J'écoute : Madonna "Devil wouldn't recognize you" Je mange : light Je bois : du whisky-coca as usual.... Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton Je pense : a la personne que je devrais etre Je rêve : a la personne que je devrais devenir (mis à jour dimanche 20 avril 2008 à 19:16)
Enfin de retour dans mon si joli petit appartement apres quatre jours d' "exil". J'avais emigré chez J. pour des raisons de boulot et j'ai presque eu l'impression d'etre en vacances.
La solitude se faisait plus discrete et le manque de Prozac etait gerable. C'etait tellement bon de ne plus se retrouver face a un ecran plat comme seul compagnon.
Meme si nous avons vraiment travaillé comme des mules , les heures s'enchainaient comme dans les clips video, je me sentais presque desirable grace aux petites retouches sur mon visage par le talent de maquilleur de J.
Adieu cernes violacées et bonjour bonne mine... Nous faisions dressing commun et les courses etaient plus un pretexte pour glousser qu'un vrai ravitaillement. De taxis en bars , on ne cessait de rire , flambant la carte gold comme si la vie n'etait qu'une succession de bonnes choses.
Avec lui j'ai reussi a enfin me mettre nu devant quelqu'un sans etre ivre mort ou completement defoncé. Comprenant qu'il n'y aurait jamais de jugement et certainement pas de desir , j'ai decouvert ce sentiment de liberté assez nouveau.
J'ai juste eu plus de mal samedi quand j'ai du me confronter a la realité. Lorsque le mannequin est arrivé , je me suis retrouvé face a mes complexes et j'ai pris en pleine face mon manque d'assurance legendaire. Je cherchais un defaut dans son apparence , lui qui ne portait qu'un mini maillot de bain cachant moins de 15% de son corps. Et je n'arrivais pas en trouver.
Ses traits etaient d'une regularité rare , comme calculés par ordinateur , des yeux bleu glacier et des dents blanches parfaitement alignées. Je ne parle meme pas de son corps dont les courbes donnaient des suées a toute l'equipe.
Quand il nous a dit qu'en plus il faisait de brillantes etudes , je suis allé me refugier dans la cuisine de l'appartement. J'essayais de refouler les larmes mais je ne maintenais le barrage qu'au moyen d'efforts intenses.
Puis j'ai craqué , j'ai ouvert la petit placard bas de la cuisine et j'en ai extrait la bouteille de whisky qui semblait m'attendre la sagement. J'en suis servi un large verre et j'ai coupé avec du coca glacé. J'ai descendu le verre goulument , essayant de ne plus penser a tout ca.
J. est entré a ce moment la et n'a pas osé me demander pourquoi je buvais en cachette a quatre heure de l'apres midi. Il a juste passé ses mains autour de mes epaules et m'a dit qu'il etait la si j'avais besoin de parler.
Je n'avais besoin que de ca. Nous sommes restés un petit moment comme ca sans rien dire ,ma main agrippée au verre de cristal.
Une fois que C. le mannequin surhumain , inhumain, etait enfin retourné a son monde ideal , j'ai pu reprendre un peu le cours de ma vie et nous avons continué le tourbillon de la fete , enchainant les verres et grignotant du jambon de parme , riant aux eclats sur les ragots qu'on deversait et dansant sur de la mauvaise musique.
02/04/07 - 08:04
texte très bien paragraphé :)
rollingeyes