Je cite : “I always say if I, you know, if I see something sagging, dragging or bagging, I’m going to go have it stuffed, tucked or plucked.” Dolly Parton
(mis à jour mercredi 21 janvier 2009 à 19:20)

15/05/2008

15/05/08 - 02:46

I need another chance



Les yeux boursouflés de fatigue, la gorge enflée et la plus grande peine du monde a deglutir , mon corps se vengeait de ces dernieres semaines d'exces. J'essayais de me lever mais cela me semblait une epreuve insurmontable. Le portable sonnait depuis un bon moment et je distinguais tant bien que mal le nom de mon bookeur sur l'ecran multicolore de mon telephone. Il laisserait un message angoissé comme d'habitude , s'inquietant non pas de mon bien etre mais plutot de la large commission qu'il touchait sur mes differents jobs.

Une fois dans le salon , une cigarette aux levres , je repensais a cette proposition qu'on m'avait fait hier apres midi. Au detour d'un coca light eventé, dans ce café du centre de Paris, frequenté essentiellement par des bobos en quete de reconnaissance, on m'avait fait la proposition que je n'osais plus attendre, celle qui me ferait sans doute sortir de ce schema destructeur dans lequel je m etais enfermé.

Un poste a hautes responsabilités, un joli bureau , du personnel sous mes ordres et surtout des possibilités d'evolution de carriere au dela de mes esperances. Et le tout a commencer le plus tot possible.
Seule ombre a ce tableau idyllique: je devais changer de pays. Et malheureusement , il ne s'agissait pas des Usa.

Cela ne me deplaisait pas, loin de la. Je ne supportais plus le train-train dans lequel je m'etais enfermé a Paris et je ne revais que de m'enfuir , sans un mot a personne.
J'avais juste peur d'affronter ma famille et de partir loin d'eux ; j'avais l'impression de les abandonner, voir de les tuer prematurement.

Mais au fond de moi, je savais deja que si le grand patron de cette firme me confirmait le poste je ferais mes valises au plus vite. Je ne supportais plus de stagner ici, avec les memes gens, les memes bars, les memes comportements destructeurs histoire d'occuper ma vie.
La bas, je ne recommencerais pas tout a zero , ma tete etait trop lourdes de ces nuits de larmes et de ces journées de descente. Simplement je tacherais de ne pas recommettre les memes erreurs encore et encore.
Je n'en n avais parlé qu'a J. qui avait simplement peur que je sois decu si le depart ne se faisait pas. Je lui repondit qu'avec les centaines de deceptions que j avais encaissé depuis le temps je n'etais plus a ca pres.

Moi qui etait si materialiste, je n'emporterais quasiment rien avec moi. Mes vetements bien evidement ,mais je ne voulais rien qui puisse me rattacher a mes souvenirs, enfin rien de tangible. Comme ces photos de D., le tshirt usé de mon grand amour, la bague de M., les objets de famille qui ont traversé deux siecles pour prendre la poussiere sur la cheminée du marbre du salon. Toutes ces garderont leur place dans l'appartement qui s'endormira gentillement en attendant mon retour.

J'avais peur mais j etais excité en meme temps. Me disant que j etais a la croisée des chemins et que peut etre enfin je trouverais le mien.


commentaires

15/05/08 - 06:42

Je suis content pour toi...
Et? Je veux tout savoir!

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