29/04/2008I will run away
Je ne voulais pas lever les yeux, ne pas croiser leurs regards accusateurs. Mon uniforme sombre relevé a peine de grenat , j'essayais d'apaiser les voix dans ma tete avec un remix de Rufus Wainwright monté au maximum. J'avancais vite pour ne pas me meler aux gens. Ne pas les toucher, ne pas les voir.
En descendant la rue Cambon , je faisais mine de ne pas preter attention aux moqueries des cuisiniers du Ritz qui se poussaient du coude en voyant mon allure, j'enfoncais un peu plus les ecouteurs , a en avoir des saignements.
Finalement dans la boutique Chanel , je repris mon souffle et ma contenance, sachant que je m'offrais l'approbation de ces gens ; je savais leurs sourires factices, leur flatterie ecoeurante,leur courtoisie robotisée. Une vendeuse japonaise me reconnu et m'installa dans un grand fauteuil tapissé de tweed prune, delaissant au passage une cliente boudinée dans tailleur coordonné au mobilier. Elle m'apporta un coca light et me fit l'article, deposant devant moi les dernieres nouveautés a quatre chiffres, me complimentant sur ma nouvelle coupe de cheveux et sur ma veste de smoking. Je lui rendait ses sourires aussi contrefaits et entretenais une conversation legere. Les voix s'estompaient dans ma tete et je badinait pendant une dizaine de minute, esperant faire filer le temps.
Puis le telephone reprit ses vibrations et me ramena a la realité. Mon geniteur souhaitait me voir demain et la nausée me revint comme un boomerang en plein visage. J'ecourtais la conversation et fit signe a la vendeuse que j'avais choisi. Un sac en cuir matelassé et une chaine en or a breloques, ca serait parfait pour l anniversaire de ma mere. Elle sourit de plus belle pensant a sa commission sur les deux mille et quelques euros que j allais lacher d'une trait de plume. Elle partit avec les articles et je restais la devant le plasma geant qui projetait le dernier defilé. Le meme remix que j ecoutais dans mon Ipod se retrouvait craché par les enceintes de la boutique et cela me faisait legerement sourire.
Quelques minutes plus tard, elle revint avec un enorme sac de papier glacé parfumé au numero 22, et me glissa qu'elle m'avait commandé un taxi, comme selon mon habitude. Cette femme sembait se rappeller plus de moi que certaines personnes qui me cotoyaient au quotidien. A ce moment la , j'avais envie de la prendre dans mes bras et de lui faire un hug a l americaine. Elle m'adressa un geste de la tete a la japonaise et me raccompagna vers la porte d'entrée, devant laquelle la Mercedes beige patientait gentillement.
Je donnais l'adresse au chauffeur et remis les ecouteurs dans mes oreilles. Tout pour ne pas penser, pour ne pas laisser ces voix m'atteindre et me descendre. Quelque soit le prix. Useless anyway
Il etait a peine sept heures du matin et la vie se reveillait peniblement dans le centre de Paris. Je quittais promptement l'appart de J. dans lequel j'avais sombré quelques heures auparavant. Ma peau etait encore plus translucide qu'a l'accoutumée et je semblais hors de propos au millieu des rares passants. Je remontais peniblement le col de ma veste etriquée pour cacher la nudité de mon cou. J'etais "Constant craving" de KD Lang en remontant la rue St Denis , tentant d'eviter les regards, les yeux rivés sur les pavés arrosés.
Ma demarche etait hesitante , mon corps encore rempli d'alcool et de drogues, et je descendait la rue comme je pouvais avec mon equilibre precaire , le Chanel surchargé d'un coté et une housse remplie de vetements de designer dans l'autre.
Ma silhouette noire se detachait nettement des immeubles grisatres et des rideaux de fer grossierement tagués. J'allumais de nouveau une cigarette juste pour le geste et pour la premiere bouffée. Le reste etait du decorum, de quoi me donner de la contenance. Le vent soufflait et je revais de rentrer.
Une voiture de police ralentit a coté de moi et je fis semblant de ne pas les voir , concentrer pour ne pas faire un malaise ethylique des le petit matin. Ils me regarderent brievement , me jugeant sans doute de drogué sans histoire et reprirent leur ronde tranquillement.
Je pensais a N. et ses sales nuits dans ce sordide club de striptease New-Yorkais, a mon ami du bout du monde dans sa nouvelle maison de San Francisco, a G. et son appartement de Moscou. Et pendant ce temps la je regardais mon reflet dans les vitres de la rame de metro. Un peu terne , un peu fade. Sans relief, sans energie.
Meme pas triste, meme pas mal. Juste un lendemain de defonce comme les autres, avec les remontées et les descentes vertigineuses. M. m'avait demandé la veille ce qu on ferait sans ca, comment on occuperait nos journées et nos soirées. On devrait affronter nos doutes et notre ennui face a ce monde sans grand interet , les rires ne seraient plus aussi souvent la, les absences plus douloureuses , la solitude plus violente.
Et on n'avait pas le courage de tout ca. En tout cas, je ne l avais pas. Alors je gommais chaque jour a coup d'artifices et de gelules multicolores.
Mais je ne m en plaignait pas en fait. Je constatais simplement , sans humeurs ni ressenti. Spectateur passif.
Well it's me and its my life...
20/04/2008Somewhere I belong
Un paquet en moins de cinq heures, j ameliorais mon record. Je me disais qu'a ce rythme la, j avais encore une dizaine d année avant de tirer ma reverence. A meme pas trente ans, j etais deja un sorte de poupée molle maintenue artificiellement par des artifices, des ficelles de plomb, des couvertures de maquillage, des ceintures qui meutrissaient mes hanches, des vetements qui entravaient ma respiration.
Mon espoir d avoir une relation serieuse fondait a la vitesse des sillons qui se creusaient sur mon visage et des fils d'argent qui prenaient de la place dans ma chevelure foncée. A trente ans on rentre dans la categorie mature dans la communauté, alors a quarante ans je ne vaudrais meme pas une vodka-champagne.
Je repense toujours a cette numerologue que j avais vu quand j avais a peine dix huit ans et qui m avait dit que ma vie personnelle serait jalonnée de solitude, de trahisons et d abandons. Je lui avais ri au nez , encore persuadé que je serais quelqu un d epanoui contrairement a mes parents. J'etais mince comme un fil , le visage lisse et sans une imperfection , le coeur gros d amour a donner et une envie incroyable de rendre les autres heureux.
Plus de dix ans ont passé et je n'arrive qu'a panser les blessures qu on m'inflige quotidiennement. Que je ne suis pas essentiel en fait et que je suis sans doute passé a coté de la vie que je voulais en restant cloué au sol par la peur et les angoisses.
Le constat n'etait meme pas amer ou empli d'aigreur, juste un peu attristé de me rendre compte que j avais fait trop de mauvais choix pour esperer autre chose.
Ou je devais esperer que la roue tournerait enfin dans mon sens.
Who knows? 19/04/2008For the record
G. avait deserté l'appartement depuis l'aube comme a son habitude et je zonais en jogging Bikkembergs , une cigarette clouée au bec. Le corps remplis de courbatures , j hesitais entre tenter de manger quelque chose ou gober deux cachets. Brian Molko repetait a l'infini "pure morning" dans les enceintes de l'ordinateur et je cherchais un moyen de ne pas pleurer.
Il m'avait appris dans la journée qu il retournait en Russie pour un travail qui le passionnait et je ne lui en voulais meme pas pour ca. Je m en voulais juste d'y avoir cru une fois de plus, malgré mon air detaché et mes aspirations a ne pas m accrocher. Mais il me disait ce que je voulais entendre inconsciement et je me suis laissé prendre au piege. Meme si ma voix interieure me repetait de ne pas y croire et de ne rien attendre.
On s'habitue a tout...
16/04/2008It will hunt you down
J'avais le coeur un peu a l etroit dans mon blouson de veau velours zippé. La tete collée contre la vitre du taxi , je tachais de me detendre. La machoire crispée a l extreme, la gorge nouée, et les mains jouant machinalement avec la fermeture chromée de mon sac.
Je detestais ce sentiment qui me rongeait de l interieur. La sono deversait un immonde flot de trompette jazzy que j execrais plus que tout. Je fulminais , me detestant encore plus qu a l accoutumée quand je me retrouvais comme ca. J etais envieux.
Envieux de J. qui partait a l etranger sans moi , ou plutot a ma place. Je m en voulais de reagir comme ca, il se donnait les moyens de reussir sa carriere alors que je semblait m employer a la saborder sans vergogne.
J'etais plutot furieux contre mon comportement auto-destructeur qu envieux de J. Apres avoir longuement avoir discuté avec S., qui essayait de me prouver par a+b qu'il fallait laisser de coté le passé et avancer sans jeter un coup d'oeil dans le retroviseur. J'aurais aimé partager cette philosphie de la vie mais j etais encore enchainé a mes heures douloureuses , sentant encore les cicatrices me tirailler les chairs.
Deux cachets pour faire passer l amertume, une enieme cigarette, un peu de penombre et encore "partir, revenir" d'Ollano pour apaiser mes peurs. Je devrais souffler.
Demain.
11/04/2008Last Kiss Goodbye
L'ecran digital affichait 5:30 en orangé lorsque j ai ouvert peniblement les paupieres. Les muscles endoloris de courbatures, j avais du mal a bouger dans le grand lit aux draps creme. La lumiere du salon brisait le penombre de la chambre et je tentais de detailler la silhouette qui se detachait devant la fenetre de la chambre.
C'etait G.
Il s'approcha de moi et s'assit a coté de ma nudité a peine voilée par les draps froissés. Il etait d'une beauté a couper le souffle dans son costume noir. Il avait discipliné ses cheveux bloncs en une sage coiffure de golden boy et sa chemise noire laissait echapper une legere effluve de parfum boisé. Il me souriait tendrement en passant la main sur mon visage. Sa peau sentait l eau fraiche et le lotus. Il restait la a me regarder me debattre avec mon corps en bataille et mes yeux lourds. Il s'approcha de mon oreille et me dit des mots doux que je croyais imaginer.
Que ces deux jours avec moi avaient ete merveilleux et qu il ne voulait pas partir sans moi.
J'esquissais un sourire quand il m embrassa dans le cou en passant la main sur mon torse. Il n arrivait pas a se detacher de moi malgré l imperatif du train a ne pas rater. Je le repoussais d'une pression douce sur son large torse et il comprit qu il devait me quitter. Je n'en avais pas envie , j'aurais voulu tirer sur sa cravate de soie noire pour l attirer de nouveau dans mes bras et recommencer a faire l amour.
Il m'embrassa de nouveau puis posa ses doigts sur mes levres. Last kiss Goodbye .Je lui dit au revoir et refermis mes paupieres.
Mon ouie restait pourtant en alerte ; je l entendais traverser le salon pour se diriger vers la porte d entree. Le bruit de la porte blindée me fit lacher un soupir de depit mais quand j entendis ses pas se rediriger vers ma chambre, mon coeur cognait de plus belle. Je le sentis se figer dans sa position premiere , desirant sans doute graver l image dans sa memoire une derniere fois. Il resta la, en silence pendant plusieurs minutes que je savourais avec delice , sentant son regard faire des allers retours sur mes courbes.
Puis il repartit d'un pas franc et claqua la lourde porte de metal, me laissant seul avec son odeur et mes souvenirs. 06/04/2008Gotta learn to let go
Le coeur en berne et les paupieres lourdes de larmes, je m etais quand meme rendu a cette soiréeoù j allais encore une fois donner une representation de celui qui les gens attendaient pour egayer leur nuit. Un detour par l'immense appartement de J. pour regonfler mes batteries etait plus que necessaire. Il me permit meme de pleurer contre son epaule quelques instants, que j ai savouré comme une liberation.
Puis le spectacle devait reprendre. Un peu de poppers pour me detendre , deux cachets pour le gout et trois verres vites englouttis. La musique etait trop forte et trop conne mais ca nous aidait a nous mettre dans l ambiance. M., notre jolie amie lesbienne avait laissé un immonde blouson en cuir doré trainer sur l'immense canapé blanc et je l'avais enfilé pour amuser l assistance. Sous l'hilarité generale, je suis sorti comme ca, un peu de doré pour me rechauffer.
Dans ce bar de lesbiennes où l'on avait etabli notre QG depuis un petit moment, on detonnait avec la clientele habituelle. Des pédés surlookés , des filles feminines, des trans en transition, de la couleur , des paillettes, du bruit , du fric. Je naviguais entre les membres de notre gang avec les bouteilles trop cheres. On etait genants mais on etait regardés. J. flambait sa nouvelle carte gold et M. dansait en micro short et stilletos comme une stripteaseuse au milieu des lesbiennes a cheveux courts et vetements ternes.
Un couple fit son entrée au milieu de notre nuit debridée et je me suis retourné vers eux sans savoir pourquoi. Elle etait une lesbienne androgyne typique, le look calqué sur celui de Shane dans The L Word, rien de bien nouveau dans cet endroit. Mais lui c'etait autre chose. Je suis resté bloqué a le regarder, sans dire un mot.
Il etait d'une beauté rare, les traits definitivement slave, pommettes hautes et peau diaphane. Il avait un immense regard translucide logé dans ses yeux en amande. Ses cheveux blonds foncés etaient coupés de facon aleatoire et sa tenue n'avait rien d etudiée. Il semblait perdu dans cette furie d'alcool et de musique. Il m'adressa un timide sourire et destabilisé , je lui tournis immediatement le dos.
M. , malgré son taux d'alcoolemie elevé , se rendant compte de mon emoi face a ce garcon , se decida d'etre culottée et de les aborder. J'en etais rouge de confusion, m attendant encore une fois a etre rejeté ou ignoré. Lorsqu'ils nous rejoignirent a la table , j avais du mal a cacher ma gene devant la beauté insolente de ce garcon. Il etait encore plus beau assis a mes cotés , son accent russe ajoutait un peu de piment a son charisme. Je leur servais des verres tant bien que mal pour dissimuler mon emoi et M. faisait office de Monsieur Loyal. Il etait d'un charme dingue et je ne pouvais detacher mes yeux des siens quand il me parlait.
M. se saisit de mon appareil photo et decida de nous mitrailler tous. Elle insista pour avoir une photo de G., mon beau russe, et moi. Puis elle le defia de m'embrasser. J'etais plus que mal a l aise pensant qu il allait refuser poliement. Il coupa court aux suppliques de ma lesbienne et m embrassa avec passion. La tete me tournait , je ne savais pas si c'etait l'alcool , les drogues ou ses levres. M. exhultait et criait comme une forcenée sous les regards des mes amis medusés.
G. me dit qu'il n'avait pas envie de finir la nuit dans ce bar de nuit que mon gang allait envahir jusqu'a l'aube. Nous nous sommes eloignés discretement du bar et G. me passait la main autour de la taille se moquant gentillement du blouson doré que je portais. Un coup de fil rapide au numero d'abonné des taxis et cinq minutes plus tard , un Mercedes beige venait nous recuperer dans le froid de la nuit parisienne.
Il me serrait la jambe fermement dans la berline et je le sentais me desirant. Il regardait par la fenetre pour apercevoir les monuments eclairés et son sourire me faisait fondre. Il m'embrassait de temps en temps et le chauffeur faisait mine de ne pas nous voir. Paris me semblait terriblement romantique a ce moment la et je lachais prise , essayant de ne pas anticiper sur la suite des evenements.
Une fois dans mon appartement , il fumait une ciagrette bon marché , confortablement installé dans mon canapé et j'abandonnais mon beau slave pour une douche meritée. Sous le jet brulant je me debarbouillais de mes exces de la soirée et l humeur noire qui ne me quittait que rarement. La porte du pare douche s'ouvrit doucement et je sursautais en apercevant G. dans l'embrasure. Il etait completement nu , encore plus beau que precedement, ses yeux remplis de desir, son corps large et musclé, son ventre dessiné recouvert d'un mince duvet blond. Il etait plus beau que sa tenue ne le laissait deviner.
Il me rejoignit dans la petite cabine de douche et commenca a me caresser avec une douceur infinie. Le temps s'etait immobilisé et plus rien n 'existait que nos deux corps dans cet espace, que ses mains sur moi , que sa peau douce contre la mienne. Puis il sortit pour s'essuyer et m emmena vers ma chambre. A ce moment je fus pris de panique comprenant que je ne pouvais plus reculer , et je revis brievement ce qui m etait arrivé il y a quelques années. Ce viol qui m avait tant brisé et tant abimé, se presentait une fois de plus a mon esprit et me suppliquait de l'expedier loin de moi.
Mais cette fois ci , je me suis dit que je devais enfin passer au dela de tout ca, de ne pas laisser gagner celui qui m avait souillé et que je devais me respecter et me laisser le droit de vivre normalement. Je pris une grande respiration et accepta la main de G. qui m'invitait a le rejoindre dans mon grand lit. Liberé de mes peurs, je l ai laissé me toucher , son corps musculeux cognant contre le mien, je le sentais en moi , fort , puissant , mais tendre , genereux , sans desir de me voler , de me salir. C'etait une communion comme je ne pensais plus en connaitre, me laissant aller a l'onde de plaisir qui parcourait mon echine dorsale, me faisant cambrer de plus belle sous les attaques de son bassin. Le plaisir que j ai ressenti avec lui n avait aucune mesure avec le semblant d orgasme mecanique que j avais avec les autres , tous ces simulacres d'homme que je laissais abuser de moi , considerant que mon corps etait deja mort.
G. gardait ses yeux plantés des les miens , ebloui par ce qui se passait , me murmurait des phrases en russe que je ne comprenaient evidement pas, basculant sa tete en arriere pour prolonger le plaisir jusqu'a la jouissance incroyable , etourdissante, aveuglante.
Epuisé, il alluma une cigarette et passa de nouveau la main dans ses cheveux en bataille. Il me sourit et me dis qu il aimerait me revoir. Il tira une autre bouffée et me dis qu il revenait mardi a Paris.
J'ai allumé a mon tour une cigarette blonde et j ai levé mes yeux vers lui. Pourquoi pas mardi.... 03/04/2008Does your life sometimes feel like one big fake orgasm ?
La bruine collait lentement les meches de cheveux sur mon front pendant que je remontais la rue. Ma tete resonnait encore des conversations de la soirée avec ma soeur qui m avait raconté en detail sa lente descente dans la depression.
Pendant qu elle me parlait j avais l impression de relire des chapitres de ma vie et je me disais que j aurais aimé que quelqu un fasse de meme pour moi.
Mais je n ai jamais osé deranger les autres avec mes problemes, me disant que je devais soigner mes propres blessures sans perturber le cours de leurs vies. Alors j ai prefere le silence de mes quatres murs et les pages blanches de mon ecran.
Do you sometimes feel like you've been used and abused
Your not visibly black and blue /But on the inside bruised
And does your love life leave you feeling kinda bemused
You've played all the games and you're no longer amused
J'aurais aimé un jour que quelqu un prenne cinq minutes pour m'ecouter vraiment , pour comprendre cette violence en moi, mon regard qui s'eteint parfois lors d'une fete qui bat son plein.Pour percer derriere ma jovialité et mes remarques acide.
Peu de gens y arrivent et il ne sont plus la, autour de moi, eparpillés aux quatres coins du monde. I don't believe in shooting stars but I believe in shoes & cars.
Demain peut etre...
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