La tete dans l'etau , le repondeur affiche complet. Pas envie d'ouvrir ma gueule , la gorge serrée.
Les volets restent clos et je repousse l'echeance. Je devrais travailler depuis longtemps mais le prozac ne fais pas effet et je n'arrive pas a decoller de ma chaise.
Au sol , des courriers , lettres et invitations eparpillées. J'ecoute des guitares grasses resonner contre les murs immaculés de mon si joli petit appartement. Je me dis que je ne suis pas celui qu'on croit. Je suis sans doute pire.
Je suis censé etre en pleine ebullition creative mais je suis completement vidé de toute substance , incapable de produire une chose potable , rivé au sol par mes propres gemissements.
Meme pas envie de croiser quelqu'un , de me laisser toucher une fois de plus. Je me laisse glisser et je me fous des conseils en tout genre.
J'ai juste envie... non en fait pas d'envie c'est peut etre ca le noeud du probleme.
Je fume sans discontinuer comme s'il s'agissait de mon oxygene. Alors que ca m'ecoeure.
J'ai envie de peindre les murs en noir et de dormir un bon mois. Comme la Belle au Bois Dormant , qu'on me reveille quand ca ira mieux.
14/11/06 - 22:52
ca commence à devenir répétitif. C'est presque de la complaisance. A mon avis, tu devrais arrêter de rassasser les mêmes pensées. On croit toujours que c'est n'importe quoi, mais en changeant de refrain on arrive à changer de point de vue. Là, je suis tenté de dire que tu cherches ce que tu critiques. Comment veux-tu que cela change si tu répètes les mêmes choses, fais les mêmes choses, vois toujours les mêmes personnes ? Un temps, cela s'appelle une déprime passagère, compréhensible, difficile à vivre, mais dont on se sort, souvent plus fort. Longtemps, c'est too much. Vas-tu au cinéma ? Lis-tu des livres ? Sors-tu voir d'autres amis ou t'en faire d'autres ? Sors-tu pour aller discuter plutôt que chercher l'amour de ta vie, la consolation de ta nuit, te noyer dans l'alcool, ne plus savoir ce que tu as fait, mais savoir que c'était mal ? Le "mal" a petite dose ne fait pas de mal. Perpétuellement, c'est une volonté.
Et puis, pourquoi est-ce que je ne lis jamais de volonté de t'en sortir ? D'analyse sur les moyens de t'en sortir, les raisons qui te mettent dans cet état ?
Tu comprends ? Ce n'est même pas une question d'être bien ou pas, intelligent ou pas, c'est une question de savoir ce que tu veux VRAIMENT. Et cela n'est certainement pas avoir un mec : nous le voulons presque tous. Ce qu'on veut vraiment ne peut pas passer par les autres, mais par soi d'abord.
Long discours moraliste ? Je ne crois pas. Si tu penses que c'est le cas, j'en serais déçu, mais c'est parce que je t'aime bien. Mais secoue-toi.
Je suis un peu direct, mais je crois que si tu réponds non à toutes mes questions précédentes, c'est que tu ne fais pas d'effort.
Ne m'en veux pas.
kubrart