Give me a reason
Quand j'etais dans la boutique Chanel cet apres midi , mon esprit s'est dissocié de mon corps et je me suis vu.
Au milieu des vendeuses acariatres, je deambulais avec J. a la recherche d'un cadeau pour ma mere. Je me trouvais grotesque avec mon baggy Lagerfeld et ma chemise Cavalli trop ouverte sur mon torse amoché. Et la carte bleue flambait a la vitesse où je voulais oublier ma souffrance. Je ne me suis pas trouvé tres desirable avec mon air suffisant , mes cernes mal camouflées par le maquillage et le petit bidon que je tentais de dissimuler sous ma chemise.
Les salons feutrés de la rue Cambon ne sont pas des soutiens psychologiques fiables. Il sont juste la pour nous faire oublier la realité , la laideur de la vraie vie. Ce coté cru et sans pudeur que les gens affichent te jetant leur bonheur au visage en s'embrassant goulument a l'angle d'une rue.
Et je me retrouve avec ma ceinture a cinq cent euros boudinée sur ma taille et je me dis que ca n'a rien changé , ca a juste occupé quelques minutes de ma vie. Le verre se vide regulierement , sans brusqueries, je serais peut etre soulage cette nuit . Qui sait?