J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

27/02/2007

27/02/07 - 22:33

Confusion is nothing new



Enfermé en moi meme , les quatre murs de mon si joli petit appartement comme seul rempart contre le monde.
J'ai rangé par ordre alphabetique les boites de calmants que je compilais dans un sac Hermes. Il y avait de quoi faire un joli suicide , meme pas une tentative. Ca m'a fait sourire.

J'ai tenté de me regarder dans un miroir meme si j'avais envie de vomir quand je devais affronter mon reflet. Je n'ai pu voir que mes yeux , et j'y ai vu le meme regard perdu que mon grand pere avant qu'il ne tente de mettre fin a ses jours.
J'ai eu un frisson me disant que l'heredité n'etais pas une bonne chose.

Je me demandais dans quelle direction j'allais et combien de temps cet etat aller durer. J'ai envie , j'ai besoin de rester seul.
Loin de cette pression du travail , de mes exs qui tentent un come back uniquement pour me sauter.

Je devais me trouver, comprendre ces douleurs sourdes , accepter de regarder la verité en face et ne plus me noyer dans mes addictions.
Mais c'etait tellement plus facile de se laisser sombrer, de calmer les peines et les hurlements par un cachet ou de l'alcool. Ce travail sur moi etait plus que necessaire mais j'avais peur de commencer et de perdre pied completement.

Je ne voulais pas me retrouver dans un institut ou dans ces therapies de groupe pathetique. Je devais grandir.

Et c'etait difficile.


27/02/07 - 15:35

Change the channel



Je me sens comme anesthesié , j'ai envoyé mon assistant pour me remplacer et ai fait decaler les rendez vous importants, histoire de ne pas perdre mes clients.

Une crise de boulimie en guise de dejeuner et un debut de migraine pour seul dessert. J'ai pas vraiment envie de repondre au telephone qui couine toute les deux minutes sur ma table basse.
J'ai pioché deux cachets dans l'armoire a pharmacie , on verra bien l'effet.

Je n'ai envie de rien, je me sens vidé de toute substance apres ces journées a creer artificiellement du glamour. Je me sens de plus en plus immonde et j'ai des nausées rien d'imaginer sortir dans la rue et affronter les gens , encore plus en periode de fashion week.

A chaque fois que j'ai fini un shooting , je me sens comme une merde , dans le down le plus complet et c'est de plus en plus dur de remonter la pente. Je ne sais pas en fin de compte si mon boulot me tire vers le haut ou ne fais que m'enfoncer un peu plus dans ma propre psychose.

J'aimerais m'endormir et me reveiller dans une autre vie , dans un autre corps , dans d'autres circonstances et ne plus etre ce zombie qui fait semblant de vivre alors que je suis deja mort a l'interieur.

Ca ira mieux demain.
Peut etre.

23/02/2007

23/02/07 - 13:37

Surreal Life




Dans ce restaurant anonyme , toute l'intelligentsia de la mode et de la finance se cotoyait sans complexes. A notre table , une photographe allemande figurant dans le top 5 des plus grands du monde, une creatrice americaine ultra hype , un heritier du petrole saoudien , un gigolo venu du texas et moi au milieu de ce beau monde.

Pas de devanture tapageuse , pas de decoration facon Costes , rien de la typologie du lieu branché. Et pourtant les gens se battaient pour avoir une table. Des corteges de voitures avec chauffeur, deposaient des gens sublimes et griffés des pieds a la tete , les filles portaient leurs rivieres de diamants comme des colifichets H&M.

La nourriture etait simple mais succulente , l'alcool coulait a flot et tout ce petit monde trouvait ca follement "St Germain 1950". On riait des anecdotes polyglottes , on disait du mal de pleins de gens , on trinquait : la vraie vie , quoi.

Entre deux, des contrats etaient signés d'une poignée de main , des milliers d'euros a la clef et personne ne trouvait rien a redire. le jazz deversé par la sono dernier cri noyait le tout dans des nappes de saxo. La fumée plongeait l'endroit dans une sorte de brume acre et je ne voulais pas partir.

Je me retrouvais au milieu de tout ca comme un gamin le matin de noel devant le sapin , n'osant pas ouvrir les paquets de peur que la magie ne s'evanouisse.

Puis le taxi est venu me chercher pour me ramener a ma réalité.

22/02/2007

22/02/07 - 09:56

Hell is round the corner



Deux jours sans boire , c'est deja une petite victoire pour moi.
J'essaie de remettre un peu d'ordre dans ma vie et c'est loin d'etre facile. Tellement de tentation , de moments de pression , d'envies de s'ecrouler.
Ca va peut etre ne durer qu une semaine mais ca sera deja ca de pris.

J'ai noirci les pages de mon agenda avec des reunions , des rendez vous , des shootings , histoire de ne pas me retrouver seul face a moi meme. Je sais bien que cet equilibre est tres precaire et que je peux m'effondrer au moindre probleme. De toute facon , je ne reglerais pas tout ce merdier d'un coup de baguette magique.

J'essayais d'eviter ma famille au maximum , sachant qu'ils avaient le don de me faire rechuter dans les dix minutes. Alors je communiquais facon troisieme millenaire : sms , msn , email. Le contact restait froid et distant , ca me protegait cette barriere.

Je devais continuer.
C'etait vital.

19/02/2007

19/02/07 - 00:30



parce que parfois certaines melodies trahissent nos emotions plus que des mots...

18/02/2007

18/02/07 - 22:43

The show is over , say goodbye...



Deprime mode Repeat.
Je suis tellement soul que j ai fait tomber sur le sol la carafe en cristal qui contenait mon precieux whisky.
Cette carafe etait un cadeau de mariage de mes parents et je l'ai fait tombé parce que je voyais double.

Je me rends compte que je ne suis qu une merde et que ma mere n'as pas forcement tort que je suis sans doute le raté qu'ils imaginent tous.

Je regarde les morceaux de cristal eparpillés sur le parquet. Je me dis que je suis incapable de garder une jolie chose sans la salir , je ne suis que destruction et lynchage. Mon corps est secoué de soubresauts de larmes et j'ai envie de dormir pendant des années.

Je voudrais que ca s'arrete , je voudrais retrouver cette sensation de securité, cette absence de questions et de doutes que je pouvais ressentir lorsque je m'endormais paisiblement dans les bras de M. Big.
Je regarde le rasoir qui traine sur la table basse et je me dis que je devrais en finir avec cette mascarade, arreter de me plaindre et eteindre une derniere fois la lumiere.

Mais je n ai meme pas ce courage , celui de franchir la ligne d'arrivée.

Je suis trop merdeux pour ca. Ou trop romantique.
J'attends ce fils de pute de prince charmant qui viendra me sauver meme si je sais parfaitement qu'il ne trouvera jamais l'adresse de la maison.

Le plus pathetique dans cette histoire c'est que chaque metre de mon appartement est couvert de miroir , histoire de me renvoyer ce physique que je hais et cette personne que je meprise.
Je dois etre plus maso que je ne l'imaginais...

18/02/07 - 20:52

Im not an addict



Des reproches a peine voilés , des critiques sur ma prise de poids , sur la decoration de mon salon et la tenue de mon appartement, des complaintes et de la culpabilisation a gogo. Bref une visite de la famille.



Et moi je me retrouve avec la nausée comme compagne et la bouteille comme echappatoire.
Mon corps part en lambeaux , usé des années d'exces , d'anorexie ,de boulimie , d'alcoolisme et de medocs en tout genre.

J'ai du prendre un rdv en urgence avec le dentiste de mes copines mannequins. Du travail soigné et de la morphine en cadeau surprise. un taxi m'attendra discretement dans la cour histoire que toute l'avenue Montaigne ne me surprene pas avec le visage tumefié par les soins du gentil docteur.
Je lui demanderais au passage s'il peut s'occuper de la reduction de la machoire et de la lipposuccion des joues que je veux faire.

Il parait que c'est affreusement douloureux mais les anti douleurs camouflent bien les sensations et apres une ou deux semaine , le visage prend 70% de sa forme definitive.

Je me demande quand j aurais le courage d affronter mes peurs et de ne pas les recouvrir du voile de l'addiction.
A Geneve, ils adoraient mon coté so frenchy , la clope au bec et un verre des cinq heures de l'aprem. Ca m'a permis de decrocher de futurs contrats.

Qu'en sera t il quand je serais redevenu clean et que je ne serais plus que moi , cette personne si timide et si mal a l aise avec les autres?




Je m'en sortirais sans doute , je devrais ajuster le tir. Reapprendre beaucoup , prendre sur moi encore plus.
Maybe that's a lie.

17/02/2007

17/02/07 - 23:58



Je me sens encore completement decalé. J'ai du mal a revenir a la realité.
Apres deux jours enfermé dans ce palace de Geneve , a faire des caprices de divas et a flamber la carte bleue des autres.
C'etait tellement agreable de se sentir important , que tout le monde vous sourit et vous flatte dans le sens du poil. Où l'oeil se pose toujours sur quelque chose de joli , où la nourriture frole la perfection , où l'alcool coule a volonté.
Juste une signature a poser en bas d'une fiche de papier.
J'aimais bien le va et vient du personnel dans ma chambre ,m'apportant un room service a quatre heures du matin ou s'occupant avec zele du changement de mon billet de train et le tout avec une discrete voix et des pas legers.

Et la je me retrouve dans mon si joli petit appartement, completement apathique , comme vidé de quelque chose. Presque soulagé.
Comme si cette plongée hors du temps et de la realité m'avait rafraichit les neurones.

C'est deja ca.

14/02/2007

14/02/07 - 23:36



Tout le monde rentre en rehab en ce moment , ca semble etre a la mode de se racheter une bonne conduite et une nouvelle morale.
A la place, j'ai recuperé une bouteille de whisky qui trainait chez J. et elle me servira de diner.

Je dois me lever dans quelques heures pour aller vers Geneve et je n arrive pas a me resoudre a boucler mes valises. Apres tout je m en fous, je cacherais mes yeux boursouflés derriere de gros verres fumés et essaierai de somnoler en ecoutant Emilie Simon.

Et je ferais semblant comme d habitude...
Anyway.

14/02/07 - 00:30

Gonna carry big things if you know what I mean



Soul comme a mon habitude j ai quand meme reussi a negocier des contrats entre Paris et NYC. Le tout au restaurant avec plus d'un gramme cinq dans le sang.
Je n'ai pas reussi a parler J. de ce que j'avais sur le coeur, de ces couronnes d'epines que je portais en permanence.

Demain je me leverais a l'aube pour affronter une nouvelle journée qui se finirait a coup de whisky comme les precedentes et les suivantes.
Et jeudi je trainerais dans la suite de mon palace a Geneve que m'avait reservé la production et j'exploserais le budget mini bar comme d'accoutumée.
Et c'etait ma vie. Plutot cool , indeed...

12/02/2007

12/02/07 - 10:57

Runaway



J'ai envie de m'enfuir. De tout laisser en plan.
Je vois deja la scene.

Le portable sur la table basse du salon, l'ordinateur eteint et les volets clos. Un petit sac avec le strict minimum.
Pas de photos , ni d'objets transitionnels. Pas d'Ipod avec les chansons qui me renvoient a tout ces moments de merde. Des vetements sans marques ni logo , pas de show off.

Plus personne pour me mettre la pression , plus ce sentiment d'etouffer face aux demandes incessantes de mes clients et du milieu. Je recommencerais peut etre a respirer normalement?

Au lieu de ca , je vais y aller un plus fort , me retrancher en moi meme et continuer sur la lancée. Les migraines reviendront , plus douloureuses, et je ferais semblant de tout controler.
Beaucoup pensent que je vais droit dans le mur , que je suis en train de m'eteindre. Ils n'ont pas forcement tort.

J'attends qu'un declic se produise et je ne sais si ca va arriver rapidement. L'alcool me detruit a petit feu et je me dis que les AA pourront m'aider. Il me faudra le courage d'y aller et d'affronter les regards. Une fois de plus.

Chaque jour est une bataille pour ne pas tout arreter. J'essaierais de voir le soleil se lever demain.

12/02/07 - 03:12

This is hardcore



Encore une demie bouteille a mon actif, mon ami P. m'a proposé de m'accompagner aux A.A.
Je n'ai pas su quoi lui repondre , alors je suis resté interdit.

Dans son bel appartement du 9eme , nous avons philosophé sur l avenir de la mode et le notre par la meme occasion. Nous avons dressé des black lists , des hot lists, bref nous avons donné de l importance a des choses futiles.

Il semblait vraiment s inquieter pour moi et n'en demordais pas. Il s'imaginait une fin a la Anna Nicoles Smith pour moi , m'ecroulant dans mon propre vomi apres une overdose de cachets

Ca semblait le scenario le plus probable.
Mais je suis encore la pour le moment.

11/02/2007

11/02/07 - 02:43

I'd rather be dead than being caught fat



Une demie bouteille plus tard, je n'arrive toujours pas a trouver la paix. Je me sens tellement enorme que je me retiens de ne pas plonger mes doigts dans ma gorge pour me faire vomir.



Je ne supporte plus le reflet du miroir. J'essaie de ne plus lever les yeux vers les surfaces reflechissantes qui m'entourent. Je me retiens de regarder les photos ou je faisais 55 kilos pour 1,75m, où mes os ressortaient sous les vetements et où je me sentais si leger. Où je me sentais enfin en adequation avec le monde qui m entourait.



Je donnerais n importe quoi pour retrouver cette sensation de legereté mais je n'ai pas la force de recommencer. Je suis trop pris par mon alcoolisme. L'alcool et les medicaments me font grossir , et je ne peux faire tout en meme temps. Je ne peux pas maigrir et m'abandonner dans l'alcool en meme temps.

Alors je me cache dans des vetements taille 40 alors que je faisais une taille 34 avant. On m'a proposé du crystal meth , la derniere drogue a la mode a Los Angeles , qui permet de maigrir a la vitesse de l'eclair. Je n'ai pas encore dit oui , et je ne sais pas combien de temps je saurais resister a la pression autour de moi , pour retourner dans les standards.

Gotta stay strong...

10/02/2007

10/02/07 - 22:36

And the world can look so sad



Mon si joli petit appartement sent les roses blanches et le tabac blond. Je ne sais plus trop si la nuit s'en va ou si elle fait son entree. J'ai passé la journée a dormir artificiellement et je ne regrette rien.
Le telephone debranché histoire de me debarrasser des emmerdeurs de tout poil. Mon diner restera composé de liquide si possible alcoolisé.



Je regarde uniquement des programmes americains , histoire de me convaincre que je ne suis pas vraiment ici et maintenant , que je suis enfin dans mon condo a Los Angeles. Ca me permet de rever encore a cette vie idealisée et m'empeche de sombrer completement. Je ne suis pas vraiment ici. Enfin dans ma tete.



J'hesitais encore a passer le coup de fil au chirurgien car je savais qu'une fois que j'aurais mis le doigt dans l engrenage , je ne saurais pas m'arreter et que les consequences seraient irremediables. Que si je commencais a refaire mon visage et mon corps, je ne pourrais pas revenir en arriere.
Et j'avais encore peur de franchir le pas.

Cuz y're in Hollywood.

10/02/07 - 14:06

What about me?



Je repensais a une scene dans "Seeking Desperatly Susan " où Madonna descend du bus et vas se changer dans les toilettes publiques ,devant les yeux medusés des meres de famille en transit dans la gare routiere.
Je me dis souvent que j'aurais du avoir le courage de fuir mon environnement pour essayer de vivre par moi meme , ressntir cette liberté d'etre le seul maitre aux commandes.

Mais j'etais trop paralysé par la peur de l'inconnu et mon education bourgeoise n'avait fait qu'enfoncer ces convictions que je en devais pas devenir un marginal. Dumoins en apparence.
Tant que pour le reste du monde je serais un workaholic , travaillant non stop pour satisfaire les ragots de l'entourage famillial, tout resterait dans le bon ordre.

Mais où etaient mes envies dans tout ca?

Je ne me reconnaissais meme pas. J'etais devenu un etranger et les conflits internes ne cessaient d'augmenter dans mon cerveau torturé. En plein dans mon propre film. Plutot un mauvais telefilm.

Anyway

10/02/07 - 00:43

Internal affairs



Apres une longue journée, je me suis effondré sur le canapé , une cigarette mourant dans le cendrier.
La television restée allumée deversait son flot d'insanités en continue et la batterie de mon portable avait rendu l'ame.

J'etais epuisé mais je me sentais un peu mieux. J'ai gobé deux pilules au passage histoire de ne pas avoir une montée trop rapide, je voulais rester dans cet etat cotonneux.
J'avais beaucoup donné de moi, m'obligeant a creer plus que d'habitude , me rendant malade devant la page blanche. Mais cela valait le sacrifice.
Ma carriere decollait vraiment et ca me suffisait pour remplir ma vie.

Je me disais que tant que j'aurais ca, je pourrais survivre. Cette sensation d'etre desiré, admiré , envié ; je ne vivais que pour ca en definitive.
Pas besoin de mec dans cet horizon , le travail etait la. Et j'etais tellement crevé que quand je ne bossais pas , je m'effondrais de fatigue.

J'esperais juste que ca allait durer encore longtemps car je ne sais pas si j'arriverais a gerer l'inactivité sans rechuter dans la pire des depressions.

07/02/2007

07/02/07 - 23:28

Stupid bitch



Je sais tres bien ce que pense la plupart des gens a mon sujet. Dans 50% des cas , ils me detestent ou me meprisent, 40% me craignent et 10% m'admirent.
Tous s'imaginent que mes blessures sont imaginaires ou superficielles et que je devrais etre content de ce que j'ai, de voyager en premiere classe et de trainer dans des palaces.
Mais tout n'as pas toujours été comme ca , j'ai connu les menaces des huissiers , le ventre qui criait famine quand le portefeuille etait vide et la faim qui tenaillait le ventre.

Pour l'instant je porte des vetements de grands couturiers, je dine en permanence dehors, je me deplace en taxi et ne compte jamais. Pour l'instant.
Mais ce ne sera pas toujours comme ca.

J'ai eu l'americain au telephone et je me suis libéré , lui ai dit que j ai aimé etre dans ses bras et qu'avec lui j'avais envie d aller plus loin.
Il n'a pas eu peur et ne s'est pas enseveli dans de grandes excuses , il m'a dit qu'il voulait me revoir. J'avais envie de pleurer au telephone et de me jeter dans un taxi pour le rejoindre mais je me suis retenu.

Je ne veux pas lui faire peur , enfin pas tout de suite.

Et si c'etait le bon? Je ne sais meme pas si je veux le savoir...

06/02/2007

06/02/07 - 21:33

Never enough



J'essaye de refreiner mes instincts les plus bas. L'alcotest qui bat des records , je m'empeche de sortir de chez moi et de m'abandonner a des inconnus. Je sais que ca ne m'apportera rien qu'un peu plus de bleus a l'ame et des cicatrices sur le corps.

J'ai plutot envie de courir sans regarder en arriere , ne plus penser a tout ca. De ne plus penser a moi.
Deux pilules pour la route, deux de plus pour sombrer.



Ma discussion virtuelle avec S. m'a fait du bien meme si je ne suis pas le plus expressif du monde. Je suis resté dans la nacre de ma coquille, souriant au téléphone pour donner le change. On me disait chanceux , voire meme talentueux d'avoir une telle carriere. Je ne trouvais pas ca suffisant.

On ne m'avait jamais appris a me contenter de peu. Question d'education.J'avais essayé de communiquer avec ma mere au telephone mais en entendant sa voix pleine de desespoir au bout de la ligne, je n'avais pas osé me confier une fois de plus.

Je n'y arriverais sans doute jamais et je devais m'habituer a ce mutisme malsain ente nous. Je devrais m'exprimer a travers d'autres gens , envoyer des messages codés qu'ils ne dechiffreraient jamais.
Et mes cris resteraient silencieux devant leur refus d'affronter la realité. Et tout ces crepitements de flashs n'assecheraient jamais mes larmes.

Je dois m'en sortir seul. Completement seul.


06/02/07 - 11:17

Fuck the pain away



Cerné par les garcons tous plus beaux les uns que les autres , les pupilles dilatées , je regardais les lasers s'affoler dans les petits miroirs des boules disco accrochées au plafond.

Un enieme verre, sans doute celui de trop et je me suis demandé ce que je faisais la. Je ne ferais jamais partie de leur clan , ceux qui reussissent tout , qui ont le sourire avantageux et l'oeil aguicheur. Et de realiser ca, que malgré tout mes efforts , malgré la chirurgie et les artifices , je n'aurais pas cette beauté naturelle qui fait qu'on se retourne sur vous.

J'avais envie de fuir, de partir tres loin de tout ca, de cet etalage de muscle et de sexualité aggressive. Je voulais etre loin , a l'abri dans mon cocon fait de bar d'hotels et de taxis, protegé de cette realité odieuse.
J'ai pris mon sac et mon manteau au passage et j'ai deguerpis au plus vite sans prendre le soin d'embrasser mes amis. J'ai poussé la porte du bar et ai commencé a partir d'un pas rapide. C. essaya de me retenir mais j'etais deja loin , lui criant que j'avais besoin de rentrer.

Je n'ai recommencé a respirer rapidement qu'une fois la porte de mon appartement fermé a clef. J'ai un peu pleuré , juste histoire de vider le trop plein d'emotions. Deux pilules et un verre ; mon rythme cardiaque redevenait normal.
Presque



04/02/2007

04/02/07 - 17:19



A chaque fois qu'ils quittaient mon si joli petit appartement, je sentais les larmes me monter aux yeux et l'irrepressible besoin de me jeter sur de la nourriture. Et a chaque fois je me sentais un peu plus minable.
Le moindre psy de bazar comprendrait la relation evidente entre mes parets et ma realtion malsaine avec la nourriture.

Et de voir mon gros visage bouffi d'alcool s'etaler sur Fashion Tv ne m'aidait pas vraiment a me sentir mieux.
Au fond , tout etait lié avec l'amour, celui a donner et celui qu'on aurait du recevoir. Ce vide en moi resultait des differences de niveau.
Je donnais ce que je pouvais , plus que je ne devrais et le retour etait minime.
Et les larmes ne suffisaient pas , les anti douleurs inefficaces et l'alcool temporaire. Je me demandais comment je me sortirais de ca. Il n'y avait sans doute pas de reponses.

04/02/07 - 03:19

Save me from myself



J'avais aimé dormir dans les bras de l'Americain. Sentir son torse se soulever sous les draps avait la faculté de me detendre , moi qui passait ma vie a stresser.
J'aimais le regard qu'il couchait sur moi , guettant mes reactions , essayant d'anticiper mon plaisir , ajustant la vitesse de ses mouvements, la dureté de ses paroles.

Par trois fois , il m'avait donné du plaisir , une sensation rare.
J'avais envie de lui hurler que j'avais besoin de lui , besoin qu'il ne me serre dans ses bras , qu'il me protege contre les demons de mes nuits.
Mais j'etais resté silencieux , preferant expulser des soupirs de satisfactions et des gemissements de plaisir.

Je me sentais un peu different aujourd'hui , plus calme ,sans doute apaisé. Il m'avait au moins apporté ca.
Meme si je ne devais jamais le revoir sans doute.

Who Knows?

03/02/2007

03/02/07 - 13:23

For a change



Au petit matin, je regardais la vie s'animer dans les rues, mollement , sans precipitation.
Je n'avais meme pas froid , ma veste ouverte et le polo mal reboutonné. Mon Ipod me deversait des nappes de violons et je deambulais dans les rues du 18eme cherchant le chemin du retour.
Je ne savais pas vraiment ou j'etais et ca n'etait pas si important.

J'avais encore sur moi l'odeur de l'Americain, je sentais encore la brulure de sa barbe sur ma joue et j etais bien.
Une cigarette au bord des levres ,jelevais les yeux vers l'etendue de beton et de pierre et je trouvais Paris a mon gout.