Don't forget to breathe
La nuit de samedi , mes amis sortent. Ils parlent fort , rigolent , boivent sans limites. La musique est assourdissante et les converastions limitées a une serie de bon mots. Ils se dehanchent un peu sur de la musique commerciale ,flirtent un peu et continuent de rire comme si le lendemain ne devait jamais arriver.
Je ne suis pas avec eux. Rivé a ma chaise, cloué par un mal de dos qui me force a arborer un corset de maintien. Je vais entamer le quatrieme jour d'enfermement. Mes anti douleurs ne font plus effet depuis longtemps et j'ai du en faire rapatrier de plus puissants par ma chere mere.
Je me suis rappellé en souriant comment j'avais commencé a me defoncer aux antidouleurs. Je trainais avec des actrices de X qui m'expliquaient sans la moindre pudeur comment elles se tartinaient de creme anesthesiante avant un gang bang ou comment elles arrivaient a supporter les corps de ces inconnus grace a ces pilules magiques.
Grace a mon medecin de famille (bien trop gentil ou bien trop irresponsable je ne saurais jamais) , je me suis procuré les dites pilules histoire de plonger mon chagrin dans un paradis artificiel. J'avais tellement aimé les premieres defonces, toujours les meilleures. Ce sentiment que plus rien ne peux nous atteindre , que la realité brutale est enfin au loin.
Et quelques années d'abus plus tard, je me retrouve comme un imbecile avec cette douleur qui ne veux vraiment pas s'enfuir , des plaquettes vides et un appartement rempli de solitude.