<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/"><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/</link><title>Hellcat</title><description>Hellcat</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Fri, 15 Aug 2008 02:25:49 +0200</lastBuildDate><pubDate>Fri, 15 Aug 2008 02:25:49 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080815022541/the-alpha-and-the-omega/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080808030032/let-me-take-a-ride-and-cut-myself/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080802041735/travelling-leaving-logics-and-reason/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080723024554/whishing-on-a-star/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080721223014/each-everyone/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080714012407/my-heart-is-burning/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080620003228/sometimes-i-feel/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080616021342/the-sixth-station/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080611031036/i-ll-find-a-place-i-can-call-home/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080606155244/and-im-scared-and-im-nervous/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080526020656/i-was-doing-my-thing/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080520003247/a-friend-who-bleeds-is-better/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080515024614/i-need-another-chance/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080506034903/this-is-my-road-to-my-redemption/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080429165643/i-will-run-away/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080815022541/the-alpha-and-the-omega/"><title>The Alpha and the Omega</title><description>

L'instant etait enfin arrivé. Je partais dans quelques heures vers ma nouvelle vie. 
Je naviguais entre la peur panique et l'excitation, le front couvert de sueur et la gorge serrée.

Dans une dizaine d'heures , j'aurais quitté Paris, laissé derriere moi beaucoup de choses , notement ma famille , les quelques amis qui me restaient,des centaines de vetements entassés dans le dressing, des souvenirs en pagaille et mon si joli petit appartement. Je ne perdais sans doute pas au change , en fait je n'en savais rien. J'avais l'impression que j'oubliais la moitié des choses et que je ne pourrais pas faire de marche arriere.

Alors que je savais parfaitement que je n etais qu'a environ deux heures de train de chez moi mais il s'agissait d'un tournant dans ma vie. Je quittais le cocon et tout ce qu'il m apportait de securisant mais aussi il me  confortait dans mes nevroses et m'empechait d'avancer.

J'ecrivais un nouveau chapitre de ma vie et j esperait qu'il serait plus excitant que le precedent....

I'll see....</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080815-190252024748a4cacd2ec34.jpg" width="355" height="450" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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L'instant etait enfin arrivé. Je partais dans quelques heures vers ma nouvelle vie. <br />
Je naviguais entre la peur panique et l'excitation, le front couvert de sueur et la gorge serrée.<br />
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Dans une dizaine d'heures , j'aurais quitté Paris, laissé derriere moi beaucoup de choses , notement ma famille , les quelques amis qui me restaient,des centaines de vetements entassés dans le dressing, des souvenirs en pagaille et mon si joli petit appartement. Je ne perdais sans doute pas au change , en fait je n'en savais rien. J'avais l'impression que j'oubliais la moitié des choses et que je ne pourrais pas faire de marche arriere.<br />
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Alors que je savais parfaitement que je n etais qu'a environ deux heures de train de chez moi mais il s'agissait d'un tournant dans ma vie. Je quittais le cocon et tout ce qu'il m apportait de securisant mais aussi il me  confortait dans mes nevroses et m'empechait d'avancer.<br />
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J'ecrivais un nouveau chapitre de ma vie et j esperait qu'il serait plus excitant que le precedent....<br />
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I'll see....]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080815022541/the-alpha-and-the-omega/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-08-15T02:25:41+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080808030032/let-me-take-a-ride-and-cut-myself/"><title>Let me take a ride and cut myself</title><description>

Avec cette nouvelle coupe de cheveux, je faisais plus modasse que jamais. Besoin de changement ou plutot de rafraichissement.  Histoire de coller plus a ma nouvelle vie de neo-nomade de luxe...

Je devenais progressivement quelqu'un d'autre et ca n 'etait pas plus mal , je me detachais de cette vieille carcasse pour enfin eclore et prendre la place qui me revenait. J. s'eloignait de moi progressivement et je ne lui en voulais presque pas.
I know you got another life, you gotta concentrate....

Je me disais que j allais reprendre le regimeet queje perdrais ces saletés de poignées d amour qui s'etaient accumulées a grand renfort de whisky coca
Et dieu que N. et mon ami du bout du monde me manquaient... </description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080806-996309078489a062dc3b7e.jpg" width="500" height="347" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Avec cette nouvelle coupe de cheveux, je faisais plus modasse que jamais. Besoin de changement ou plutot de rafraichissement.  Histoire de coller plus a ma nouvelle vie de neo-nomade de luxe...<br />
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Je devenais progressivement quelqu'un d'autre et ca n 'etait pas plus mal , je me detachais de cette vieille carcasse pour enfin eclore et prendre la place qui me revenait. J. s'eloignait de moi progressivement et je ne lui en voulais presque pas.<br />
I know you got another life, you gotta concentrate....<br />
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Je me disais que j allais reprendre le regimeet queje perdrais ces saletés de poignées d amour qui s'etaient accumulées a grand renfort de whisky coca<br />
Et dieu que N. et mon ami du bout du monde me manquaient... ]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080808030032/let-me-take-a-ride-and-cut-myself/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-08-08T03:00:32+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080802041735/travelling-leaving-logics-and-reason/"><title>Travelling, leaving logics and reason</title><description>

Mon planning est de plus en plus flou. Je dois faire cinq pays en moins de deux mois, de facon aleatoire, sans avoir la moindre date ni la moindre feuille de route. On m'a appris que c'etait ca le nomadisme de luxe, j espere m'y adapter. 

Je ne sais pas où je serais dans trois jours, aucun moyen de se preparer mentalement a faire le deuil. Je comprends mieux les angoisses de mon amie mannequin qui redoutait les appels de son booker, de peur de devoir une fois de plus partir.
A l epoque je l'enviais de passer d un avion a un palace, d'une limousine a une ile des Caraibes. Elle me confia un jour qu'elle revait de s'offrir le luxe de rester enfermée dans son appartement pendant une semaine d'affiler a regarder des soaps et manger des Oreos. Je la prenais pour une folle a l'epoque mais je comprends mieux cette panique de passer d'une ville a l'autre sans jamais pouvoir se poser et apprecier la beauté des choses.

Je me disais que ca ne pourrait me faire que du bien que de me detacher de tout ca, de couper le cordon avec les amis, de ne pas voir ma mere vieillir sous mes yeux, jour apres jour. 

Je me resservais un verre en reecoutant de vieux tubes de mes années clubbing. Ces années quasi insouciantes où j'arpentais les dancefloors moulé dans du taille 34, les cheveux trop decolorés et des reves encore plein la tete. De la salle Wagram, des soirées TGV et Scream , du Queen quasiment quotidiennement et la fatigue qui n'etait pas au programme.

C'etait sans doute ca de vieillir , ne plus etre capable d'en faire autant qu'avant, de payer les exces passés, d'acheter des cremes pour combler les rides et d'avoir une nostalgie de bas etage pour ce qu'on prenait pour l'age d'or. Mais c'etait peut etre  le moment ou j'allais vivre pleinement.

Enfin...</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080728-2030228632488e2680e1d5b.jpg" width="600" height="336" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Mon planning est de plus en plus flou. Je dois faire cinq pays en moins de deux mois, de facon aleatoire, sans avoir la moindre date ni la moindre feuille de route. On m'a appris que c'etait ca le nomadisme de luxe, j espere m'y adapter. <br />
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Je ne sais pas où je serais dans trois jours, aucun moyen de se preparer mentalement a faire le deuil. Je comprends mieux les angoisses de mon amie mannequin qui redoutait les appels de son booker, de peur de devoir une fois de plus partir.<br />
A l epoque je l'enviais de passer d un avion a un palace, d'une limousine a une ile des Caraibes. Elle me confia un jour qu'elle revait de s'offrir le luxe de rester enfermée dans son appartement pendant une semaine d'affiler a regarder des soaps et manger des Oreos. Je la prenais pour une folle a l'epoque mais je comprends mieux cette panique de passer d'une ville a l'autre sans jamais pouvoir se poser et apprecier la beauté des choses.<br />
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Je me disais que ca ne pourrait me faire que du bien que de me detacher de tout ca, de couper le cordon avec les amis, de ne pas voir ma mere vieillir sous mes yeux, jour apres jour. <br />
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Je me resservais un verre en reecoutant de vieux tubes de mes années clubbing. Ces années quasi insouciantes où j'arpentais les dancefloors moulé dans du taille 34, les cheveux trop decolorés et des reves encore plein la tete. De la salle Wagram, des soirées TGV et Scream , du Queen quasiment quotidiennement et la fatigue qui n'etait pas au programme.<br />
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C'etait sans doute ca de vieillir , ne plus etre capable d'en faire autant qu'avant, de payer les exces passés, d'acheter des cremes pour combler les rides et d'avoir une nostalgie de bas etage pour ce qu'on prenait pour l'age d'or. Mais c'etait peut etre  le moment ou j'allais vivre pleinement.<br />
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Enfin...]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080802041735/travelling-leaving-logics-and-reason/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-08-02T04:17:35+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080723024554/whishing-on-a-star/"><title>Whishing on a star</title><description>


J'ecoute de vielles chansons de Rose Royce alors que je devrais deja dormir a poings fermés, assommé par les somniferes. Ce soir je suis tellement decu... Ca ne fait que conforter ma decision de quitter cette ville maudite. Le peu d attaches qui me restaient se defont peu a peu , comme du coton rongé par une flamme.

Je me dis alors que j ai fait le bon choix et que rien de bon ne m attends ici. Je vais tout laisser derriere et apres oublier...</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080723-100244490748867b4accde7.jpg" width="640" height="407" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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J'ecoute de vielles chansons de Rose Royce alors que je devrais deja dormir a poings fermés, assommé par les somniferes. Ce soir je suis tellement decu... Ca ne fait que conforter ma decision de quitter cette ville maudite. Le peu d attaches qui me restaient se defont peu a peu , comme du coton rongé par une flamme.<br />
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Je me dis alors que j ai fait le bon choix et que rien de bon ne m attends ici. Je vais tout laisser derriere et apres oublier...]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080723024554/whishing-on-a-star/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-07-23T02:45:54+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080721223014/each-everyone/"><title>Each &amp;amp; Everyone</title><description>

Je me suis servis machinalement un verre de whisky ; pas par envie, juste par reflexe. Je passais ma main sur les objets qui se recouvraient de poussiere sur la cheminée de marbre du salon. J'y retrouvais des moments de ma vie, des instantanés qui jaunissaient, des traces de moi. 

Je m'imaginais deja fermer a double tour la lourde porte d'entrée en trainant une valise trop remplie. Mais ces quelques jours passés a Londres m'avaient conforté dans mon choix ; la solitude que j'avais trainé pendant presque dix ans dans les rues de Paris s'etait soudainement envolée la bas, bien que je n y connaisse personne.

Je savais que j allais renoncer a beaucoup de choses mais ca ne me derangeait pas plus que ca. Je me disais que ca me renforcerais , que ca me forgerais le caractere comme le disait ma grand mere.

La bas , je comprenais enfin la melancolie permanente qui emanait des chansons d'Everything But The Girl, lorsque je fumais par la fenetre du Council House où je logeais. Je trouvais ca reposant de laisser la vie s'ecouler par les fenetres du batiments d'en face. Cette melancolie etait dans les gaz d'echappement des bus imperiaux, dans la fumée des percolateurs de Nero, dans le col remonté d'un trench Burberry. 

Mais j'avais envie d'experimenter tout ca, de me meler a cette foule anonyme et a cette masse informe de morecaux de vie a attraper au vol. Je serais quelqu un d autre, ou plutot moi meme. Who knows?

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080721-3578838884884e7c209393.jpg" width="749" height="614" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Je me suis servis machinalement un verre de whisky ; pas par envie, juste par reflexe. Je passais ma main sur les objets qui se recouvraient de poussiere sur la cheminée de marbre du salon. J'y retrouvais des moments de ma vie, des instantanés qui jaunissaient, des traces de moi. <br />
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Je m'imaginais deja fermer a double tour la lourde porte d'entrée en trainant une valise trop remplie. Mais ces quelques jours passés a Londres m'avaient conforté dans mon choix ; la solitude que j'avais trainé pendant presque dix ans dans les rues de Paris s'etait soudainement envolée la bas, bien que je n y connaisse personne.<br />
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Je savais que j allais renoncer a beaucoup de choses mais ca ne me derangeait pas plus que ca. Je me disais que ca me renforcerais , que ca me forgerais le caractere comme le disait ma grand mere.<br />
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La bas , je comprenais enfin la melancolie permanente qui emanait des chansons d'Everything But The Girl, lorsque je fumais par la fenetre du Council House où je logeais. Je trouvais ca reposant de laisser la vie s'ecouler par les fenetres du batiments d'en face. Cette melancolie etait dans les gaz d'echappement des bus imperiaux, dans la fumée des percolateurs de Nero, dans le col remonté d'un trench Burberry. <br />
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Mais j'avais envie d'experimenter tout ca, de me meler a cette foule anonyme et a cette masse informe de morecaux de vie a attraper au vol. Je serais quelqu un d autre, ou plutot moi meme. Who knows?<br />
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<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DaXW3V1gra0&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/DaXW3V1gra0&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080721223014/each-everyone/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-07-21T22:30:14+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080714012407/my-heart-is-burning/"><title>My heart is burning</title><description>

En pleines reflexions metaphysiques a deux yens, je me dis que parfois les successions d evenements en sont aucunement dues au fait du hasard mais qu elles doivent se produire pour nous donner des enesignements, qu on puisse tirer une lecon.

Pour une fois , je ne pense pas a une espece de fatalité ou de mauvais sort, mais plutot comme un parcours initiatique qui fait ce que nous sommes. Ca ressemble a des divaguations d alcoolique comme a mon habitude, mais pour une fois meme pas.

J espere juste que tout ca sera en ma gfaveur pour changer et que je ne perdrais pas tout sur un coup de dé.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080714-1568659964487a8d1d0b3c2.jpg" width="466" height="470" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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En pleines reflexions metaphysiques a deux yens, je me dis que parfois les successions d evenements en sont aucunement dues au fait du hasard mais qu elles doivent se produire pour nous donner des enesignements, qu on puisse tirer une lecon.<br />
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Pour une fois , je ne pense pas a une espece de fatalité ou de mauvais sort, mais plutot comme un parcours initiatique qui fait ce que nous sommes. Ca ressemble a des divaguations d alcoolique comme a mon habitude, mais pour une fois meme pas.<br />
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J espere juste que tout ca sera en ma gfaveur pour changer et que je ne perdrais pas tout sur un coup de dé.]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080714012407/my-heart-is-burning/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-07-14T01:24:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080620003228/sometimes-i-feel/"><title>Sometimes I feel</title><description>

Je realisais peniblement que dans un mois, j habiterais dans un autre pays.  Ca semblait encore tellement virtuel, je ne savais pas ma date exacte de depart, mon lieu definitif de residence , bref toute une foule de details qui me donnaient des sueurs froides la nuit. Je me demandais si je prenais la bonne decision et si j'aurais le courage de le faire.

J'avais peur de me retrouver seul face a cette nouvelle vie et d etre livré a moi meme cent pour cent du temps. Plus d'amis relais, de point de reconnaissance dans les quartiers ,de familiarité avec les barmen ni avec les vendeuses de la rue Cambon.

Et c'etait sans doute ca la bonne nouvelle. Celle de devoir se recreer, de donner de nouveau et d'apprendre sans cesse. J'avais dix huit ans de nouveau quelque part. Avec cette meme boule au ventre que j'avais quand j'avais emmenagé il y a plus de dix ans dans mon si joli petit appartement qui a l'epoque n'etait meublé que d'un immonde clic-clac , d'un frigo et d'un reveil. Je me retrouvais la dans cet appartement silencieux , cherchant dans les moulures defraichies des indices sur ma vie future.

Eh bien je devais recommencer ce chemin , et je me disais qu'avec l'experience de ces dix ans , avec ces blessures , ses crises de fou rire , ces moments de desespoir et ceux de joie ultime , je serais plus a meme de vivre mieux , si ce n'est de vivre tout court.
Si cela se trouve , ces dix ans et des poussieres n auront ete la que pour m enseigner des lecons de vie et de me donner l'opportunité de vraiment m epanouir ailleurs.

Ils disent que vingt ans est le plus bel age... Je leur reponds :Bullshit...

La vraie vie doit commencer a trente ans , enfin dumoins pour moi.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080619-538840702485ab7072e8c8.jpg" width="800" height="450" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Je realisais peniblement que dans un mois, j habiterais dans un autre pays.  Ca semblait encore tellement virtuel, je ne savais pas ma date exacte de depart, mon lieu definitif de residence , bref toute une foule de details qui me donnaient des sueurs froides la nuit. Je me demandais si je prenais la bonne decision et si j'aurais le courage de le faire.<br />
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J'avais peur de me retrouver seul face a cette nouvelle vie et d etre livré a moi meme cent pour cent du temps. Plus d'amis relais, de point de reconnaissance dans les quartiers ,de familiarité avec les barmen ni avec les vendeuses de la rue Cambon.<br />
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Et c'etait sans doute ca la bonne nouvelle. Celle de devoir se recreer, de donner de nouveau et d'apprendre sans cesse. J'avais dix huit ans de nouveau quelque part. Avec cette meme boule au ventre que j'avais quand j'avais emmenagé il y a plus de dix ans dans mon si joli petit appartement qui a l'epoque n'etait meublé que d'un immonde clic-clac , d'un frigo et d'un reveil. Je me retrouvais la dans cet appartement silencieux , cherchant dans les moulures defraichies des indices sur ma vie future.<br />
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Eh bien je devais recommencer ce chemin , et je me disais qu'avec l'experience de ces dix ans , avec ces blessures , ses crises de fou rire , ces moments de desespoir et ceux de joie ultime , je serais plus a meme de vivre mieux , si ce n'est de vivre tout court.<br />
Si cela se trouve , ces dix ans et des poussieres n auront ete la que pour m enseigner des lecons de vie et de me donner l'opportunité de vraiment m epanouir ailleurs.<br />
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Ils disent que vingt ans est le plus bel age... Je leur reponds :Bullshit...<br />
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La vraie vie doit commencer a trente ans , enfin dumoins pour moi.]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080620003228/sometimes-i-feel/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-06-20T00:32:28+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080616021342/the-sixth-station/"><title>The sixth station</title><description>

Dans son strict tailleur Saint Laurent caviar ceinturé de rouge, elle restait d'un calme olympien  a la limite du paranormal. Elle m ecoutait lui annoncer la nouvelle de mon prochain depart pour Londres, de ce nouveau travail , des mes aspirations, de mon ambition. Mummy Dearest ne disait rien , ne froncais pas ses fins sourcils, ne crispait pas sa machoire.

Je m attendais a un clash douloureux et je me suis retrouvé face une femme qui comprenait que son enfant venait de prendre une decision d adulte. Je coupais le cordon et pas une goutte de sang a l'horizon.

Quand elle parla, ce fut pour me dire qu'elle me trouvait courageux de tenter une aventure ailleurs , de vouloir bouger , de vouloir donner un sens a ma vie.
Elle etait presque sereine de me voir enfin prendre le controle de la situation , elle attendait sans doute ce jour où enfin je ne prendrais pas une decision sous l'emprise de la colere ou de la rebellion mais apres une reflexion mure et longue. 

Je me retrouvais le souffle coupé devant cette reaction , alors que j avais anticipé a l avance les melodrames et les crises potentielles. J'etais soutenu, j'etais compris.
J'etais aimé.

Et ca valait toutes les epreuves precedentes.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080616-12846648494855ad4a032ff.jpg" width="326" height="448" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Dans son strict tailleur Saint Laurent caviar ceinturé de rouge, elle restait d'un calme olympien  a la limite du paranormal. Elle m ecoutait lui annoncer la nouvelle de mon prochain depart pour Londres, de ce nouveau travail , des mes aspirations, de mon ambition. Mummy Dearest ne disait rien , ne froncais pas ses fins sourcils, ne crispait pas sa machoire.<br />
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Je m attendais a un clash douloureux et je me suis retrouvé face une femme qui comprenait que son enfant venait de prendre une decision d adulte. Je coupais le cordon et pas une goutte de sang a l'horizon.<br />
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Quand elle parla, ce fut pour me dire qu'elle me trouvait courageux de tenter une aventure ailleurs , de vouloir bouger , de vouloir donner un sens a ma vie.<br />
Elle etait presque sereine de me voir enfin prendre le controle de la situation , elle attendait sans doute ce jour où enfin je ne prendrais pas une decision sous l'emprise de la colere ou de la rebellion mais apres une reflexion mure et longue. <br />
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Je me retrouvais le souffle coupé devant cette reaction , alors que j avais anticipé a l avance les melodrames et les crises potentielles. J'etais soutenu, j'etais compris.<br />
J'etais aimé.<br />
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Et ca valait toutes les epreuves precedentes.]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080616021342/the-sixth-station/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-06-16T02:13:42+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080611031036/i-ll-find-a-place-i-can-call-home/"><title>I'll find a place I can call home</title><description>

De retour de Londres , je ne sais plus trop où j'en suis ni ce que je dois faire. J ai obtenu le job que je voulais mais je me retrouve face a mes doutes comme d'habitude. Partir? Revenir? Comme une chanson d'Ollano.
Mais je me connais plus que les gens ne le croient. Je sais que je vais saisir ma chance et aller la bas, ne serait ce que pour trois mois.

A peine revenu a Paris, j'avais les larmes aux yeux et la boule au ventre, comme tout les matins du monde. A la terrasse du café en bas de chez moi avec mon redacteur en chef , j'avais envie de chialer comme un gamin de huit ans et de donner des coups de pieds dans la table.
J'avais peur de la reaction de Mummy Dearest, sachant parfaitement qu'elle allait flipper et tenter de me culpabiliser une fois de plus sur les mauvais choix que je ferais forcement , choisissant de m'eloigner du giron familial.

Mon coeur est tellement serré que j'arrive a peine a coucher mes mots. Maybe tomorrow...

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080611-353966258484f22063e9e4.jpg" width="308" height="404" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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De retour de Londres , je ne sais plus trop où j'en suis ni ce que je dois faire. J ai obtenu le job que je voulais mais je me retrouve face a mes doutes comme d'habitude. Partir? Revenir? Comme une chanson d'Ollano.<br />
Mais je me connais plus que les gens ne le croient. Je sais que je vais saisir ma chance et aller la bas, ne serait ce que pour trois mois.<br />
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A peine revenu a Paris, j'avais les larmes aux yeux et la boule au ventre, comme tout les matins du monde. A la terrasse du café en bas de chez moi avec mon redacteur en chef , j'avais envie de chialer comme un gamin de huit ans et de donner des coups de pieds dans la table.<br />
J'avais peur de la reaction de Mummy Dearest, sachant parfaitement qu'elle allait flipper et tenter de me culpabiliser une fois de plus sur les mauvais choix que je ferais forcement , choisissant de m'eloigner du giron familial.<br />
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Mon coeur est tellement serré que j'arrive a peine a coucher mes mots. Maybe tomorrow...<br />
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Dans une vingtaine de minute, le chauffeur viendra me recuperer afin de me faire voyager dans ce pays où m attends peut etre un futur , que je dessine, que j espere, qui m'effraie , qui me passionne.
J ai pris trop de bagages pour quatre jours comme a ma grande habitude et je me dis que j ai oublié l essentiel.

Je prends une rasade de whisky pour faire cesser les tremblements de mes mains et deux cachet au cas où. Je repasse dans ma tete de facon aleatoire les elements qui me feraient quitter la France et malgré deux ou trois choses, je ne vois rien d essentiel. Je dois me prouver que je ne suis plus un enfant et que je peux voler de mes propres ailes dans un pays etranger avec ce nouveau boulot qui m'excite a l'avance. 
Je pense a N. et a mon ami du bout du monde. J'aurais voulu qu'ils me serrent dans leur bras.

Ca sera pour une autre fois. Je suis attendu. 


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080606-136299024148493f9151151.jpg" width="306" height="400" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Dans une vingtaine de minute, le chauffeur viendra me recuperer afin de me faire voyager dans ce pays où m attends peut etre un futur , que je dessine, que j espere, qui m'effraie , qui me passionne.<br />
J ai pris trop de bagages pour quatre jours comme a ma grande habitude et je me dis que j ai oublié l essentiel.<br />
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Je prends une rasade de whisky pour faire cesser les tremblements de mes mains et deux cachet au cas où. Je repasse dans ma tete de facon aleatoire les elements qui me feraient quitter la France et malgré deux ou trois choses, je ne vois rien d essentiel. Je dois me prouver que je ne suis plus un enfant et que je peux voler de mes propres ailes dans un pays etranger avec ce nouveau boulot qui m'excite a l'avance. <br />
Je pense a N. et a mon ami du bout du monde. J'aurais voulu qu'ils me serrent dans leur bras.<br />
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Ca sera pour une autre fois. Je suis attendu. <br />
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Dans le salon de J. , la table basse etait couverte de bouteilles d'alcool , de magazines de mode souillés de sauce chinoise, de verres a pied en cristal a demi vide, des restes de junk food cotoyant des cendriers qui debordaient, des billets usagés et des pailles coupées etaient abandonnés sur des cartes de credit  ; le fracas habituel. Ce soir la , je n avais aucune envie de socialiser ou de retomber sur un de mes exs et je gobais des cachets pour accentuer l'ivresse

Nageant entre deux montées , je parlais avec mon ami du bout du monde via webcam. Les lignes s'enchainaient sur un vieux Vogue Italy et je descendais les verres sans meme m'en rendre compte ou plutot sans meme m'en soucier. Un mince filet d'air passait par les fenetres entrouvertes et l'agitation de la rue voisine arrivait a peine a couvrir le tumulte des rythmes electro craché par les vieilles enceintes. Sur l'ecran plasma , un mauvais film porno gay tournait sans qu on n'y prete vraiment attention et mes deux amies lesbiennes faisaient des essayages avec la quantité improbable de vetements couture que j'avais rapatrié.

M. deambulais dans le salon en cuissarde Jil Sander et mini boxer tandis que A. en robe bustier Lagerfeld redessinait deux fines trace sur le verre fumé de la table basse. Moi je ne portais qu'un mini boxer noir et mes diamants , et je dansais devant la camera pour amuser mon ami du bout du monde. 
Il riait de bon coeur devant nos pitreries de pré-ados et ca me rechauffait l'ame de voir enfin un sourire qui n'etait pas forcé. Il avait explosé de rire quand les filles se mirent a me chauffer devant la camera comme dans un soft du dimanche soir. J'avais enfilé un grand manteau Chanel de tweed violine et je dansais avec mes amies au bord de l'overdose.

A l'aube, les filles se sont effondrées dans les bras l'une de l'autre, a bout de defonce et fatiguées d'avoir tant ri. Je les regardais avec tendresse, le string mal ajusté et les hauts talons encore aux pieds, dormir comme deux petites filles sage.
Moi j'etais a la fenetre et je regardais les junkies d'en bas se battre pour un peu de crack, s'insultant en polonais et se crachant dessus en signe de mepris, trop en live pour meme tenter de un corps a corps. Moi je fumais lentement, accoudé a la balustrade, sirotant ma derniere gorgée d'alcool avant de tenter de sombrer quelques heures, et je me disais qu apres tout la vie n'etait pas si mal...



</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080519-8108028734830ae700be69.jpg" width="600" height="336" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Dans le salon de J. , la table basse etait couverte de bouteilles d'alcool , de magazines de mode souillés de sauce chinoise, de verres a pied en cristal a demi vide, des restes de junk food cotoyant des cendriers qui debordaient, des billets usagés et des pailles coupées etaient abandonnés sur des cartes de credit  ; le fracas habituel. Ce soir la , je n avais aucune envie de socialiser ou de retomber sur un de mes exs et je gobais des cachets pour accentuer l'ivresse<br />
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Nageant entre deux montées , je parlais avec mon ami du bout du monde via webcam. Les lignes s'enchainaient sur un vieux Vogue Italy et je descendais les verres sans meme m'en rendre compte ou plutot sans meme m'en soucier. Un mince filet d'air passait par les fenetres entrouvertes et l'agitation de la rue voisine arrivait a peine a couvrir le tumulte des rythmes electro craché par les vieilles enceintes. Sur l'ecran plasma , un mauvais film porno gay tournait sans qu on n'y prete vraiment attention et mes deux amies lesbiennes faisaient des essayages avec la quantité improbable de vetements couture que j'avais rapatrié.<br />
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M. deambulais dans le salon en cuissarde Jil Sander et mini boxer tandis que A. en robe bustier Lagerfeld redessinait deux fines trace sur le verre fumé de la table basse. Moi je ne portais qu'un mini boxer noir et mes diamants , et je dansais devant la camera pour amuser mon ami du bout du monde. <br />
Il riait de bon coeur devant nos pitreries de pré-ados et ca me rechauffait l'ame de voir enfin un sourire qui n'etait pas forcé. Il avait explosé de rire quand les filles se mirent a me chauffer devant la camera comme dans un soft du dimanche soir. J'avais enfilé un grand manteau Chanel de tweed violine et je dansais avec mes amies au bord de l'overdose.<br />
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A l'aube, les filles se sont effondrées dans les bras l'une de l'autre, a bout de defonce et fatiguées d'avoir tant ri. Je les regardais avec tendresse, le string mal ajusté et les hauts talons encore aux pieds, dormir comme deux petites filles sage.<br />
Moi j'etais a la fenetre et je regardais les junkies d'en bas se battre pour un peu de crack, s'insultant en polonais et se crachant dessus en signe de mepris, trop en live pour meme tenter de un corps a corps. Moi je fumais lentement, accoudé a la balustrade, sirotant ma derniere gorgée d'alcool avant de tenter de sombrer quelques heures, et je me disais qu apres tout la vie n'etait pas si mal...<br />
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<object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Q0eQA4YmYuQ&hl=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Q0eQA4YmYuQ&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080526020656/i-was-doing-my-thing/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-05-26T02:06:56+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080520003247/a-friend-who-bleeds-is-better/"><title>A friend who bleeds is better</title><description>

Pour la premiere fois depuis longtemps ma carte Gold ne passait pas, j'avais encore du trop claquer en tournées diverses et autres conneries de shopping. Je me sentais impuissant face a ce genre de situations, presque imbecile , comme un enfant surpris en train de voler des bonbons dans un magasin.

Heureusement je pouvais compter sur mes &quot;amis&quot; pour me fournir les substances dont j'avais besoin pour tenir le coup. G. me harcelait de messages pour revenir dans ma vie alors que je l avais vu avec son nouveau mec quelques jours auparavent dans le bar dans lequel on s etait rencontré.

J attendais toujours des news de mon futur travail a l etranger, mais rien ne semblait vouloir venir, je restais la comme un con , a tourner en rond , a ecouter la meme chanson idiote en boucle et utiliser les memes stratagemes pour masquer ma melancolie.

Dis moi pourquoi je suis si compliqué....</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080520-20512182744831fc2a292ed.jpg" width="523" height="350" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Pour la premiere fois depuis longtemps ma carte Gold ne passait pas, j'avais encore du trop claquer en tournées diverses et autres conneries de shopping. Je me sentais impuissant face a ce genre de situations, presque imbecile , comme un enfant surpris en train de voler des bonbons dans un magasin.<br />
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Heureusement je pouvais compter sur mes "amis" pour me fournir les substances dont j'avais besoin pour tenir le coup. G. me harcelait de messages pour revenir dans ma vie alors que je l avais vu avec son nouveau mec quelques jours auparavent dans le bar dans lequel on s etait rencontré.<br />
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J attendais toujours des news de mon futur travail a l etranger, mais rien ne semblait vouloir venir, je restais la comme un con , a tourner en rond , a ecouter la meme chanson idiote en boucle et utiliser les memes stratagemes pour masquer ma melancolie.<br />
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Dis moi pourquoi je suis si compliqué....]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080520003247/a-friend-who-bleeds-is-better/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-05-20T00:32:47+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080515024614/i-need-another-chance/"><title>I need another chance</title><description>

Les yeux boursouflés de fatigue, la gorge enflée et la plus grande peine du monde a deglutir , mon corps se vengeait de ces dernieres semaines d'exces. J'essayais de me lever mais cela me semblait une epreuve insurmontable.  Le portable sonnait depuis un bon moment et je distinguais tant bien que mal le nom de mon bookeur sur l'ecran multicolore de mon telephone. Il laisserait un message angoissé comme d'habitude , s'inquietant non pas de mon bien etre mais plutot de la large commission qu'il touchait sur mes differents jobs.

Une fois dans le salon , une cigarette aux levres , je repensais a cette proposition qu'on m'avait fait hier apres midi. Au detour d'un coca light eventé, dans ce café du centre de Paris, frequenté essentiellement par des bobos en quete de reconnaissance, on m'avait fait la proposition que je n'osais plus attendre, celle qui me ferait sans doute sortir de ce schema destructeur dans lequel je m etais enfermé.

Un poste a hautes responsabilités, un joli bureau , du personnel sous mes ordres et surtout des possibilités d'evolution de carriere au dela de mes esperances. Et le tout a commencer le plus tot possible.
Seule ombre a ce tableau idyllique: je devais changer de pays. Et malheureusement , il ne s'agissait pas des Usa.

Cela ne me deplaisait pas, loin de la. Je ne supportais plus le train-train dans lequel je m'etais enfermé a Paris et je ne revais que de m'enfuir , sans un mot a personne.
J'avais juste peur d'affronter ma famille et de partir loin d'eux ; j'avais l'impression de les abandonner, voir de les tuer prematurement.

Mais au fond de moi, je savais deja que si le grand patron de cette firme me confirmait le poste je ferais mes valises au plus vite. Je ne supportais plus de stagner ici, avec les memes gens, les memes bars, les memes comportements destructeurs histoire d'occuper ma vie. 
La bas, je ne recommencerais pas tout a zero , ma tete etait trop lourdes de ces nuits de larmes et de ces journées de descente. Simplement je tacherais de ne pas recommettre les memes erreurs encore et encore.
Je n'en n avais parlé qu'a J. qui avait simplement peur que je sois decu si le depart ne se faisait pas. Je lui repondit qu'avec les centaines de deceptions que j avais encaissé depuis le temps je n'etais plus a ca pres.

Moi qui etait si materialiste, je n'emporterais quasiment rien avec moi. Mes vetements bien evidement ,mais je ne voulais rien qui puisse me rattacher a mes souvenirs, enfin rien de tangible. Comme ces photos de D., le tshirt usé de mon grand amour, la bague de M., les objets de famille qui ont traversé deux siecles pour prendre la poussiere sur la cheminée du marbre du salon. Toutes ces garderont leur place dans l'appartement qui s'endormira gentillement en attendant mon retour. 

J'avais peur mais j etais excité en meme temps. Me disant que j etais a la croisée des chemins et que peut etre enfin je trouverais le mien.


</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080512-8364689964827951546a48.jpg" width="600" height="400" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Les yeux boursouflés de fatigue, la gorge enflée et la plus grande peine du monde a deglutir , mon corps se vengeait de ces dernieres semaines d'exces. J'essayais de me lever mais cela me semblait une epreuve insurmontable.  Le portable sonnait depuis un bon moment et je distinguais tant bien que mal le nom de mon bookeur sur l'ecran multicolore de mon telephone. Il laisserait un message angoissé comme d'habitude , s'inquietant non pas de mon bien etre mais plutot de la large commission qu'il touchait sur mes differents jobs.<br />
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Une fois dans le salon , une cigarette aux levres , je repensais a cette proposition qu'on m'avait fait hier apres midi. Au detour d'un coca light eventé, dans ce café du centre de Paris, frequenté essentiellement par des bobos en quete de reconnaissance, on m'avait fait la proposition que je n'osais plus attendre, celle qui me ferait sans doute sortir de ce schema destructeur dans lequel je m etais enfermé.<br />
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Un poste a hautes responsabilités, un joli bureau , du personnel sous mes ordres et surtout des possibilités d'evolution de carriere au dela de mes esperances. Et le tout a commencer le plus tot possible.<br />
Seule ombre a ce tableau idyllique: je devais changer de pays. Et malheureusement , il ne s'agissait pas des Usa.<br />
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Cela ne me deplaisait pas, loin de la. Je ne supportais plus le train-train dans lequel je m'etais enfermé a Paris et je ne revais que de m'enfuir , sans un mot a personne.<br />
J'avais juste peur d'affronter ma famille et de partir loin d'eux ; j'avais l'impression de les abandonner, voir de les tuer prematurement.<br />
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Mais au fond de moi, je savais deja que si le grand patron de cette firme me confirmait le poste je ferais mes valises au plus vite. Je ne supportais plus de stagner ici, avec les memes gens, les memes bars, les memes comportements destructeurs histoire d'occuper ma vie. <br />
La bas, je ne recommencerais pas tout a zero , ma tete etait trop lourdes de ces nuits de larmes et de ces journées de descente. Simplement je tacherais de ne pas recommettre les memes erreurs encore et encore.<br />
Je n'en n avais parlé qu'a J. qui avait simplement peur que je sois decu si le depart ne se faisait pas. Je lui repondit qu'avec les centaines de deceptions que j avais encaissé depuis le temps je n'etais plus a ca pres.<br />
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Moi qui etait si materialiste, je n'emporterais quasiment rien avec moi. Mes vetements bien evidement ,mais je ne voulais rien qui puisse me rattacher a mes souvenirs, enfin rien de tangible. Comme ces photos de D., le tshirt usé de mon grand amour, la bague de M., les objets de famille qui ont traversé deux siecles pour prendre la poussiere sur la cheminée du marbre du salon. Toutes ces garderont leur place dans l'appartement qui s'endormira gentillement en attendant mon retour. <br />
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J'avais peur mais j etais excité en meme temps. Me disant que j etais a la croisée des chemins et que peut etre enfin je trouverais le mien.<br />
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<object width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ifu_nL_Iwcs&hl=fr"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ifu_nL_Iwcs&hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"></embed></object>]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080515024614/i-need-another-chance/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-05-15T02:46:14+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080506034903/this-is-my-road-to-my-redemption/"><title>This is my road to my redemption</title><description>

Enfin de retour dans mon si joli-petit-appartement, je me demandais ce qu'il me restait de ces cinq derniers jours. 
Des souvenirs flous, des billets froissés, des tickets de carte gold par dizaine et encore plus de megots, des blackouts a en effrayer Amy Winehouse, des fou-rires qui resonnaient au fond de ma memoire, des baisers par dizaines a des filles , a des garcons.
Et aussi des promesses, des serments facon enfant de huit ans, de la defonce Place des Vosges, des series sans interet a cinq heures du matin, des messages sur le repondeur.
Un paquet de linge sale, des croutes sur les narines, la gorge seche et des litres de coca light. Un foulard sur les yeux pour ne pas voir la lumiere du jour a travers les fenetres du salon de l'appartement de J. , de la junk food sans discontinuer, des paquets de cigarettes eventrés et des bouteilles vides.

Et ce sentiment de vide si grand, si pesant. As usual.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080506-1580370706481faf0c3c605.jpg" width="375" height="491" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Enfin de retour dans mon si joli-petit-appartement, je me demandais ce qu'il me restait de ces cinq derniers jours. <br />
Des souvenirs flous, des billets froissés, des tickets de carte gold par dizaine et encore plus de megots, des blackouts a en effrayer Amy Winehouse, des fou-rires qui resonnaient au fond de ma memoire, des baisers par dizaines a des filles , a des garcons.<br />
Et aussi des promesses, des serments facon enfant de huit ans, de la defonce Place des Vosges, des series sans interet a cinq heures du matin, des messages sur le repondeur.<br />
Un paquet de linge sale, des croutes sur les narines, la gorge seche et des litres de coca light. Un foulard sur les yeux pour ne pas voir la lumiere du jour a travers les fenetres du salon de l'appartement de J. , de la junk food sans discontinuer, des paquets de cigarettes eventrés et des bouteilles vides.<br />
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Et ce sentiment de vide si grand, si pesant. As usual.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080506034903/this-is-my-road-to-my-redemption/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-05-06T03:49:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080429165643/i-will-run-away/"><title>I will run away</title><description>

Je ne voulais pas lever les yeux, ne pas croiser leurs regards accusateurs. Mon uniforme sombre relevé a peine de grenat , j'essayais d'apaiser les voix dans ma tete avec un remix de Rufus Wainwright monté au maximum. J'avancais vite pour ne pas me meler aux gens. Ne pas les toucher, ne pas les voir.
En descendant la rue Cambon , je faisais mine de ne pas preter attention aux moqueries des cuisiniers du Ritz qui se poussaient du coude en voyant mon allure, j'enfoncais un peu plus les ecouteurs , a en avoir des saignements.

Finalement dans la boutique Chanel , je repris mon souffle et ma contenance, sachant que je m'offrais l'approbation de ces gens ; je savais leurs sourires factices, leur flatterie ecoeurante,leur courtoisie robotisée. Une vendeuse japonaise me reconnu et m'installa dans un grand fauteuil tapissé de tweed prune, delaissant au passage une cliente boudinée dans tailleur coordonné au mobilier. Elle m'apporta un coca light et me fit l'article, deposant devant moi les dernieres nouveautés a quatre chiffres, me complimentant sur ma nouvelle coupe de cheveux et sur ma veste de smoking. Je lui rendait ses sourires aussi contrefaits et entretenais une conversation legere. Les voix s'estompaient dans ma tete et je badinait pendant une dizaine de minute, esperant faire filer le temps. 

Puis le telephone reprit ses vibrations et me ramena a la realité. Mon geniteur souhaitait me voir demain et la nausée me revint comme un boomerang en plein visage. J'ecourtais la conversation et fit signe a la vendeuse que j'avais choisi. Un sac en cuir matelassé et une chaine en or a breloques, ca serait parfait pour l anniversaire de ma mere. Elle sourit de plus belle pensant a sa commission sur les deux mille et quelques euros que j allais lacher d'une trait de plume. Elle partit avec les articles et je restais la devant le plasma geant qui projetait le dernier defilé. Le meme remix que j ecoutais dans mon Ipod se retrouvait craché par les enceintes de la boutique et cela me faisait legerement sourire. 

Quelques minutes plus tard, elle revint avec un enorme sac de papier glacé parfumé au numero 22, et me glissa qu'elle m'avait commandé un taxi, comme selon mon habitude. Cette femme sembait se rappeller plus de moi que certaines personnes qui me cotoyaient au quotidien. A ce moment la , j'avais envie de la prendre dans mes bras et de lui faire un hug a l americaine. Elle m'adressa un geste de la tete a la japonaise et me raccompagna vers la porte d'entrée, devant laquelle la Mercedes beige patientait gentillement.

Je donnais l'adresse au chauffeur et remis les ecouteurs dans mes oreilles. Tout pour ne pas penser, pour ne pas laisser ces voix m'atteindre et me descendre. Quelque soit le prix. </description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/h/e/hellcat/20080429-60328047481715c8d6a10.jpg" width="493" height="368" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Je ne voulais pas lever les yeux, ne pas croiser leurs regards accusateurs. Mon uniforme sombre relevé a peine de grenat , j'essayais d'apaiser les voix dans ma tete avec un remix de Rufus Wainwright monté au maximum. J'avancais vite pour ne pas me meler aux gens. Ne pas les toucher, ne pas les voir.<br />
En descendant la rue Cambon , je faisais mine de ne pas preter attention aux moqueries des cuisiniers du Ritz qui se poussaient du coude en voyant mon allure, j'enfoncais un peu plus les ecouteurs , a en avoir des saignements.<br />
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Finalement dans la boutique Chanel , je repris mon souffle et ma contenance, sachant que je m'offrais l'approbation de ces gens ; je savais leurs sourires factices, leur flatterie ecoeurante,leur courtoisie robotisée. Une vendeuse japonaise me reconnu et m'installa dans un grand fauteuil tapissé de tweed prune, delaissant au passage une cliente boudinée dans tailleur coordonné au mobilier. Elle m'apporta un coca light et me fit l'article, deposant devant moi les dernieres nouveautés a quatre chiffres, me complimentant sur ma nouvelle coupe de cheveux et sur ma veste de smoking. Je lui rendait ses sourires aussi contrefaits et entretenais une conversation legere. Les voix s'estompaient dans ma tete et je badinait pendant une dizaine de minute, esperant faire filer le temps. <br />
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Puis le telephone reprit ses vibrations et me ramena a la realité. Mon geniteur souhaitait me voir demain et la nausée me revint comme un boomerang en plein visage. J'ecourtais la conversation et fit signe a la vendeuse que j'avais choisi. Un sac en cuir matelassé et une chaine en or a breloques, ca serait parfait pour l anniversaire de ma mere. Elle sourit de plus belle pensant a sa commission sur les deux mille et quelques euros que j allais lacher d'une trait de plume. Elle partit avec les articles et je restais la devant le plasma geant qui projetait le dernier defilé. Le meme remix que j ecoutais dans mon Ipod se retrouvait craché par les enceintes de la boutique et cela me faisait legerement sourire. <br />
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Quelques minutes plus tard, elle revint avec un enorme sac de papier glacé parfumé au numero 22, et me glissa qu'elle m'avait commandé un taxi, comme selon mon habitude. Cette femme sembait se rappeller plus de moi que certaines personnes qui me cotoyaient au quotidien. A ce moment la , j'avais envie de la prendre dans mes bras et de lui faire un hug a l americaine. Elle m'adressa un geste de la tete a la japonaise et me raccompagna vers la porte d'entrée, devant laquelle la Mercedes beige patientait gentillement.<br />
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Je donnais l'adresse au chauffeur et remis les ecouteurs dans mes oreilles. Tout pour ne pas penser, pour ne pas laisser ces voix m'atteindre et me descendre. Quelque soit le prix. ]]></content:encoded><link>http://blog.hellcat.gayattitude.com/20080429165643/i-will-run-away/</link><dc:creator>Hellcat</dc:creator><dc:date>2008-04-29T16:56:43+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>