J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you"
Je mange : light
Je bois : du whisky-coca as usual....
Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
Je pense : a la personne que je devrais etre
Je rêve : a la personne que je devrais devenir
(mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)

15/01/2007

15/01/07 - 03:44

We won't save you



Un dernier pour la route.
Comme on dit dans les bars de quartiers. Sauf que je suis seul et que je me dis ca a moi meme.

Je ferais bien un bond en arriere dans les années 90. Avant la defonce , avant toute cette merde. Quand j'avais encore des reves et des espoirs.
Où je me projetais dans un futur hypothetique fait de sourires rose bonbon et de vinyls eclatants.Où je n'aurais pu etre celui que je suis aujourd'hui.

Je m'imaginais alors que l'argent et le statut social combleraient les lacunes de mon enfance. Qu'ils effaceraient les douleurs de mon pere absent et de ma mere castratrice.
J'aurais vecu Avenue Montaigne avec un homme qui m'aurait aimé. Un visage lisse comme une mer d'huile et un mini-chien au bout de la laisse. Et ma vie aurait ete plus glamour que celle de Madonna.



Mais la realité m'a rattrapé ,violente comme une grenade. Mes reves se sont evanouis dans une bouteille de whisky bon marché.
Pourtant il semble que j'ai tout pour etre heureux.

Sauf que je me hais.
Le probleme le plus profond doit venir de la. De ma propre haine.
Je suis tellement alcoolisé que je ne me rends meme plus compte de ma propre decheance. Je pretends ne pas voir mon visage bouffi par l'alcool et mes mains qui tremblent quand approche 17h.

J. a essayé tant bien que mal de me consoler et de me soutenir mais il ne peux me sauver contre gré. Et pourtant je reve encore d'etre delivré.
Mais je dois accepter que personne ne viendra me delivrer , que je ne suis pas une princesse de conte de fées, mais juste un pauvre type qui doit survivre a ses propres blessures , a ces meutrissures qu'il s'inflige seul et dont le monde n'a rien a foutre.





Et demain je ferais comme si de rien n'etais , je meriterais presque un oscar pour mon role de composition, pour ce role de working girl plus que credible. au sourire carnassier et a la replique si juste.
Je deambulerais au milieu des dorures et des miroirs sans teints, evitant mon propre reflet de peur de voir cette accumulation de complaintes vaines. Je serais l'homme de paille que tous attendent.




Je n'ai meme pas envie d'avoir de boyfriend, je voudrais juste que quelqu'un me montre la voie , que cette personne me prouve que tout ceci n'est pas vain et que je ne suis pas inutile.
Et que je merite ma place au meme titre que les autres.

Cette personne ne viendra sans doute jamais et je devrais apprendre a me passer de tout ca. De cette main rassurante sur l'epaule. De cette figure paternelle qui fait que les nuits sont moins noires et plus courtes , celle qui fait que le croque-mitaine reste sous le lit sans tanter de m'aggriper.




Et demain je serais celui que je pretends etre 24/7. Et tout le monde se prendra au jeu. Je continuerais a tisser ma toile veneneuse , les laissant rentrer dans mon jeu le sourire aux levres, ils ne se rendront meme pas compte qu'ils sont manipulés , faisant partie d'un plan plus grand que leur simple petite personne.

So I take my good fortune.

commentaires

15/01/07 - 17:34

Don't give up my friend!

16/01/07 - 08:23

Exprimer sa douleur c'est le premier pas vers la guérison.

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