. J'avais l'impression que toute la salle le pouvait.
Nous avons regardés les deux enormes Libanaises surliftées et boudinées dans leur tailleur Chanel taille 42 essayer de s'encastrer dans le joli fauteuil club en cuir choco a la table attenante. Nous avons eclaté de rire et cela a dissipé le malaise qui s'installait en moi.
Il a passé un main paternelle sur mon epaule et serré tres legerement pour me transmettre son affection et son amitié silencieuse. De l'autre il a fait signe au pseudo mannequin en costume noir de nous remettre une tournée.
17/10/06 - 16:09
On dirait du B.E.Ellis sans talent
alter