J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you" Je mange : light Je bois : du whisky-coca as usual.... Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton Je pense : a la personne que je devrais etre Je rêve : a la personne que je devrais devenir (mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)
Je n'y arrivais pas hier. Pas la force d'aller vers les autres, enfermé en moi meme. Mon portable me servait de bouclier. J'envoyais des sms qui n'arriveraient jamais et j'ecoutais mon propre silence au milieu de brouhaha.
J'avais bien compris que je n'avais pas ma place et j'essayais de ne pas m'enfuir en courant.
Je n'avais pas forcement envie de faire la fete apres ca, mais ne sachant jamais resister a l'appel , j'ai accompagné C. Et la , je me suis defoulé, dansant toujours plus fort, sans me soucier des autres.
J'aimais bien le melange des genres , pas de sentiments d'etre sur un marché aux bestiaux. Juste des gens qui voulaient danser et s'oublier.
Et c'est ce que j'ai fait.
J'ai a peine remarqué le depart de C. et de sa conquete, je continuait a m'abrutir , de l'alcool dans le sang et des decibels dans les oreilles. Je me suis retrouvé a sympathiser avec des gens etranges , un homme d'une trentaine d'année en nuisette et basket reebok, une lesbienne qui fait de la télé et une jeune comptable qui n'avait d'hetero que l'appelation. Notre petite equipe a poursuivi la soirée a faire des allers retours entre la piste de danse et le bar , a se moquer des fifilles qui venaient s'encanailler dans le milieu , a refaire le monde.
Vers 5 ou 6 heures, je ne sais meme plus, j'ai laissé la troupe en plan en glissant un baiser sonore a la lesbienne et suis sorti de la boite la veste sur les epaules.
Je regardais autour de moi, esperant trouver un taxi. Je n'y ai vu que du vide, mon propre vide. Et j'ai commencé a marcher.