J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you" Je mange : light Je bois : du whisky-coca as usual.... Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton Je pense : a la personne que je devrais etre Je rêve : a la personne que je devrais devenir (mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)
Reveillé par les sonneries ininterrompues du telephone , j'emerge peniblement de la couette et m'allume une cigarette. Il est tard , trop tard. Hier pour oublier un peu ma solitude, j'ai deambulé avec mes amis insomniaques pour echouer dans un bar a la devanture anonyme , où un homme d'une soixantaine d'année jouait de la musique kabyle. L'air etait empesé de fumée et de vapeurs d'alcool. le comptoir sentait la mousse de biere versée a la va-vite et le cendrier froid.
Nous etions tous un peu melancolique comme si le moment se pretait a ca. Nous parlions peu , nous concentrant sur l'alcool se frayant un chemin dans nos veines, histoire d'anesthesier nos nevroses. La tele accroché au dessus du bar deversait son flot d'images sans interet et l'homme continuait a jouer.
Quand je me suis retrouvé dans mon si joli petit appartement , j'ai regardé la montagne de chose qui m'entourait , ce que j'avais accumulé au fil des années et des crises de surconsommation. Je me disais que je m'etais egaré , que j'avais fais fausse route.
La vie n'etait pas une succession de tickets de carte bleue et de goddie bags. Tout ca ne m'apportais rien, une fois l'excitation du moment , comme celle d'un gamin qui ouvrait ses paquets le matin de noel. Seul le fait de deballer le cadeau etait enivrante , la mini montée d'adrenaline quand je dechirais le papier argenté. Les cadeaux restaient morts ensuite , vidée de leur subtance magique.
Un prozac comme petit dejeuner , je m'enfoncais dans mon propre cliché. Une cigarette de plus et les volets restaient clos. Les messages s'accumulaient sur le repondeur et je ne trouvais pas la force de leur repondre.
Je me demandais si cette rage que je contenais en moi allait enfin sortir ou si je viendrais a maitriser une fois de plus le ressenti.
Le masque que je porte chaque jour m'attend bien sagement dans l'entrée , pret a etre enfilé avant la sortie dans le grand monde. J'allais de nouveau pretendre etre quelqu'un que j'inventais de toute piece au fur et a mesure, comme en pleine improvisation. Le metteur en scene a du oublier d'ecrire mon texte.
Essaie de monter sur la première marche vers la connaissance de toi. Pas la connaissance que tu penses avoir de toi jusqu'à maintenant, parce que visiblement c'est pas vraiment ça... Tu dois te gourer mon vieux. Chaque marche est une découverte. Parfois, on fatigue de monter, car les marches ne sont pas de taille égales. Mais bon, moi j'dis, ça vaut le coup d'essayer. Vraiment. Bisous.
23/10/06 - 13:31
Essaie de monter sur la première marche vers la connaissance de toi. Pas la connaissance que tu penses avoir de toi jusqu'à maintenant, parce que visiblement c'est pas vraiment ça... Tu dois te gourer mon vieux. Chaque marche est une découverte. Parfois, on fatigue de monter, car les marches ne sont pas de taille égales. Mais bon, moi j'dis, ça vaut le coup d'essayer. Vraiment. Bisous.
kubrart